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 « You are the ghost of what I've could been. You're a spirit of my past. So why don't you disapear in front of me ? » FT MA NEX

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MessageSujet: « You are the ghost of what I've could been. You're a spirit of my past. So why don't you disapear in front of me ? » FT MA NEX   Dim 2 Oct - 0:50


« You are the ghost of what I've could been. You're a spirit of my past. So why don't you disapear in front of me ? »


ft. Diary

Tomber. Tomber profondément quelque part, dans des abîmes ténébreuses, dans un vide obscur, et ne pas pouvoir se reprendre, s’accrocher à des paroies. Elles sont lisses, trop lisses. Et l’engourdissement qui les accompagne me plonge dans un état semi-comateux. Être là sans l’être, l’esprit ailleurs, perdu dans les limbes de mon existence, avec des pensées trop bousculées pour être cohérentes. Les yeux clos, les paupières aussi lourdes que du ciment, tout comme le reste de mon corps, je demeure immobile sans la moindre envie ni possibilité de me lever, pour le moment. Je ne veux rien d’autre que rester dans cet état où la conscience n’existe plus, où l’absence d’être est normale. Ne pas m’en réchapper, m’accrocher, me laisser glisser contre les contours de cette bulle envahissante, mais réconfortante. Ne pas être, ne rien être d’autre qu’un corps mou sans volonté, un corps sans esprit logique, mais quelque chose que l’on laisse de côté parce que personne, je dis bien personne, n’a assez d’inconscience pour se préoccuper de l’hybride que je suis. Je me sens bien, entre deux mondes, entre deux réalités. Hors de tout, même. Hors d’atteinte, puissant, totalement maître de moi, à cause de ce silence qui s’éternise, interminable, duquel je me délecte. Je n’en perdrais pas une goutte. C’est si rare, cet instant de paix, de répit, et à la fois courant puisque je la course, la recherche indéfiniment parce que je ne supporte pas le bruit. Je ne l’ai jamais supporté.

Le poids de l’air me semble à présent être une torture, brûler ma peau, comme l’acide le ferait. Sans aucune raison particulière, alors que je me sentais infiniment bien avant, maintenant tout semble être contre moi, me secouer dans tous les sens et mon estomac est secoué de spasmes douloureux. Pourtant, le silence demeure, et c’est tout ce qui compte en cet instant. Cette absence de cacophonie qui vient mettre sur moi un drap d’une certaine douceur, me reléguant cette envie cruelle de me blottir dans cette sensation indéfiniment. Est-ce seulement possible de ne jamais s’en aller de ça ? Si seulement. Si seulement. Mais je sais que, malgré le brouillard perturbant mon esprit, cet état n’est que fugace et qu’après, il faudrait reprendre une dose et, progressivement, l’augmenter pour retrouver cette sensation particulière. Désespérant, de s’accrocher ainsi à une substance pour en retirer quelque chose d’éphémère, totalement fugace. Je glisse hors de tout ce que je ne saisis pas pour retomber sur terre, même si mon corps demeure impossible à bouger. Je me retire de mon immobilité, je cache tout ça en ouvrant les yeux sur le plafond de la chambre que j’occupe. Ce n’est et ne sera jamais ma chambre. Point de repère dans cet univers. Point d’espoir dans ce noir.

Je ne bouge pas. Je ne ressens pas cette envie. Non, moi, je veux replonger dans l’obscurité berçante et protectrice qui m’englobait. Ce n’est pas possible, je le sais. Elle est encore là, mais doucement elle s'éloigne et mes efforts mentaux pour la garder ne servent à rien. Je cligne plusieurs fois des yeux. Ils sont secs et irrités. Fallait s’y attendre. Je m’y fais. Mensonge. Je ne m’y fais pas. Mais je tente, sans cesser, de m’y faire. Je dois admettre que ça me procure une certaine douleur. Il faut encaisser, ne pas se plaindre, jamais se plaindre, ne pas attirer l’attention sur soi parce qu’aussitôt qu’une personne s’intéresse à soi, on peut la perdre. Prendre la chance de perdre une personne est la pire des erreurs, parce qu’ensuite, le cœur appréhende et s’ampute lui-même une partie de lui. C’est la pire des souffrances et à la fois, une trahison haute en couleurs. Je secoue ma tête. Mes gestes sont lents. Excessivement. Néanmoins, c’était prévisible, et ce le sera sans aucun doute toujours, prévisible. Tout l’est quand je suis dans cet état, après tout. Puis, ça ne m’atteint pas, car je me sens invincible, encore hors d’atteinte. Une sensation grisante qui me pousse gracieusement vers une euphorie que j’accepte tel un présent. Mais je sais que ce ne sera que fugace et que la descente fera mal, bien trop mal.

Je me lève d’un coup et je retombe. Un engourdissement envahit mes membres et un voile noir s'abat sur ma vision, me coupant du monde. Instinctivement, je demeure immobile et après quelques secondes qui ne se terminent pas, tout redevient normal. Heureusement, sans doute, j’en sais rien, je m’en fous un peu, en fait. Je me relève. Plus doucement, cette fois. Je me sens encore étourdi et j’ai l’impression que la pièce tangue légèrement, mais je peux m’avancer sans que tout disparaisse dans les ténèbres. Mon cerveau parvient à aligner plus de deux pensées l’une après les autres et ma bouche est pâteuse. Je veux aller me chercher de l’eau, c’est la première chose qui me passe par la tête et je ne vois, dans ma confusion, que la cuisine pour accomplir cette tâche. Alors je sors de ma chambre, où mon colocataire ne s’y trouve point, habillé simplement d’une chemise blanche et d’un pantalon noir et léger, parfait pour la nuit. Le bas des manches se trouve à être rouge, collé contre ma peau. Je ne réalise pas dans quel état je sors et j’arpente les couloirs dans cet état second, les yeux légèrement irrités, je ne les cligne pas suffisamment souvent. J’erre tel un fantôme, les yeux cernés, mes oreilles pointues dépassant de sous mes cheveux, mes pupilles rétractées au maximum.

Et puis, d’un coup, tout semble plus clair, dès qu’un bruit parvient à mes yeux. Je ne suis pas seul et ma conscience s’agite soudainement, brisant la brume qui m’entourait encore, me laissant ainsi seul, le bruit revenant d’un coup, même si un certain silence perdure. Alerte, j’observe autour de moi et je le vois, là, un petit panda qui file dans les corridors. N’a-t-il donc pas l’air si fragile ? Vas, je suis sur que tu peux te jouer de lui. Un courant électrique me traverse et je me précipite là où ce panda est, rapidement, ne lui donnant pas la possibilité de fuir. Un étrange sourire ironique se dessine sur la commissure de mes lèvres tandis que je le coince quelque part où le couloir n’est pas suffisamment élargi pour deux. Je ressentirais presque son empressement à trouver une brèche pour s’échapper. Il n’y en a pas, petit. Tu es coincé. Pauvre toi. J’en ris presque. Je ne sais même pas pourquoi, mais un frisson amusé parcourt ma colonne vertébrale avant de se transformer en frisson de peur tandis que dans mes yeux dansent une lueur cruelle.

Le calme est fini, Exyas.
Retour aux enfers.


© Adrenalean pour Epicode
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MessageSujet: Re: « You are the ghost of what I've could been. You're a spirit of my past. So why don't you disapear in front of me ? » FT MA NEX   Mer 7 Déc - 23:57


❝ Let me go, I will disapear. ❞
- Sören & Eyxas -
I am the ghost of what could have been, and what was not. A spirit of your past. Why don't you let me go ? I'd like to be all alone, with just the poor, pitiful and miserable myself. But the truth is : I'm not gonna disapear, because you will not allow me to.
 
Un son semblable à un grondement sourd, un ronronnement de bien-être roula dans sa gorge, s'égrenant dans l'air comme un douce musique. Le grand blond contre lequel il s'était blotti l'observait en silence, comme si il cherchait à deviner les pensées qui s'agitaient derrière le regard clair. Les quatre yeux s'affrontèrent un instant dans une confrontation silencieuse, avant que l'homme ne retourne à ses activités; sans s'éloigner de la fourrure blanche qui chatouillait son épiderme.
Un grognement lui échappa lorsqu'il donna un malencontreux coup de coude au canidé qui s'était lové contre sa hanche, comme un semblant de couverture. Mais l'animal ne sembla pas lui en tenir rigueur car il releva simplement vers lui un regard diablement intelligent, avant de lâcher un faible glapissement destiné à le rassurer.
Sören observa le visage de son ami secret se décontracter et lui lécha doucement la main, profitant de sa transformation pour exprimer à son aîné la compassion qu'il ne savait mettre en mot lorsqu'ils se trouvaient face à face. A nouveau, le Hurlevent le fixa, et sa gueule s'entrouvrit de nouveau sur un doux ronronnement, légèrement guttural. C'était un de ces moments secrets, volés, que Sören appréciait; et l'une des rares choses qu'il craignait encore de perdre. Il ne doutait pas un seul instant que son chef de club serait hors de lui si il apprenait que ce n'était non pas avec un renard mais avec lui qu'il partageait si souvent ses appartements. Sören devait faire attention, et il le savait. Il suffirait de si peu pour que les remarques acerbes sur ses passages réguliers à l'infirmerie ne se reporte sur le présent rendez-vous.
La boule de poils blanche ferma doucement les yeux, savourant le silence qui enveloppait la chambre. Et après encore quelques minutes passées à respirer tout contre le grand blond, il le poussa doucement du bout du nez pour lui signifier son intention de partir. Sans un mot, l'autre acquiesça et se leva pour ouvrir la porte. Sören sentait son regard perçant lui brûler les poils alors qu'il s'enfonçait dans les couloirs, s'éloignant à chaque pas un peu plus de la chambre qu'ils partageaient si souvent.

L'école était étrangement silencieuse en cette soirée de novembre; et le lycanthrope se retrouvait l'unique personne à arpenter les lieux. Seul le doux bruissement de ses pattes contre le sol brisait la quiétude environnante. Il ne songeait à rien. Ou plutôt, ses pensées étaient si décousues et si calmes tout à la fois qu'il ne parvenait pas à s'arrêter sur une idée. Il se contentait de laisser le flot de réflexions s'écouler sans barrage, tout à sa rêverie inconsciente. Sören se trouvait souvent dans cet état à la sortie de son rendez-vous quotidien. L'apaisement qu'il lui procurait le laissait dans un état presque second lorsqu'il revenait à son triste quotidien sitôt la porte franchie.
Le mouvement de ses pattes, l'une après l'autre, ralentit doucement, jusqu'à l'arrêt total. Il fixa ses membres blancs un instant, toujours songeur; et sentit son oreille vibrer à l'entente d'un bruit tout proche. Le canidé releva la tête, les oreilles tressaillantes, et s'avança à petits pas méfiants dans la direction où les pas pesants d'un autre être se faisaient entendre. Il aperçut bientôt un adolescent, un peu plus jeune que lui, qui semble perdu dans ses pensées. A son approche pourtant, il releva soudainement la tête; occasionnant un moment de recul à l'animal qui le fixait avec suspicion. Le regard bleu devenu alerte se tourna vers lui, sardonique, et le brun se lance dans sa direction. Un sourire ironique tord son visage alors qu'il bloque le métamorphe dans un coin de couloir.
Les yeux clairs de Sören s'agite, son corps se raidit rapidement. Aucune brèche, aucun échappatoire. L'autre le regarde étrangement, presque cruellement. Que lui veut-il ? Qu'avait-il fait pour attirer son attention ? Le renard trépigne, ses moustaches s'agitent alors qu'il cherche désespérément un échappatoire. Il n'est pas d'une nature peureuse, mais son instinct animal le pousse à s'affoler d'être ainsi piégé. Cependant, il finit par cesser de gesticuler, comprenant qu'il n'a aucun moyen de s'enfuir. Un frisson traverse son échine; et il ramène son regard brillant d'intelligence sur la cause de tous ses mots. Les sentiments qui brillent dans les prunelles grisâtres sont difficilement devinables, les yeux restant étrangement canins malgré la compréhension qui les emplit. Finalement, un grondement s'échappe de sa gueule aplatie, suivi d'un bref glapissement; tous deux incompréhensibles pour l'autre. Sören n'en a cure. Si l'autre voit qu'il ne se retransforme pas, peut-être le laisserait-il partir ?

code by lizzou — gifs by TUMBLR — 815 MOTS.

 

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❝ J'suis pas bien dans
ma tête, maman ❞

Je perds l'équilibre, sur mon triste manège; sous le soleil d'été, je vois tomber la neige; on n'se moque plus de Dieu, quand les peines nous assiègent.
Si l'espoir meurt, pourra t-il renaître ? × BY LIZZOU
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MessageSujet: Re: « You are the ghost of what I've could been. You're a spirit of my past. So why don't you disapear in front of me ? » FT MA NEX   Mer 19 Avr - 15:32

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MessageSujet: Re: « You are the ghost of what I've could been. You're a spirit of my past. So why don't you disapear in front of me ? » FT MA NEX   

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