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 Maman est-ce que tu crois que les anges existent ? Non. Ah bon ? Oui, je ne crois pas, j'en suis sûre. Comment tu sais ? Je le sais car j'en ai un devant moi. Je t'aime maman, je t'aime tellement...

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MessageSujet: Maman est-ce que tu crois que les anges existent ? Non. Ah bon ? Oui, je ne crois pas, j'en suis sûre. Comment tu sais ? Je le sais car j'en ai un devant moi. Je t'aime maman, je t'aime tellement...   Lun 29 Déc - 20:50


 

 
Eejil Nahis Dauvelit

 
 

 
Informations

 Nom Complet :: Eejil Nahis Dauvelit
 Surnom :: Eejil est suffisamment court mais on m'appelle Angel des fois.
 Date de Naissance :: Je suis née le 21 Novembre 1997
 Race :: Je suis une Semi, (Semi-Colombe)
 Sexe :: Je suis une fille
 Âge :: J'ai 17 ans
 Orientation Sexuelle :: Je suis homosexuelle
 Classe :: Ignimortis
Année de Cours :: Je suis en septième année
 
Derrière l'écran

 Comment as-tu découvert le forum :: Cf Ellanna
 Comment le trouves-tu ::  Cf Ellanna
 Tes disponibilités :: Cf Ellana
 As-tu lu le règlement ? ::  LOL
  Si oui la preuve :: Auto validation
 Autre :: chose. (Autre chose. HAHAHA. Marrez vous.)
 
 
 
Miror, miror

Je suis une jeune fille normale. Ma taille est dans la moyenne. 1 mètre 74. Mon poids aussi est dans la moyenne. 52 kilogrammes. Malgré ces kilos et cette taille que l'on pourrait considérer comme grande, je suis une fille d'une apparence naturellement frêle ce qui peut, parfois, me faire paraître fragile aux yeux des autres. Il n'en est rien je vous rassure. Ma peau est d'une couleur normale, pas trop blafarde comme les vampyrs, pas d'un blanc banal, ni noire ou métis. Mon teint est mat. Tout simplement. Doré par le soleil lors de mes été passés sur les plages de mon pays. C'est également pour cela que mes cheveux sont blonds. Certaines personnes semblent penser que le soleil peut éclaircir les cheveux des gens. Je fais partie de ces personnes-là. J'en suis la preuve vivante. Quand j'étais jeune, mes cheveux étaient châtains clairs. À présent ils sont d'un blond limpide, très clair mais pas blanc pour autant. Cela contraste avec ma peau foncé. Cependant, le seul contraste qu'il n'y ai pas sur mon corps, du moins dans l'aspect de mon visage, ce sont mes yeux. Mes iris ont décidés de se colorer d'un beau marron foncé qui fait parfois penser que mes yeux sont noirs. Non non, ils sont bien marrons. Mes traits sont fins mais mon visage reste néanmoins anguleux, il n'y a plus aucune trace des rondeurs de l'enfance que chacun gardent plus ou moins longtemps en fonction de sa morphologie. Autre que mon visage, il y a mon corps en entier. Mes jambes par exemple sont assez longues, elles ont un teint tout aussi mat que mon visage et son épilées à la perfection. Bien évidemment, étant une jeune fille, presque majeure d'ailleurs, j'ai des formes. Je ne suis pas l'une de ces filles bombant le torse pour montrer à quel point ses seins sont bien développés. Ce n'est pas mon genre et puis, de toute façon, ils ne le sont pas. Je ne possède qu'un modeste bonnet B 95, ce qui me va parfaitement bien. Je n'ai pas besoin de m'exhiber, mon corps est à moi et rare sont les personnes m'ayant déjà vue entièrement nue.
Généralement, mes vêtements sont assez simples. Je me contente d'un jean noir ou bleu, je n'aime pas tellement les couleurs vives mais il m'arrive d'arborer de temps en temps un jean rouge clair. Parfois je mets une jupe. C'est extrêmement rare car quand je vole, j'aimerais éviter que les passants qui se trouvent en bas ne puissent voir dessous. C'est personnel. En guise de chaussure je ne porte que des baskets style converse, des fois des chaussures en toiles et, pour l'hiver généralement, des boots. Pour les tee-shirts c'est très simple : tant que je peux faire deux ouvertures assez larges das le dos je peux le prendre !
 
Spirit

Je suis plus intelligente que la moyenne. Du moins plus que toutes les autres classes. C'est comme ça chez les Ignimortis. Nous avons plus de connaissances que n'importe qui, nous suivons des raisonnements que d'autres n'ont pas et les énigmes qui pourraient rendre fou un sain d'esprit ne font qu'attiser notre soif de connaissances car nous voulons savoir qu'elle est la solution. Je n'échappe pas à cette règle.
Tu me lances un défi ? Très bien. Crois-moi, je vais le relever ton défi ! Je vais m'acharner dessus, à essayer d'y trouver une logique, je chercherais toujours à faire d'une chose insoluble quelque chose de soluble. C'est dans ma nature. Si quelqu'un, que ce soit un proche ou non, tente de me dévier de la route que je me suis tracée moi-même, croyez-moi, il n'est pas près de me contredire une seconde fois. Je n'aime pas la contradiction. Je ne la supporte tout simplement pas, je ne me laisserai jamais dévier de ma route qui, elle, m'est propre.
Je ne crois que ce que je peux voir. C'est simple. Je cherche continuellement, toujours même, la logique des choses. Je suis persuadée que toute chose n'ayant pas été déjà vu par qui que ce soit n'est pas réelle. C'est vrai quoi ! C'est comme si l'on disait que les lutins existaient ! Qui a déjà vu un lutin ? Personne. Donc ce n'est pas vrai. Tant qu'un dire n'est pas prouvé par n'importe quelle théorie je ne peux tout simplement pas y croire. Sauf si la personne à qui je parle, mon interlocuteur donc, se montre convaincant. Très convaincant. Extrêmement convaincant. C'est simple à comprendre non ?
Sage n'est pas synonyme d'intelligente contrairement à ce que l'on pourrait penser. L'intelligence vient avec l'étude de notre entourage. La sagesse vient avec le temps, l'expérience et les connaissances que nous acquérons grâce à l'intelligence. L'intelligence mène à la sagesse. Chez certaines personnes c'est rapide. Chez d'autres, plus lent. Moi ça été normal on va dire. Je suis devenue plus u moins sage vers l'âge de quatorze ans. Quand j'ai compris qu'il ne fallait pas que je force la vie à s'intéresser à moi mais que moi, je m'intéresse à la vie. Rien que cette dernière phrase démontre une certaine sagesse que les filles, voire les gens en général n'ont pas encore développée à mon âge.
Impassible... Si c'est le fait de ne pas broncher lorsque l'on m'insulte, si c'est le fait de ne pas fondre en larmes lorsque l'on me frappe alors oui je suis quelqu'un de parfaitement et d'éternellement impassible. À force d'être victimisée, insultée, martyrisée, frappée, l'impassibilité devient un métier à plein temps. On s'applique à ne pas répondre aux provocations, même les plus grotesques. On s'applique à ne pas baisser la tête, à ne pas baisser les yeux jusqu'à ce que ce soit l'autre qui le fasse. On ne peut se permettre aucune défaite dans ces cas-là car suite à ça, on devient la risée des autres, encore plus qu'on ne l'était déjà.
La neutralité est semblable à l'impassibilité. Moi je suis neutre. Quant une dispute, un différent, une jalousie ou une bagarre éclate au grand jour et que chacun choisit plus ou moins de quel côté, de quel camp est-il, je reste là, à les regarder faire, un sourire amer, sans joie ou même un simple sourire ironique. Ces gamins... Ne peuvent-ils donc pas régler leurs problèmes seuls ? Non ! Ils doivent avoir leurs alliés ! C'est d'un stupide ! Mieux vaut rester à part, loin de problèmes au risque de se faire traiter de lâche. Sincèrement je préfère me faire traiter de lâche que de m'attirer les foudres du Directeur ou même de Chryseis à tout hasard. Je tiens à rester en bon terme avec les fondateurs de l'école.
Je suis ouverte. J'aime les gens, j'aime la vie. Je peux discuter avec un première année comme avec un cinquième année ou même un professeur ou un autre membre du personnel. Je ne vois pas pourquoi les gens restent entre personnalité de leurs classes ou de leur année. C'est non seulement ridicule mais également lamentable étant donné la société que les gouvernement ont réussi à établir. La paix a beau être installée entre tout les peuples, cela ne se fait vraiment sentir au sein de l'école Fedelmid. Au sein des écoles en général d'ailleurs.
Comme je le disais précédemment mais d'une manière plus étoffée, je ne me préoccupe pas des classes, des races ni même des âges pour me familiariser auprès de mon entourage, pour moi, il suffit que mes interlocuteurs aient une personnalité à laquelle je peux plus ou moins m'adapter et, par la suite, je fais toujours en sorte que le courant passe bien. Je sais que lorsque l'on se lie avec d'autres personnes, on a beaucoup de connaissances et peu de réels bons amis. Je sais tout cela. Mais je n'en tiens pas compte. J'aime le monde, j'aime la vie. C'est tout. Tout simplement.
Alors. Il y a une différence entre l'honnêteté, la franchise et l'hypocrisie. La francise, c'est le fait de tout balancer à la tête des gens sans aucuns sous-entendus et aucunes arrières pensées. Et ce, au risque de briser une relation amicale ou amoureuse. Une relation tout court même. L'hypocrisie c'est quand on n'est pas du tout honnête ni même franc. C'est quand l'on fait semblant de quelque chose. D'aimer quelqu'un par exemple. Quand on est hypocrite, on ment à tout le monde y compris à soi-même. En étant honnête, on dit la vérité, parfois on la dissimule, sans pour autant mentir à tout bout de champs. Moi je suis quelqu'un d'honnête.
La modestie est une chose plus ou moins rare chez l'espèce humaine. J'estime la posséder sans en être néanmoins totalement sûre. La preuve en est que lorsque quelqu'un se met en tête de vanter mes qualités ou mes actes précédents couronnés de succès, je rougis et, parfois, je suis capable de bafouiller ce qui est assez rare chez moi. Tu cherches le mérite en ma personne ? Je chercherai le mérite en la tienne, compte sur moi pour te rendre la pareille.

 

 
Diary



Ils arrivent. Je les entends. C'est mon tour. Silhouette recroquevillée à même le sol. Luttant contre le sommeil qui pourrait s'avérer être éternel. La vision floue, je vois à peine le médecin ouvrir ma cellule. À cet instant là je ne contrôle plus rien et vint la vague de souvenir qui m'emporte loin de la rive de la réalité.

Maman ?

Oui Eejil ?

Est-ce que je peux dormir avec toi ?

Et Siam alors ?

Elle dort mais moi je n'y arrive pas.

Allez viens petit ange...

La fillette grimpa dans le double lit et se blottit contre le corps chaud de sa mère, la tête nichée au creux de son cou. Elle ne tarda pas à s'endormir sous les yeux attendris de sa mère...


Je le sens qui s'approche. Mais je ne le regarde pas. Pas encore. Il détache une à une les chaînes qui retiennent mes jambes puis mes bras. Je tombe au sol telle une poupée de chiffons. Avant je n'étais attachée que par les bras. Sauf que quand j'ai tenté de castrer l'un des scientifique, ils ont jugés bon de m'attacher les chevilles également. Bon. Ils ne sont pas très intelligents non plus. Ils me détache les chevilles avant les poignets. Mais je ne tente plus rien depuis la première fois. Les coups de fouet ça fait mal.

Lève-toi.

Pas de réaction de ma part.

Lève-toi démone !

Une lueur froide s'allume dans mes iris. Je relève la tête et je le regarde. Je le fixe comme ça pendant une minute. Il recule. Puis, contre toute attente, ma tête part en arrière tandis que mes lèvres sèches s'entrouvrent, laissant se déverser un rire. Oui. Je ris. Un rire morne, un rire faux, un rire sans joie. Un rire qui n'en est pas un. Et le souvenir monte en moi, tel un galet bravant les eaux tumultueuses.

Siam ! Viens ! On va se cacher là !

Oh oui ! Maman va jamais nous trouver comme ça !

Les deux fillettes se dissimulèrent sous la table basse du salon, se lançant des regards complices. L'une d'elles éclata de rire quand sa soeur jumelle fit quelque chose de particulièrement drôle à leurs yeux. Puis, une ombre entra dans le salon. Une voix douce et rieuse s'éleva alors.

Mmh... Siam... Tu es... sous la table !

C'est pas drôle ! Tu devines toujours où je suis !

La fillette concernée sortit de sa cachette, ne mentionnant pas Eejil restée cachée, un sourire enfantin collé sur le visage. Sa mère reprit alors ses recherches.

Alors... Eejil... Où es-tu donc ma petite démone ?

Eh ! Je suis pas une démone ! Je suis une se... mais euh ! C'est de la triche !

Eejil éclata de rire, se rendant compte que sa mère venait de lui tendre un piège. Elle sortit de sous la table et vint faire un bon gros câlin à sa maman qui invita Siam à les rejoindre, ce que fit la seconde enfant.


Un coup de poing dans la mâchoire. J'arrête de rire. Je n'ai pas mal. Je suis habituée à force. 10 ans que je vis comme ça. Mais là, j'en ai marre. Les souvenirs me viennent aujourd'hui. Ces jours-là, quand je me souviens de l'odeur du shampoing de ma mère, de sa voix qui me manque tant, je suis de mauvaise humeur. Je fixe une nouvelle fois l'homme qui me fait face. Il me lance un regard dur. Et je le sens. Ce sang qui envahit ma bouche. Je ne sens pas la douleur que me procure l'une de mes dents, mais le goût froid et métallique du sang qui emplit ma bouche, je peux le sentir. Alors je crache un jet de sang et de salive à la figure du scientifique qui hurle à la mort. Oh ça va hein. Il a pas la mâchoire fracassée lui. C'est juste un peu de sang et de salive, il a juste à se passer un mouchoir sur la figure et c'est fini. C'est ce qu'il fait d'ailleurs. Puis, je regarde le sang sur le mouchoir. Et je me rappelle. Je me rappelle de ma mère. De l'accident. De sa mort.

Maman ! Regarde ! Il y a un animal à côté !

Eejil ! Je conduis je te l'ai déjà dis !

Mais maman...

Tais-toi ! Tu veux mourir par un accident de la route ?

Non mais...

Il n'y a pas de mais qui tienne je...

Et un hurlement. Court. De terreur pure. La fillette voit sa mère qui s'accroche au volant, qui écrase la pédale de frein et tente de tourner. Elle regarde sa soeur qui, elle, se cramponne aux accoudoirs de son siège. Elle ne comprend pas. Pas encore.


Je me lève donc. Même si la douleur ne m'atteint plus, je sais ce qui m'attend si je continue à résister encore une minute. Soit les coups de fouet, soit il vont m'affamer, soit ils vont me tirer une balle dans l'épaule ou dans les jambes et ne me la retireront que lorsqu'ils le jugeront bon. Ils ne me tueront jamais cependant. Ils ont besoin de moi, de mes facultés. Je ne suis pas la seule comme ça. Il y a Asmodan aussi. Ma voisine de cellule. Mon amie. Entre tyrannisés on s'entraide, on se réconforte même si on ne fait que se regarder, se parler si on a de la chance. Je regarde la cellule d'Asmodan. Je ne vois que sa silhouette sombre, recroquevillée comme je l'étais avant que l'autre abruti vienne me déranger dans mon pré-sommeil éternel. Je regarde le couloir et ce que je vois me fait frissonner malgré le fait que, tout les mois, cela se produit. Et un mort de plus. Une balle dans le crâne sans doute. Je vois juste ses pieds qui dépassent de la bâche blanche. Une femme. Et un autre souvenir remonte.

Maman ! Non maman reste avec moi ! S'il te plaît !

Eejil... laisse moi partir avec les anges...

Maman tu crois que les anges existent ?

Non.

Ah bon ?

Oui, je ne le crois pas, j'en suis sûre.

Comment tu le sais ?

Je le sais car j'en ai un devant moi.

Je t'aime maman, je t'aime tellement...

Silhouette inanimée sur le sol. Regard vide fixant le ciel. Iris voilés. Pupilles dilatées. Une enfant évanouie respirant avec difficulté non loin de là. Une autre agenouillée devant le corps de sa mère, pleurant toute les larmes de son corps. Elle comprends que sa mère est morte. Elle comprend que sans leur dispute elle ne le serait pas. Elle comprend que c'est sa faute. Alors elle rejette la tête en arrière et hurle. Un unique nom. Maman.


Un tiraillement au niveau du cuir chevelu. Je tourne la tête pour éviter d'autres désagréments, mais mon bourreau heurte durement mes chevilles avec sa jambe et je m'écroule par terre. Cette fois-ci, je sens bien l'impact de mes genoux sur le sol blanc, dur et froid. Je sens bien les os craquer, ma rotule se briser. Je gémis. Mais je me relève tout de même, je suis plus forte que ça. En me remettant sur mes jambes tremblantes, mon genou tordu d'un angle inapproprié, le visage blême de douleur, mes yeux se pose par inadvertance sur l'une des nombreuses plaques métalliques accrochées aux murs des différents couloirs. Je peux y lire "La liberté n'a pas de prix" et, plus bas "Nous sommes comme vous". Je voudrai arracher cette plaque. La casser en mille morceaux. La réduire en charpie. Mais rien ne vient. Aucun instinct meurtrier comme d'habitude. Mais une chanson, élaborée entre prisonnier à l'insu de nos geôliers. Je la connais par coeur. Généralement je ne la chante pas en public car sinon, ils me font encore plus de mal qu'à l'accoutumée. Mais là, je ne résiste pas à la tentation irrésistible qui s'empare de moi.

Who are you to tell
That freedom is priceless
Who are you to allow you
To us judge and more again

We are like you
We suffer and it's the difference
You defile our soul
Without taking into account
For people that we really

Too blind to see our tears
Too deaf for hear our cries
Too tortured for resist
Too mutilated for tell you
That you hurt me

Bizarrement, j'ai le temps de finir mon chant. D'habitude non. Mais je vois, du coin de l'oeil, le médecin sortir une matraque de sous sa blouse. La rage prend possession de mon être et je me retourne, vive comme une vipère.

Allez, vas-y, frappe moi comme tu le fais depuis dix ans ! T'as pas honte de violenter une gamine comme moi ? T'as pas de femme, d'enfant ? T'as pas autre chose à faire que te bourrer la gueule avec tes potes ? T'as pas autre chose à faire que de mutiler les corps des adolescents ayant des pouvoirs paranormaux que tu n'as pas ? T'as pas autre chose à faire que de me voler mon âme un peu plus chaque jour ? T'en a pas assez d'être con a tel point que tu te rends pas compte ce que ça fait que d'avoir un gosse qui se fait défoncer à la morphine, que l'on affame à outrance ?

Et toi ? Tu le sais comment ça ? T'es pas mère. T'as plus de parents depuis douze ans alors voilà.

Ta gueule ! Ma mère est morte ! Mon père je le connais pas ! Ose me répondre petit enfoiré. Ose donc !

La ferme insolente !

Nan, toi ta gueule ! Je vais pas me gêner pour te faire chier jusqu'à ce que vous m'anesthésiez pour la énième fois ! J'en ai marre ! Marre d'être traité comme un objet ! Marre d'être traité comme une merde ! Marre de voir ta sale gueule chaque matin ! Marre tu comprends ça ?! Tu comprends que je sois à bout ?

Oui je comprends.

Sa réponse me coupe dans mon élan. Et ça me rappelle. Plein de chose. Le policier Beckett. Ma mère. Ma soeur. L'hôpital. La fausse compassion. Et je bascule encore une fois au fin fond de la partie de mon cerveau conservant mes capacités de mémoires.

Comment tu t'appelles ?

Eejil Nahis Dauvelit. Dauvelit c'est mon nom de famille. Et faut juste m'appeler Eejil. Nahis c'est le deuxième prénom. Après le premier.

D'accord. Tu as quel âge Eejil Nahis ?

C'est juste Eejil ! Et j'ai cinq ans. C'est plus de quatre mais moins que cinq et demi.

Je sais merci. Très bien. Où as-tu mal ?

Nulle part.

Je suis sûr que si.

Non !

Après un tel accident... Mais bon. Que voudrais-tu avoir là maintenant ?

Je voudrais... Je... Je voudrais ma maman...

Je comprends.

La petite fille éclate en sanglots. Elle sait qu'il ne comprend pas. Il ne le peux pas. Il n'a pas perdu ses parents dans un accident comme ça. Comment pourrait-il, ne serait-ce qu'un seul instant, comprendre la douleur et la souffrance qu'endure et qu'endurera éternellement cette petite fille ?


Un cri d'adolescent. Excité. Enthousiaste. Je sors à grand peine de ce poignant souvenir pour chercher des yeux cette source de bruit enfantine. Et mon regard tombe sur un garçon. Il a environ dix-sept ans je dirais. Mince. Châtain clair. Une peau hâlée, lisse. De grands yeux d'une étonnante couleur bleu de glace. Il me regarde soudain. Je n'arrive pas à me détacher de lui. Son regard me captive c'est plus fort que moi.

Loïc !

Je sursaute. Une femme vient de crier. Sa voix. Je connais sa voix. Je la connais. À mon grand malheur. Si je ne l'avais jamais connu, je ne serais pas là. Si je ne l'avais jamais connu, je serais une adolescente normale. Ça, se sont les mauvais côtés. Mais il y en a de bons. Très peu. Mais il y en a. Si je ne l'avais jamais connu, je n'aurais pas rencontré Asmodan. Si je ne l'avais pas connu, je n'aurais pas connu le bonheur pendant deux années de plus après la mort de ma mère. Et un souvenir de plus monte en moi.

Siam et Eejil Dauvelit. Veuillez vous présentez au bureau de la directrice.

Les deux fillettes de sept ans se levèrent, toutes excitées. L'orphelinat c'était barbant à force. Surtout quand on y est depuis deux ans. Elles prirent leurs affaires, sachant très bien que l'appel disant aller au bureau de la directrice était également synonyme d'adoption. Elles coururent comme deux folles dans les couloirs avant de se calmer et de toquer à la porte. La porte s'ouvrit et les deux fillettes tombèrent en extase devant deux couples.
Le premier comptait un petit homme au front dégarni, une calvitie naissante, une bedaine en cours de développement et un sourire joyeux ainsi qu'une paire d'yeux verts, teintés d'un éclat de joie de vivre. Les signes physiques, caractéristiques d'un race en particulier se délimitait à ses oreilles pointues et ses sourcils filant vers ses tempes. Exactement comme la jeune femme qui l'accompagnait. Celle-ci possédait une belle et courte chevelure verte claire, des yeux bleus clair, de glace. Elle souriait également. Eejil venait tout juste de souhaiter à ce qu'ils l'adoptent. Puis, elle regarda le second couple. Grands, vêtus tout deux de blouses blanches impeccables, des cheveux coupés courts et bruns pour l'homme, châtains clairs et mi-long pour la femme. Elle avait de grands yeux de biches, couleur noisette, comme son supposé mari. Tout deux affichait également un air impassible bien que la femme ait un petit sourire moqueur.

Mesdemoiselles, je vous présente vos parents.

Mais... on va être séparées ?

Oui Siam.

Mais je veux pas !

Siam ça ira.

Les dernières paroles d'Eejil attirèrent le regard de l'homme en blouse blanche qui échangea un regard avec sa supposé femme qui hocha la tête en souriant. La fillette ne le remarqua pas néanmoins. La Directrice reprit ses explications.

Donc. Siam tu iras avec Erendïl et Hikadaïl Faëlle. Quant à toi Eejil, tu iras avec Helena et Stéphane. Tout vos papiers sont en ordre vous partez dès maintenant.

Les adieux furent déchirants. Mais ils se firent.


Une femme apparut à l'angle, juste derrière le petit garçon. Je détournai le regard et fixai la femme.

Helena...

Eejil... Tu vas bien ?

Nan.

Ah ?

Nan. J'ai mal physiquement et mentalement, ma soeur me manque, et je vais subir une énième séance de torture. Ah et je constate que vous avez attiré une autre victime parmi nous.

Loïc ne sera pas un sujet. Ce sera l'un de nos acolytes.

Je regarde le jeune homme. Il me regarde.

Eejil c'est ça ?

Ouais. Puisses-tu bien t'amuser à me tuer encore plus.

T'es pas morte.

Mon corps non. Pas encore. Mon âme si. Elle est morte quand mes ailes sont nées.

Il haussa les épaules puis il partit en salle d'opération. En salle de torture comme je me plaît à le dire. Le scientifique qui me violente depuis ce matin me pousse également dans cette direction. J'observe. Il y a un lit. Une baignoire pleine d'eau chaude, d'après la vapeur d'eau qui s'en dégage. Je dirais même brûlante. Un plan de travail. Posé dessus, il y a de multiples instruments. Des clous, des pinces et pleins d'autres. Je suis habituée à tout ça. Je connais la procédure par coeur. Mais aujourd'hui, ladite procédure semble avoir été changée. Une femme rousse me pousse sur le lit et je m'y affale douloureusement sur le ventre, je la sens qui noue des sangles sur mes poignets, sur mes chevilles et une autre sur le bas de mon dos. Et des mains. À la base de mon aile droite. Je frissonne et, par réflexe, mes ailes se déploient. Je le regretterais toute ma vie ce réflexe-là. Les mains pincent ma peau. Et je réalise quelque chose qui ne m'était plus arrivé depuis environ sept ans.

J'ai peur.

Peur de ce qu'il va me faire. Et j'ai bien raison. L'une des mains caresse une plume. Je frémis. La main pince la plume. La tire. Je gémis. L'arrache violemment. Je hurle. Je voudrais me cabrer mais les sangles me retiennent, je voudrais que la douleur cesse mais il continue à m'arracher des plumes. Je voudrais mourir. Les larmes ruissellent sur mes joues, sans retenue. La douleur 'atténue peu à peu mais je continue de sangloter. J'ai mal. La femme me détache sans aucune délicatesse. Je glisse par terre. Je ne suis plus qu'n pantin désarticulé entre leurs mains. Une pointe. Je la sens qui s'enfonce profondément dans mon bras, traçant une ligne. Une autre sur mon la peau fragile de mon ventre. Une autre sur mon dos. D'autres sur mes jambes. Ça, j'y suis habitué. Je serre les dents. Et c'est là que, tel un sac, un homme me prend sur son épaule et me balancent dans la baignoire d'eau brûlante. Mes blessures me brûlent dans tout ce liquide, mais je m'en fiche. L'eau. Non. Non ! Sortez-moi d'ici ! J'ouvre la bouche, je veux crier, mais aucun son ne sort alors que l'eau, elle, se déverse dans mes poumons. Je me débats, ma tête remonte à la surface j'ai à peine de le temps de cracher toute l'eau que j'ai absorbé et de respirer une toute petite goulée d'air qu'une main puissante m'appuie sur la nuque, m'obligeant à replonger la tête sous l'eau. L'eau. Ma phobie.
Ils me sortent enfin. Je croise le regard de Loïc. Et dans mon regard, il y a de la haine, de la rancoeur. De la souffrance. Il s'approche et me prend sous les aisselles. Il me ramène à ma cellule. Je ne suis qu'à moitié consciente. Tout juste. Il m'étend sur le sol puis repart et ce, sans un seul regard. J'ai seulement la force de murmurer à présent. Asmodan est à côté. Elle m'entends. Je le sais. Je me mets à murmurer. Je lui parle en quelque sorte.

J'ai mal... J'ai tellement mal Asmo... Je t'en supplie... dès que tu pourras... tue-moi. J'ai plus de vie. Plus de soeur. Plus de parents. Plus d'amour de qui que ce soit. Je veux juste mourir. Tue-moi Asmodan... je t'en supplie, abrège mes souffrances. T'es forte tu survivras. Pas moi. J'ai trop mal...

Je perdis connaissance à ce moment-là. La nuit fut terrible.
Terrible car mes rêves se muèrent en des souvenirs que j'aurais préféré oublier.

Eejil ? QU'est-ce qui se passe ?

J'ai mal... J'ai mal dans mon dos...

Là ?

Oui... J'ai tellement mal...

Helena passe sa main vers le milieu du dos de sa fille et sent quelque chose de rigide. Elle tir doucement, ce qui fit hurler la fillette de plus belle. Mais la mère tira tout de même, tout en chuchotant à sa fille adoptive des paroles rassurantes. Puis, sa main dérapa et elle n'osa croire ce qu'elle voyait à présent dans ladite main. Elle tenait là une grande plume blanche tachée de rouge, le sang de la fillette. La scientifique trembla.

Helena, il y a quoi dans mon dos ?

Stéphane !

Son mari déboula dans la pièce, mi affolé, mi excité.

Quoi ?

Il est temps...

Eejil ne comprit pas ces paroles. Si elle les avaient comprises, elle aurait fui. Mais elle resta. Et ela lui coûta son âme.


Vêtements trempés de sueur. Front plissé sous un effort pour se réveiller. Relâchement signalant un échec. Et je sombre encore un peu plus dans ma mémoire.

Eejil, viens c'est l'heure !

Non ! Je veux pas y aller ! Ça me fait mal !

C'est pour ton bien. Notre bien. Tu ne veux pas que je voles avec toi ?

Si ! Mais me taillader à mort et me noyer ne te feras pas voler !

Ça suffit Eejil ! Tu es insupportable ! Tu viens maintenant !

Non ! Je veux pas ! Je veux pas ! Je voudrais jamais !

Tu sais quoi ? J'en ai marre. T vas vivre dans les cellules maintenant.

La petite fille hurle.
Mais l'autre la traîne sur le sol.
La petite fille pleure.
Mais l'autre la pousse.
La petite fille supplie.
Mais l'autre la gifle violemment.
La petite fille la regarde.
L'autre frissonne.
Dans ce regard il y a plein de choses.
Rage. Tristesse. Haine.
Désespoir. Colère. Incompréhension.

Souffrance.


Dos courbé en arrière. Genou tordu. Murmure rauque. Murmure qui devient cri de détresse. Cri qui se mue en plainte. Plainte de souffrance. Plainte résonnant entre ces murs sales. Mon aile me brûle. Mon genou me fait mal. J'ai peur.

Comment tu t'appelles ?

...

T'as quel âge ?

...

Pff !

La blondinette soupire. Sa voisine de cellule n'était pas très bavarde. Elle était de sa taille, brune, cheveux courts et avait deux yeux. Elle n'arrivai pas à discerner leur couleur car l'autre avait la tête repliée sur la poitrine. Deux grandes ailes noires ornaient son dos. Tout le contraire d'Eejil. Celle-ci ferma les yeux, prête à s'endormir lorsqu'elle entendit quelque chose.

Je m'appelle Asmodan.


Je me réveille en sursaut. J'ai du mal à reprendre pleinement conscience et je regarde partout, les yeux grands ouverts. Réalisant que je suis présentement dans ma cellule, je laisse ma tête retomber durement sur le sol. Je jette un coup d’œil dans l'espace d'à côté. Personne. Ils ont dû l'emmener. Je m'apprête à tenter de me rendormir quand soudainement, je perçois le grincement des barreaux. J'ouvre un oeil. Loïc. Je réalise alors que nous sommes dimanche. Mon seul jour de repos avec le mercredi. Le jeune homme entre et me lance des bandages et des béquilles. Je hausse un sourcil, faussement impressionnée. Une première. En quelques minutes, je peux fébrilement me tenir debout avec mes appuis inhumains, presque sans efforts. Il me fait signe de sortir et j'obtempère. On marche en silence dans le couloir, puis, nous arrivons près d'une porte. Il l'ouvre. Je me monte les quelques marches en me précipitant. L'air libre. Il était temps. Le vent ébouriffe mes cheveux blonds clairs bien que sales. Rien n'a changé dehors. La même végétation. Même la maison n'a pas changé non plus. Ladite maison, nous pouvons y aller une fois toutes les deux semaines dans le meilleur des cas. Une fois tout les deux mois dans le pire des cas. On y prend les vêtements que l'on veut, les douches y sont chaudes et on a droit au savon et au shampoing dans celles-ci. Le bonheur absolu. Une aubaine. Et aujourd'hui, c'est mon tour. Je vais aussi vite que possible déverrouiller la porte d'entrée et je me précipite en direction des douches.
Là-bas, je me déshabille et je contemple mon reflet dans le miroir du lavabo. Ce que je constate aujourd'hui est pire que d'habitude. Les os de ma cage thoracique et de mon bassin semblent sur le point de transpercer ma peau mate. Je me tourne et je regarde mes ailes par dessus mon épaule. Mais aile gauche, bien que repliée, se tient droite. Mon aile droite, décharnée, s'affaisse misérablement sur le côté. Il y manque une quinzaine de plumes. Le seul point commun que je leur trouve, c'est leur couleur. Marron clair. À cause de la saleté de nos cellules.
Je m'arrache à la contemplation de mon corps et je vais me laver, vidant une bouteille de shampoing. Une fois cela fait et fini, j'enroule une serviette autour de mes cheveux et de ma frêle carcasse et je vais dans l'une des chambres libres. Je tire le tiroir d'une commode et prend des vêtements propres puis, je m'habille en silence. Je remarque alors une lettre posée sur le lit. Mon nom y est inscrit. Curieuse, je la prit, l'ouvrit et la lut.

Eejil,

Je compte sur toi pour ne pas essayer d'attenter à tes jours aujourd'hui. Demain tu reprends les cours à Fedelmid. Fais en sorte d'être présentable. Nous t'accordons le droit de dormir dans la maison cette nuit comme toutes les veilles de rentrée.

Affectueusement, Stéphane

P-S : Les autres sujets se rendant à cette école de magie dès demain dormiront également dans la maison.


Je déchirais immédiatement cette lettre. Fedelmid... Demain... Rentrée... Enfin ! J'attendais cette septième année avec une grande impatience. Libérée de ces tortures ! Délivrée de ce calvaire ! Pendant quelques semaines du moins. Je soupirai. Puis, la lettre me rappela celle que j'vais reçu il y a de cela maintenant six ans. Enfin un heureux souvenir...

Eejil, j'ai une lettre pour toi.

File-la moi et dégage abruti.

Parle moi bien et tu l'auras.

Ô grand dieu de abrutis, file-moi ma putain de lettre et puisses-tu enlever ta carcasse déglinguée de ma vue.

Tiens.

Pff... Quel idiot ! Bien qu'elle savait pertinemment de quoi faisais mention cette missive, elle l'ouvrit avec hâte et y lut les lignes y étant inscrites. Des larmes de joie lui montèrent aux yeux.

Chère Eejil Nahis Dauvelit,

Félicitations ! Tu as été sélectionnée parmi des millions d'enfants pour venir étudier dans la prestigieuse école de magie, Fedelmid. Tu peux, bien évidemment, décliner cette invitation et passer ton chemin, mais sache que cette occasion est très rare et ne se représentera pas deux fois.

Ci-joint les documents nécessaires à l'élève.

Chryseis, âme de l'école


Où que tu sois, merci. Merci Chryseis, merci.


J'entends la porte de la chambre grincer lourdement sur ses gonds. Je sursaute et je me retourne, furieuse. Loïc. Mais qu'est-ce qu'il fout ici celui-là ?!

Dégage crétin.

Tu parles toujours comme ça aux mecs qui te tourne autour ?

Bravo tu viens de dire que je te plaisais. C'est pas réciproque, sache le. Maintenant va-t-en.

Je t'ai posé une question.

Bon. Il tait dur d'oreille ou quoi ? Je lui lançai un regard assassin, me détournai puis allai m'asseoir sur la chaise de bureau. Je sentais son regard dans mon dos. Je soupirai.

Non, je ne parle pas aux mecs comme ça. Tout simplement parce que mes contacts avec l'extérieur sont rares.

Alors tu n'as jamais... ?

Dix-sept ans, toujours vierge ouais. Ma vie sexuelle t'intéresse ? Compte pas sur moi pour faire de toi le premier mec à avoir couché avec moi.

Et pourquoi pas ?

Je n'eus pas le temps de répondre. Il me sauta dessus, me porta sur le lit et me bloqua les bras avec ses genoux., confortablement assis sur mon bas-ventre. Je savais parfaitement que cela ne me servirais strictement à rien pour moi de crier. J'attendrais simplement le bon moment. Il m'enleva mon tee-shirt, dévoilant une peau mate, un corps bien maigre, mon soutien-gorge blanc se détachant avec netteté de par sa couleur. Le crétin de service passa ses mains dans mon dos et commença lentement à dégrafer mon habit. Il m'embrassa en même temps. Simultanément, je sentis la pression de ses genoux sur mes bras s'alléger. Je saisis l'occasion. Je libérai mes bras et, avant qu'il ne m'enlève mon soutien-gorge, je lui assénai une gifle magistrale et retentissante. Je me relevai, le faisant basculer, et je remis mes vêtements à leur place. Il se releva et je lui lançai un regard à la fois moqueur et furieux.

Premièrement, je ne te connais que depuis une journée seulement. Deuxièmement, je n'étais pas consentante, cela aurait donc été un viol. Troisièmement, je ne m'intéresse pas aux garçons. Je suis homosexuelle.

Il me regarde, incrédule. Il me reluqua de la tête aux pieds, s'attardant un peu trop sur mes courbes à mon goût, puis, il haussa les épaules et partit sans rien ajouter de plus. Je soupirai. Bien sûr, j'assumais ma différence. Sauf qu'ici, personne encore n'était au courant. Seuls les rares garçons m'ayant fait des avances à Fedelmid le savait. Bon. Ils l'avaient sans aucun doute répété et toute l'école devait être au courant à l'heure qu'il est, mais je m'en fichais éperdument. Même si je ne peux nier que les regards moqueurs des mecs qui me voient discuter avec des filles m'énervent au plus haut point. Je soupirai pour la énième fois. Je me laissai retomber sur le lit. Tentant de trouver de bonnes raisons de me réjouir d'une quelconque façon. Après quelques intenses moments de réflexion, une raison me vint à l'esprit. Demain je vais revoir le visage de ma soeur. Seul son visage d'ange m'importe maintenant. Je me souviens encore de notre première cérémonie de Division.

Dauvelit Eejil Nahis

Eejil !

Tous les regards se tournent vers une petite adolescente blonde aux cheveux ondulés et aux yeux d'un bleu glacial.

Siam ![

Hum... Mesdemoiselles, vos retrouvailles se feront plus tard. Chryseis vous attends.

Excusez nous Madame...

Une fillette aux cheveux lisses et blonds, aux yeux marrons s'avance. Elle sent la présence de Chryseis. Elle sourit. Elle répondit aux questions qui lui étaient posées en toute sérénité. Un instant plus tard, un mot retentit dans l'immensité de la salle. Un seul.

Ignimortis !

Applaudissements. Sourires. Joie.
Les instants passent, Siam est sur le tabouret.

Felissis !

Elles se regardent, dépitées.


Je souris tristement à l'idée de ce lointain souvenir. Un autre me vint. Notre seconde Division. Je grimace.

Dauvelit Eejil Nahis

Une silhouette s'avance. Silence dans la salle. C'est une jeune fille. Ses cheveux blonds sont très longs, ils lui tombent jusqu'aux hanches, ils sont gras, sales, leurs pointes sont cassés. Ses yeux d'un beau marron foncé sont éteints, dénués de quelconque sentiments. Son aile gauche est à moitié déplumée. Son cou porte la marque d'une main. Comme si on avait tenté de l'étrangler. Ses mains tremblent de façon excessive. Une entaille saigne encore un peu sur son poignet droit.
Elle va vers Chryseis et, un instant plus tard, un mot résonne en écho.

Ignimortis !

Aucuns applaudissements. Aucuns sourires. Pas une once de joie. Eejil va s'asseoir en silence et la cérémonie reprend, funèbre. Elle regrette. Elle regrette d'avoir voulu se rebeller la veille.


Je lâche un soupir. Je ferme les yeux et je m'endors. Je sombre en quelque sorte. Mais cette nuit, rien ne survient. Strictement rien. Je suis sereine. Pour la première fois depuis quelques mois.
Les heures passent, je sis dans un état de semi-conscience.
C'est l'aube. La lumière, bien que faible, m'aveugle. Je saute hors du lit et je me change en vitesse. Presque aussitôt, je sors de la maison en courant presque. Dehors, je me laisse tomber à genoux dans l'herbe trempée par la rosée. Je pleure de joie. Enfin. Quelques semaines de répit. J'entends la porte s'ouvrir derrière moi. Je me retourne. Asmodan. On se regarde. Puis, comme s'étant concertées, d'un battement d'ailes, nous nous envolâmes, chacune essayant de dépasser l'autre. Au bout d'un moment, j'éclate de rire et nous nous arrêtons. On s'observe une nouvelle fois en silence. Et c'est là que je réalise à quel pont Asmodan est importante pour moi. Non. Elle n'est pas importante pour moi. Pas du tout.

Elle est tout pour moi.

Elle est celle qui chaque fois m'aide à me relever. C'est elle qui me console quand mes larmes coulent. C'est qui m'écoute quand je parle dans le vide. C'est elle qui me tient compagnie quand je me sens délaissée. C'est elle qui tente toujours de me rassurer lorsque je hurle de rage. C'est elle qu me raisonne quand je me fais saigner contre les murs de mon espace restreint. Depuis près de dix ans elle reste avec moi. Elle est forte. Malgré les erreurs qu'elle a pu faire, je ne peux out simplement pas lui en vouloir. Elle a toujours été là pour moi. Elle est comme la vraie soeur que je n'ai jamais eu. Elle est faite forte. Pas moi. Moi je ne suis qu'une gamine fragile. J'ai toujours eu besoin d'elle.
Cependant, dans quelques heures, elle m'évitera, elle fuira mon regard, elle se cachera à mon approche. Qu'ai-je fais ? Je n'en sais strictement rien. A-t-elle peur de que l'on tire de fausses conclusions sur notre relation ? Non. Asmodan n'a jamais eu peur du regard des autres. Moi non plus d'ailleurs. A-t-elle honte de moi ? Je ne pense pas. Elle me le dirait franchement dans ce cas-là. Je ne cherche plus à comprendre. Elle ne veux pas me voir ? D'accord, j'ai compris. Tant pis. Elle est et restera toujours mon amie. Je la considère comme ma soeur. Siam a changé. Le caractère propre aux Felissis a fait son apparition chez elle. Je ne le reconnais plus. Je n'ai plus envie de la protéger. Je n'ai plus envie de la prendre dans mes bras et la consoler comme je le faisais autrefois. Quand j'étais celle qui était forte. Cette moi du passé qui n'est plus là. J'aimerais tant la retrouver cette moi du passé, mis elle a disparu depuis déjà un bout de temps. Cette moi du passé à laquelle je ne m'identifierais plus jamais.

 

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Dernière édition par Eejil Nahis Dauvelit le Lun 2 Fév - 19:47, édité 19 fois
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MessageSujet: Re: Maman est-ce que tu crois que les anges existent ? Non. Ah bon ? Oui, je ne crois pas, j'en suis sûre. Comment tu sais ? Je le sais car j'en ai un devant moi. Je t'aime maman, je t'aime tellement...   Lun 29 Déc - 21:21

Owiii une nouvelle **
Bienvenue parmi nous ^°^ J'espère que tu te plairas ici =3
Sympas ton vava, elle est superbe ** Donc bon, bonne continuation pour ta fiche ^^
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MessageSujet: Re: Maman est-ce que tu crois que les anges existent ? Non. Ah bon ? Oui, je ne crois pas, j'en suis sûre. Comment tu sais ? Je le sais car j'en ai un devant moi. Je t'aime maman, je t'aime tellement...   Lun 29 Déc - 21:22

Ben merci je suis Ellanna XD

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MessageSujet: Re: Maman est-ce que tu crois que les anges existent ? Non. Ah bon ? Oui, je ne crois pas, j'en suis sûre. Comment tu sais ? Je le sais car j'en ai un devant moi. Je t'aime maman, je t'aime tellement...   Jeu 5 Fév - 20:21




Félicitations, Tu es VALIDÉE



Tu rejoins la Classe Ignimortis

Bienvenue parmi nous Eejil Nahis Dauvelit ! Tu es maintenant Validée, ce qui te donne accès au forum entier, et notamment à la partie consacré au RP, ainsi qu'au Flood. Mais n'allons pas trop vite en besogne tu veux ? Il y a quelques endroits où tu dois impérativement te rendre avant de faire le fou un peu partout.
Si jamais tu n'as ni amis ni curly, alors va faire un tour par ici, tu pourras y faire quelques connaissances : ce sont les demandes de liens !
Si tu n'es pas capable de discuter avec des gens sans tout organiser au préalable, rends-toi par : ce sont les demandes de RP.
Et enfin, pour pouvoir décider de tes éventuels colocataires, rends-toi à cet endroit. Parce que c'est dur de supporter une année entière des gens que tu ne peux pas encadrer !
Allez, un dernier truc pour la route ? Oui ! Pense bien à remplir ton profil, notamment pour qu'on connaisse ta classe, c'est important, et n'oublie surtout pas de venir recenser ton avatar par là !

Bon jeu !
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MessageSujet: Re: Maman est-ce que tu crois que les anges existent ? Non. Ah bon ? Oui, je ne crois pas, j'en suis sûre. Comment tu sais ? Je le sais car j'en ai un devant moi. Je t'aime maman, je t'aime tellement...   

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