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 Picture, picture, smile for the picture, pose with your brothers, won't you be a good sister ? [U.C]

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Bit...Witch !
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MessageSujet: Picture, picture, smile for the picture, pose with your brothers, won't you be a good sister ? [U.C]   Jeu 25 Aoû - 12:55


Emma Coven-Grimbergen
« heLlo, HOw aRe yoU ? are YOu HeRe ? pLeaSe, spEAk  tO ME ! »

 


   

Qui suis-je ?
Emma Coven-Grimbergen, c'est mon nom. Pour l'anecdote, on me surnomme souvent comme on veut. J'ai à cet instant 16 ans et j'entame donc ma 5ème à Fedelmid. Je suis né ironiquement le 1er avril dans une petite ville en bordure de forêt à l'Est d'Ivame; je suppose donc qu'on peut dire que je suis d'origine Semi, métissée elfe par mon géniteur.

 Si je dois en dire un peu plus sur moi, j'ajouterais que je ne suis pas intéressée par les aléas de l'amour et aussi que je suis libertine. Si on me résumait en une qualité ce serait la détermination et la fierté; et en un défaut ce serait le sarcasme . En tant qu'hybride, j'ai de nombreux pouvoirs, tels que ma longévité, mon élément : le feu, et mes attributs de Semi-bélier. Mais ils m'apportent quelques inconvénients en contrepartie, comme le fait que je sois à moitié aveugle, ce qui fait que je vois très mal, et que les couleurs me semblent ternes. Je souffre d'ailleurs de nombreuses douleurs oculaires, et j'ai des hallucinations visuelles. Je suis également née avec la peau grisâtre, et je contrôle à peine mon élément.
 On me dit souvent que je ressemble à Damara Megido, d'Homestuck.





Et toi joueur ?

Tu nous connais d'où ? :: Je suis juste un peu admin', mais on sait jamais, hein ?
Et t'en penses quoi du fofow ? :: J'ai un peu fait le thème, alors fait gaffe à ce que tu vas me sortir è__é
Tu l'as lu le règlement ? Donne-nous une preuve, la preuve ! :: Auto-validation parce que je connais par-coeur les codes è__é
Un truc en plus à nous dire ? :: Glub glub !

 
 
Caractère






     
« Ouah, qu’est ce qu’il y a Grimbergen, t’as sucé un clown ? »


"- Et que lui avez-vous répondu ?"

"- Que j'avais en effet sucé Alexandre le midi-même. Pourquoi ? En quoi c'est intéressant ?"

"- Je suis votre psychologue Emma, j'ai besoin que nous parlions de tes problèmes pour t'aider. Tes professeurs ..."

"- ... Vous on demandé demandé de me prendre en charge, je sais, merci. J'ai pas besoin de votre aide, ni de la leur. Vous croyez quoi ? Que je suis attardée, que je suis complètement tarée ? Je vais très bien, et je vois pas l'intérêt de ces sessions."

"- Allons Emma, c'est la première fois que nous nous parlons, comment peux-tu porter un jugement si hâtif ?"

"- Quel jugement ? C'est la vérité."

"- Parlez-moi un peu de ce qui vous angoisse ... Quelles sont peurs ?"

"- ..."

"- Il faut que vous me répondiez, Emma, c'est le but."

"- J'ai peur du noir. Je vous arrête tout de suite, c'est pas le genre de petite peur à la con qu'on tous les gamins. Non, j'ai vraiment peur de me retrouver dans le noir complet. C'est ... Angoissant. Presque oppressant. Mes yeux n'arrêtent pas de déconner, tout le temps ... Alors dans le noir, les formes de tout ce qui m'entoure se déforment, bougent, s'agitent, et comme si ça ne pouvait pas suffire, il faut qu'un bourdonnement s'ajoute dan le creux de mes oreilles. Je fais souvent des crises d'angoisse. Je panique, j'étouffe, je veux fuir. J'aime pas qu'on me voit, quand ça arrive.
J'aime pas être seule, aussi. Même si j'aime pas certaines personnes, je m'arrange toujours pour ne pas me retrouver seule dans un endroit trop longtemps. Je saurais pas vous l'expliquer, parce que c'est trop bizarre pour la plupart des gens. Même moi, je me fais peur parfois. Pas peur de "moi", mais de ce que je pourrais faire, de ce que je pourrais dire, peur de faire une connerie que je pourrais regretter. Je dis souvent des trucs qu'il vaudrait mieux garder pour soi."

"- Cela vous arrive souvent, de dire des choses qui dépassent votre pensée ?"

"- Non, vous ne comprenez pas ... Les mots ne dépassent pas ma pensée, je les pense, tout simplement. Quand je trouve une personne ennuyante, je le lui dit. Quand je n'aime pas quelqu'un, je lui dit. Quand j'ai une critique à faire, je la fais. Je sais pas me taire. Je ne suis pas spécialement rentre-dedans, ni rien, mais je dis les choses telles qu'elles sont, et ça ne me réussit pas vraiment."

"- Et que ressentez-vous, au quotidien ? Quels sont vos sentiments généraux ?"

"- Je suis une bombe à retardement. La plupart du temps, je reste calme, j'écoute, je souris, j'essaye d'être la personne parfaite à qui on a envie de se confier, à qui on aime parler, avec qui on se sent bien. J'encaisse toujours tout, j'absorbe comme une serpillière les problèmes des autres, leur tristesse, leur peine, leur colère ... Je m'efforce d'être comme ça avec tout le monde, je faire au mieux, d'être la fille parfaite. J'essaye d'impressionner, de rendre fier. Évidemment, j'ai toujours besoin de combler ce manque d'attention, alors je laisse tout passer.
Parce que je veux pas blesser.
Alors je garde tout dans un coin de ma tête. J'ai un problème, vous savez ? Un très gros problème. J'ai essayé d'entretenir des relations normales. Stables, et saines. Mais c'est plus fort que moi. Je suis attirée par tout ce qui est nocif, et je laisse le poison me dissoudre à petit feu. Le problème ne vient pas des autres, il vient de moi. Parce que je suis comme ça, à être la personne que l'on veut que je soi, et que ça me fait faire des choses inimaginables. Je peux pas m'empêcher de blesser les gens que j'aime, de dire des choses horribles, que je pense, et parfois pas. Parce que je suis une bombe à retardement, et que tôt ou tard, il faut que ça pète.
Alors j'accuse les autres, je leur mets sur le dos mes problèmes, la raison de ma souffrance, et je leur fait payer, parce que je suis incapable de trouver le juste milieu entre le bien et le mal. Je pensais qu'en faisant ça, tout allait se régler, tout allait rentrer dans l'ordre, mais ça n'a jamais été le cas. Jamais ça n'arrivera. Je me sentais toujours de plus en plus mal.
Alors j'ai été encore plus horrible, plus odieuse. La colère, c'est comme une tumeur, j'ai pas su l'arrêter au bon moment. Alors elle a grandi, encore et encore, et je ne savais pas comment l'arrêter. J'ai tout gardé en moi, et je me suis comporté de la pire des façons."

"- ..."

"- Vous aussi, vous allez me prendre pour une folle furieuse ?"

"- Non, Emma ... Je te trouve au contraire très courageuse, pour m'avouer tout ça. Est-ce que tu en as parlé à tes parents ?"

"- Mes parents s'en fichent. Ils ne pensent qu'à eux, et ont fait les sourds quand j'avais le plus besoin de leur parler."

"- Je vois ... Et si nous parlions des choses joyeuses, Emma ? Qu'est-ce que tu aimes dans la vie ?"

"- J'aime pleins de choses ... Me réveiller dans mon lit le matin, et trainer encore un moment avec la fenêtre ouverte en écoutant les sons de dehors. J'aime bien fumer, ça me permet de décompresser quand une crise d'angoisse est en route. J'aime écouter la musique à fond, et ignorer mes voisins de chambre qui gueulent à travers la cloison de baisser le son. J'aime organiser des fêtes étudiantes, et m'amuser un maximum. J'aime faire des nuits blanches pour regarder des séries. J'aime être seule dans une piscine, et flotter en silence. J'aime le rouge, c'est ma couleur préférée. J'adore sortir à Altreïa pour essayer des fringues sans les acheter. J'aime lire en cours pendant que les profs sont ennuyeux à mourir. J'aime aller à des concerts avec des amis et ne pas rentrer à l'heure prévu. J'aime boire du café au lait. J'aime passer des heures en forêt à n'écouter que le sons des oiseaux, allongée dans l'herbe. J'aime critiquer les élèves qui passent dans les couloirs avec des amis. J'aime faire l'amour. J'aime la vie. J'aime la mort. J'aime la philosophie. J'aime la magie. J'aime les autres. J'aime personne."

"- Vous semblez être une jeune fille extravertie qui s'intéresse à beaucoup de choses dans la vie. Qu'est-ce que vous n'aimez pas ?"

"- J'aime pas parler de politique avec les gens, parce que je suis anarchiste et que les autres ne comprennent pas ce genre de choses. Je déteste la religion, c'est une chose qui a toujours fait plus de mal que de bien dans ma vie. Je n'aime pas les gens qui voient le vie en rose et qui sont trop optimistes. J'aime pas les connards qui prennent les femmes pour des objets, et qui n'hésitent pas à les insulter dans la rue, ou en cours. Je n'aime pas les pétasses superficielles qui se croient au-dessus des autres parce qu'elles ont un cul plus gros que leur cerveau. Je n'aime pas le matin. Je n'aime pas les donneurs de leçon. Je n'aime pas qu'on me donne des ordres. Je n'aime pas qu'on me prenne pour une idiote. Je n'aime pas l'amour niais et pur. Je ne supporte pas la chaleur. Ces hypocrites de Velockis m'agacent, et les Ignimortis sont des crétins condescendants. Je n'aime pas les gens qui font des promesses et qui ne les tiennent pas. Je n'aime pas mes parents."

"- Ah, votre famille. Nous y voilà. Parlez-moi de votre relation avec votre famille."

"- J'ai deux grands frères avec qui j'étais plutôt proches, mais sont partis vivre leur vie. Le plus jeune des deux, Gabriel, à eu son diplôme l'année dernière et à quitté Fedelmid. Le second, Alexis, ne donne plus de nouvelles depuis qu'il est parti, mais je sais qu'il va bien. Il a juste un différent avec ma mère. J'ai également un petit frère et une petite sœur. Mon frère Joshua n'est pas scolarisé à Fedelmid, et ma sœur Louise vient tout juste d'avoir onze ans, donc on attend l'été pour voir si elle reçoit une lettre. Je m'entends bien avec ces deux-là, mais c'est différent ... Quant à mes parents ... Par où commencer ? Mon père est un connard accompli que je déteste par dessus tout, et ma mère est la femme la plus niaise et la plus aveugle que je connaisse. Et mon beau-père ... Je n'ai même pas envie d'aborder le sujet. Ce n'est pas quelqu'un de bien. Mon père biologique n'est pas quelqu'un de bien. Ma mère n'est pas quelqu'un de bien. C'est tout ce que j'ai à dire sur le sujet."

"- C'est si dur que ça ?"

"- Oui. Et je vous épargne les détails."

"- Soit. Et si nous abordions vos rêves, vos objectifs dans la vie ?"

"- Je n'ai pas d'objectifs, et mes rêves se sont tous envolé depuis un bail. Je n'ai aucune idée de ce que je vais devenir, et j'en crève de peur rien que d'y penser. Je vais droit dans un mur. Je sais juste que je veux partir. Loin. Tout recommencer à nouveau. Ne plus être Emma. Être heureuse. Ce serait déjà bien."

"- Bien. Notre session se termine là pour aujourd'hui. Nous verrons l'essentiel la semaine prochaine."

"- Je vous l'ai déjà dit, c'est inutile. Vous changerez rien à ma vie. La partie est déjà perdue pour moi. A la semaine proche, monsieur."

Histoire

    "Bonjour Emma."

"- Bonjour."

"- Je vois de l'amélioration depuis la semaine dernière ... Tu m'as l'air d'être plus coopérative ... ? Oh, ne hausse pas les épaules comme ça, ce n'est pas rien tu sais ? Alors, comment vas-tu ?"

"- Vous voulez la réponse qui va vous faire plaisir ou la vérité ?"

"- Je préfèrerais la vérité, si ça ne te dérange pas."

"- Mal. Très mal. J'ai l'impression d'avoir le néant à la place du cœur. D'avoir une enclume dans les poumons. D'avoir une bombe à l'intérieur de moi dont le décompte à déjà commencé. Ce sera tout pour vous ou je dois continuer ?"

"- Je pense qu'il serait bon pour toi que nous remontions aux origines de tes problèmes ... Parle-moi un peu de ta naissance, des premières années de ta vie. Si tu t'en souviens, bien entendu."

"- ... Je suis née dans un petit village, à l'Est d'Ivame, entourée de mon père et de ma mère, ainsi que mes deux grands-frères. Les cinq premières années ont été les plus belles : nous avions une grande maison, un jardin bien entretenu, des animaux de compagnie, et nous étions tous ensembles. Mon père est un elfe qui, lors d'une délégation officielle en compagnie de son roi - il était dans la garde - est tombé amoureux de ma mère. Ma mère, quant à elle, était une semi-Hirondelle. L'année qui a suivi ma naissance, mon petit frère est né, et quatre ans plus tard, ma petite sœur. Étrangement, chaque membre de la fratrie avait le même problème oculaire, et nos parents devaient en avoir marre, de nos yeux blancs sans iris. J'allais à l'école de notre village, avec mes frères. Le plus grand, Alexis, était taciturne et peu bavard, mais il me protégeait de la méchanceté des autres enfants à l'égard de notre mixité. Gabriel, quant à lui, était populaire et s'était toujours entendu avec tout le monde. Joshua était tout le temps collé à moi, et Louise était trop jeune pour aller à l'école. J'aimais ma vie."

"- Et quand est-ce que ça a changé ?"

"- Après que Louise soit née - non, je ne l'accuse de rien, ce n'était pas sa faute - la relation entre mon père et ma mère s'est vite dégradée. Ma mère vieillissait, mon père restait jeune, et notre fratrie était devenue relativement imposante. Il en a eu marre, je crois, de cette routine, et de ma mère dont le corps commençait à refléter les affres du temps. Elle avait toujours un joli visage, mais ses nombreuse grossesses et ses quarante ans ont déformé le reste. Il est allé voir ailleurs, et quand j'ai eu six ans, ils ont divorcé. Je crois que leur famille respective était soulagée, car il est ensuite retourné avec une elfe. Maman est restée quelques années célibataire, avant de rencontrer mon beau-père, mais ça, on en parlera plus tard si vous voulez bien."

"- Comme tu veux Emma, c'est toi qui raconte l'histoire."

"- Quand Alexis à reçu sa lettre pour Fedelmid, il a fait la fierté de la famille. Vous le savez autant que moi, c'est pas donné à tout le monde, et c'est une école d'élite. Mon frère était naturellement doué pour la magie, et il était excellent en cours. Quand Gabriel a reçu la sienne, ça a été une véritable euphorie, et le restant de ma famille était persuadée que je ne la recevrai pas."

"- Pourquoi donc ?"

"- J'ai toujours été le mouton noir, celle qui dérange. Je n'ai jamais été douée en quoi que ce soit, et mes notes n'étaient pas super. Ma mère m'aimait moins que mes frères, et mes grands-parents m'ignoraient. Il n'y avait pas de raison à ça, mais j'ai supporté."

"- Qu'est-ce qu'il s'est passé ensuite ?"

"- Ma mère commençait à être de moins en moins patiente, et commençait à me hurler dessus, maintenant que mes frères étaient partis. J'était jeune, j'étais naïve, et je me laissais faire sans raison. Elle ne me tapais pas beaucoup dessus, mais elle passait son temps à m'humilier. Parfois, elle s'en prenait à Joshua. Parfois à Louise, et c'était à moi de le protéger. Je n'en voulais pas à mes grands-frères, ils n'avaient aucune idée de notre situation, mais autour de nous, les voisins, la famille ... Personne ne voulait voir la vérité qui dérange. Au fil des mois, ma vision s'est aussi détérioré, et les douleurs se faisaient plus fréquentes, et plus douloureuses. J'étais devenue une marionnette, vide, sans intérêts, et odieuse avec tout le monde pour cacher ma douleur. Et puis j'ai reçu ma lettre."

"- Votre situation s'est-elle améliorée ?"

"- Pas vraiment. Ma mère semblait satisfaite, et a arrêté d'être brusque et agressive. Toute sa frustration s'est portée sur Joshua. Il refuse toujours de me dire ce qu'elle lui a fait subir quand je suis partie, mais je suppose que ce devait être pire que moi quand ils se sont rendu compte qu'il ne recevrait jamais la lettre.
Ma rentrée à Fedelmid est une des choses dont je me souviens le plus distinctement. C'était grand, c'était beau, et j'avais enfin la sensation de liberté. J'étais entourée d'Alexis et de Gabriel, et j'avais enfin un semblant de bonheur depuis très longtemps. Je restait en contact avec Joshua régulièrement.
Je n'étais pas dans la même maison que mes frères, mais j'ai su m'intégrer rapidement. Je me suis faite d'excellents amis par la suite. Mais la situation n'a pas duré. Quand je suis rentrée pour les vacances, c'est chez mon père qu'on m'a envoyé. Garde alternée, qu'on disait. Avec moi, il y avait toute ma fratrie.
Mon père s'était remarié avec une autre elfe, et on eu un gosse. Elle n'était pas désagréable, mais je ne pouvais pas m'empêcher de la détester. Je détestais aussi mon père, en fait. Ces vacances sont d'ailleurs devenues infernales. Je n'arrêtais pas de me disputer avec mon géniteur, et ça finissait souvent en hurlements et reproches odieux. Ma colère a commencé à me ronger de l'intérieur, et dans le noir de ma chambre, je haïssait en silence ceux qui m'avaient donné la vie. Entre ma mère qui ne savait pas comment gérer ses propres enfants, et mon père qui fermait les yeux sur notre douleur, j'avais l'impression de vivre un cauchemar. Quand j'ai eu douze ans, j'ai commencé à faire une dépression plutôt violente. Mes crises de colères étaient psychotiques, et je ne savais pas comment exprimer ma douleur. J'avais mal, j'avais peur, et j'avais l'impression que je mourrais à petit feu.
Ma mère a finit par rencontrer quelqu'un. Un mec désagréable, un vrai connard. Autant elle s'est complètement calmée avec nous et a imploré notre pardon, autant, lui, a prit la relève pour les humiliations. J'avais l'impression que je ne m'en sortirais jamais. Il s'acharnait à me faire sentir comme une merde qui ne réussirait jamais sa vie. C'est d'ailleurs lui qui m'a faite internée dans un hôpital en ville."

"- Vous êtes allée en psychiatrie ?!"

"- Oui. Ma dépression me rendait faible, alors lors d'une confrontation, je me suis mise à pleurer assez violemment, et j'ai essayé de le poignarder avec un couteau. Il avait passé une demi-heure à me rabaisser, à me parler comme au dernier des déchets, et il m'a poussé à bout. Il a convaincu ma mère de me faire interner pendant les vacances. Ca a été d'ailleurs le pire été de ma vie. J'avais quatorze ans."

"- Qu'est-ce qu'ils vous ont fait subir, là-bas ?"

"- Ils m'ont enfermé dans une chambre et attachée au lit parce que j'avais essayé de m'enfuir. J'y ai passé une semaine à être nourrie par une infirmière qui me parlait comme si j'étais complètement débile. Ensuite, j'ai eu le droit de sortir, mais avec une camisole. Il y avait deux infirmiers qui me surveillaient quand on allait dans la salle de détente, parce qu'ils pensaient que j'allais attaquer un patient."

"- L'auriez vous fait ? Franchement ?"

"- Bien sûr que non, je suis pas tarée. Ni une meurtrière. Mais je me suis tenue tranquille. J'avais ma fierté. On m'a détaché, et j'ai pu aller et venir comme il me plaisait. J'ai fini par me dire que si je continuais comme ça, j'allais finir par sortir. Un jour, je me suis tapée la discut' avec un gars qui devait avoir mon âge, peut-être un ans plus âgé. Un semi-serpent. Il était gentil, il était drôle, et il était là pour la même raison que moi. J'ai regardé dans son dossier. Et puis, ça se voyait qu'il ne mentait pas. C'était quelqu'un de bien, tout désigné. On a vite sympathisé, et par le courant des choses, on a couché ensemble. J'ai aimé ça, alors on a recommencé. Je suis allé voir ailleurs, après, et lui aussi. On était juste deux pauvres cons qui avaient besoin de réconfort dans cet endroit lugubre.
Et mon beau-père est venu me rendre visite. Il m'a encore humiliée, rabaissée, et tout mon mal-être est revenu comme un boomerang. J'ai essayé de le frapper, mais la sécurité est venue."

"- Qu'est-ce qu'il vous ont fait ?"

"- Électrochocs, classique. Le lendemain, j'étais clouée au lit. Avec la même grognasse d'infirmière. Je la haïssait tellement. Je haïssais cet endroit. Ma vie. Les gens. Je voulais être loin de là. Je voulais être morte. Je suis restée longtemps attachée à ce lit, parce que je faisais des crises d'angoisses. Des crises violentes. Et être attachée, à hurler et pleurer, ça m'a rendue encore plus mal. J'avais l'impression d'être folle. Quand ils m'ont enfin détachée, j'en ai profité pour m'enfermer dans la salle de douches communes, et je me suis ouvert les poignets. Quand je me suis réveillée, j'étais vivante, j'étais en isolement dans une salle blanche sans meubles et sans objets, et j'étais en camisole. J'ai d'abord paniqué, je me suis défoulée sur les murs, et puis j'ai fini par me calmer et rester comme une larve, prostrée par terre. Je sais pas combien de temps j'y suis restée, mais quand je suis revenue, mon semi-serpent était parti."

"- Vous êtes restée longtemps, après ça ?"

"- Oui, au moins un mois. Le beau-père me rendait visite, et je travaillais mon self-contrôle pour ne pas le tuer. J'ai fini par ignorer sa stupidité. Et j'ai appris que dans la vie, il n'y a que deux types de personnes. Les gens biens, et les connards."

"- Je peux comprendre Emma, mais la psychologie, c'est plus complexe que le bien et le mal."

"- Non, je crois pas, non. Mais je vais pas me lancer dans la discussion avec vous. Quand je suis enfin rentrée à la maison. Joshua était parti vivre chez mon père. Le comportement de mon beau-père à son égard et à mon égard l'avait définitivement convaincu qu'il ne pouvait plus vivre avec un type pareil. Je n'aime peut-être pas mon géniteur, mais il aime ses enfants et il s'en occupe bien."

"- Et toi Emma, tu es restée chez ta mère ?"

"- Vu que je passe mon année à Fedelmid, les vacances semblent dérisoires. Je reste pour ma mère, mais je vais plus régulièrement chez moi père, même si lui et moi, c'est pas encore la grande teuf. J'ai un ami, à Fael, Dimrost. Il est sympa, et tout, mais je sais pas encore si je peux lui faire entièrement confiance.
Quoi qu'il en soit, j'ai beaucoup changé, depuis. Je ne dirais pas que je me prostitue, puisque je suis pas payée, mais je couche avec pas mal de monde. Fille, mec ... Peut-importe. C'est pour combler un vide, je crois. De plus, la dépression et l'hôpital psychiatrique m'ont rendue particulièrement parano. Mais ça va mieux, je crois."

"- Tant mieux, c'est ce que j'espère de tout cœur. Tu serais d'accord pour une prochaine séance ? Il y a encore pleins de choses dont je voudrais discuter avec toi ..."

"- Ok, pas de problèmes."
 
"- Une dernière chose, Emma ..."

"- Oui ?"

"- Tu es quelqu'un de fort, je suis vraiment impressionné."

"- Non. C'est là que vous vous trompez. Je suis pas forte, sinon ça fait longtemps que j'aurais tout quitté pour être enfin heureuse."

 
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MessageSujet: Re: Picture, picture, smile for the picture, pose with your brothers, won't you be a good sister ? [U.C]   Ven 26 Aoû - 21:41

Re-bienvenu :3
Nous faudra absolument un lien j'adore ce début  de près
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Bit...Witch !
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MessageSujet: Re: Picture, picture, smile for the picture, pose with your brothers, won't you be a good sister ? [U.C]   Ven 26 Aoû - 21:49

Aha, mercii <3
Ce sera avec grand plaisir è^é

_________________
Sora, poulpe à

temps plein
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Prince Charmant
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MessageSujet: Re: Picture, picture, smile for the picture, pose with your brothers, won't you be a good sister ? [U.C]   Dim 28 Aoû - 14:11


EMMA COVEN-GRIMBERGENTu es validée ~


Coucou ! Quelle fiche ! J'adore son originalité avec le dialogue avec le psy ! Le personnage est aussi très intéressant !

Tu es à Felissis

~~~~~

Salutations et félicitation ! Ah, oui, j'oubliais, tu es validée ! C’est pas super ? Bon, c’est vrai que maintenant, tu vas devoir affronter la dure réalité de notre monde, en commençant par aller recenser ton avatar ici même pour éviter que quelqu'un usurpe ton identité. Après, faudrait que tu tisses des liens avec les autres, non ? Ça t'éviterai d’écoper du surnom d'« ermite ». Alors va ici . Après ça, tu devrais réclamer un ou deux rp par là et poster ta boîte à lettre par ici . N'oublie pas non plus d'aller réclamer une chambre, en solo ou pas, de ce coté là, et puis de manière plus optionnelle, tu peux aller jeter un coup d'œil à nos clubs !

N'oublie pas non plus de voter aux tops-sites, d'aller traîner dans le flood et dans le bric-à-brac. Pense aussi à passer sur la cb pour dire bonjour ~

On se retrouve bientôt pour discuter ou écrire ensemble !


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MessageSujet: Re: Picture, picture, smile for the picture, pose with your brothers, won't you be a good sister ? [U.C]   

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Picture, picture, smile for the picture, pose with your brothers, won't you be a good sister ? [U.C]
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