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 L'ennui et la morosité ont eux aussi, leurs douces qualités[FT Asmodan]

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MessageSujet: L'ennui et la morosité ont eux aussi, leurs douces qualités[FT Asmodan]   Mar 26 Avr - 17:54

L'ennui.
Cyör & Asmodan
Seul.
La solitude. Voilà deux mots qui te traversaient l’esprit sans que tu puisses y faire quelque chose. Oui, tu voulais être seul, assis dans un coin calme et savourant ton temps libre sous un ciel rayonnant, te couvrant d’un rayon réchauffant ton petit cœur impur, une bien belle envie.
Mais voilà, cela ne restera qu’une envie.

Tournant tranquillement, la tête, tu te mis à fixer le ciel gris et grondant avec hargne. Il ne faisait pas froid, il ne faisait pas chaud, le soleil s’en était allé et t’avais donc laissé seul. Ne devrais-tu pas être content ? Le soleil, tu ne l’aimais guère, et pourtant, tu éprouvais une sorte de rancune envers lui. Ton regard s’orienta autre part, détaillant attentivement chaque élève se trouvant dans cette salle de travail, las. Tes doigts de la main gauche tapaient dans un rythme sur la table tandis que ton autre main faisait danser ton stylo avec agilité près d’u devoir que tu avais terminé, il y avait peu de temps.
La vie est courte alors pourquoi est-ce que le temps se fiche de moi en m’obligeant à m’enfermer dans une pièce avec d’autres élèves dénué d’intelligence ?
Tu n’attendais pas de réponse, tu attendais que l’orage ait enfin arrêté son cirque et disparaisse assez rapidement. La salle était silencieuse, ce qui te facilitait déjà le fait de pouvoir râler intérieurement, le « son » du silence avait toujours été pour toi, une délicieuse sensation auditive dont tu ne pouvais te passer, seulement, très peu de personnes en ces lieux la pratiquaient et pour cela, tu ne pouvais rien y faire, une raison pour laquelle, une douce rage mélangée à la frustration s’était développée en toi, triste et désolant, c’est ce que tu te disais en songeant.
Bien, que faire ?
Tes doigts s’arrêtèrent de taper sur la table pour saisir entre elles ta feuille sur laquelle, se trouvaient des exercices soigneusement rédigés et des dessins reflétant l’ennui dont tu faisais preuve, aussi morose que le ciel en ce moment. Tes yeux se fermèrent petit à petit, un rythme régulier de ta respiration se fit.
« la fatigue était au rendez-vous, tu ris intérieurement, comment ne puis-je pas être fatigué après avoir râlé toute une heure non-stop ? »
Une question qui n’aurait pas de réponse, car tu étais tout doucement, plongé dans un sommeil léger, crispé et les sourcils légèrement froncés, écoutant dans ton sommeil, les grondements de l’orage, traduit dans tes rêves par des bruits de guerre et de cris, te procurant de petites douleurs au ventre.
« Sa suffit… »
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MessageSujet: Re: L'ennui et la morosité ont eux aussi, leurs douces qualités[FT Asmodan]   Dim 5 Juin - 22:23

« - Putain putain putaaaaaain ! 
- Quoi ENCORE ?!
- On est en retard sur l’artiiiicle ! »

Un matin comme les autres au club journalisme. Un matin de semaine de bouclage. Le Weekly devait sortir dans deux jours et le documentaire sur les toilettes bouchées du dortoir des Felissis n’était toujours pas prêt. En fait, tout le monde se foutait bien de l’état des toilettes du dortoir des Felissis, mais il fallait bien combler le vide qu’aurait du être l’interview de l’infirmier scolaire, mais celui-ci, dans son immense bonté, avait envoyé chier chacun des reporters envoyé. D’où la panique générale actuelle dans les locaux du Weekly.

Alors bien sûr c’était le gros gros désastre. Les membres s’agitaient de partout, se hurlaient dessus les uns les autres, si bien que le résultat en fut terrifiant. Une des reporter était en train de se battre par terre avec un des membres chargé de l’horoscope, tellement proche qu’à la fin, ils s’embrassaient plus qu’ils ne se battaient. Asmodan en était déjà à sa douzième tasse de café, personne n’avait vu Eejil depuis au moins trois heures – sûrement avait-elle déserté en voyant un spectacle aussi désolant – et des cadavres de paquet de chips traînaient un peu partout dans la pièce. Et quelqu’un avait eu l’idée géniaaale de mettre du Patrick Sébastien pour motiver les troupes. Foi d’Asmodan, quand elle trouverait le coupable, elle lui ferait bouffer ce putain de disque.

« - Chef, chef, la motivation des troupes est descendu de 99 %, qu’est-ce qu’on fait chef ?
- Abandonnez le navire, que tout le monde fuit ! »

Et c’est ainsi qu’Asmodan se retrouva avec l’article des chiottes bouchées sur les bras. Préférant éviter les ondes négatives du QG, elle prit sous le bras les feuilles imbibées de café et prit la fuite face au vacarme assourdissant. Ce qu’ils pouvaient être flippants ces sous-fifres, quand même ! Passant par sa chambre pour réquisitionner le sèche-cheveux d’Eejil en mode ninja-discret-mais-pas-trop, Asmodan en profita pour sauver le travail qu’ils avaient failli perdre. Tant pis pour Eejil, elle récupérerait son précieux outil plus tard. Là, c’était question de vie où de mort.

Avec l’article pendouillait misérablement l’horoscope et les actualités, ce qui ne manqua pas de faire perdre patiente à Asmodan, et au plus haut sommet de sa rage, elle balançant le pauvre sèche-cheveux à travers la pièce, qui, par chance, retomba sans trop de casse sur le lit de sa compagne de chambre. Bon. Au moins, c’était fait.

Récupérant les feuilles, elle entreprit de tout réécrire sur on bloc note. Quand cela fut fait – non sans quelques crises de nerfs et de larmes qui la rendit stupidement pathétique – elle poussa un cri de joie et empaqueta le tout avec soin et le rangea dans une enveloppe brune en y inscrivant grossièrement les initiales ‘‘W.F’’ avant de le laisser sur son bureau. Maitenant, la version hardore. Les devoirs de médecine. Car autant elle était douée pour fouiner, autant elle était une quiche pour ce qui était de soigner les gens. Autant la comparer à Hannibal Lecter sur le plan pratique. Tin tin tiiiin.

Attrapant son cahier et son manuel, elle entreprit de commencer son devoir, mais l’appel des mangas se fit trop fort. ‘‘Lis-nous Asmodan, lis-nouuuuus !’’ Et Asmodan prit encore une fois la fuite. Il n’y avait qu’un seul endroit au monde égalant l’Himalaya qui puisse être tellement chiant qu’elle aurait alors de l’intérêt pour ses devoirs : les salles de travail. L’Enfer. Absolu.

En plus d’être le refuge attitré de tous les intellos bouchés de l’école, c’était aussi une technique de torture assez vicieuse, puisque le bruit y était proscrit. Pas de bruit, pas possibilité pour Asmodan de s’amuser. En gros, aller là-bas revenait à un suicide de sa bonne humeur.

Pourtant, c’est avec détermination qu’elle y alla. Entrant le silence le plus absolu, elle chercha une table de libre. Pas de chance, elles étaient toutes prises. Fatality. S’asseyant au hasard en priant pour que cette personne ne soit pas un lecteur enragé par son apparition dans le Weekly, Asmodan posa doucement ses affaires devant son voisin, et s’assit calmement.

Celui que se trouvait en face d’elle devait être à peine plus jeune qu’elle. Blond, pas moche du tout, il avait l’air de planer sérieux. Sans faire un commentaire – un sacrifice douloureux pour Asmodan – elle commença à faire sa dissertation sur l’utilité de l’arsenic pour soigner les psychopathes endurcis. Un sujet fort intéressant qui pourtant ne l’inspirait pas des masses, car au bout de deux minuscules paragraphes, elle en avait déjà fini. Bonjour le 0 pointé.

Reportant alors son attention sur son voisin, elle remarqua qu’il faisait tout sauf se concentrer sur sa feuille. Intriguée, la demoiselle le lorgna dix bonnes minutes à faire son petit manège avant de céder à la tentation.

« - Tu travailles pas ? » Chuchota-t-elle en espérant ne pas être entendue par la surveillante.

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MessageSujet: Re: L'ennui et la morosité ont eux aussi, leurs douces qualités[FT Asmodan]   Lun 6 Juin - 18:12

Cyör Zelister a écrit:
Intruse.
Cyör & Asmodan
-Comment il s’appelle ?
-Il se nomme Cyör, ce sera ton frère à partir d’à présent.
-Génial
Pas du tout.
-Tu lui présentes les lieux ?
-Bien sûr !
Pas besoin.

Des paroles du passé devraient rester dans le passé. Seulement, quelques fois, certaines choses se font rebelles et n’en font qu’à leurs têtes. Tu le savais, tu savais que tu dormais et que tu risquais sans aucun doute de ressasser le passé encore une fois, tu souhaites te rappeler de l’époque autant que cette maudite salle où tu sommeillais comme un petit animal en hibernation, soit bruyante au point de t’en détruire les tympans. Ton esprit fut soudainement plongé dans l’obscurité absolue pendant un petit moment et sentis comme une présence tout près de toi, bien que son passage te sembla de courte durée, elle était passé près de toi.

Ton corps frissonna et brusquement, tu sursautas et sorti intégralement de ton petit moment d’égarement avant de cligner les yeux tout doucement pour te remettre les idées en place.

Apparemment, je suis toujours en cours…l’angoisse…
Là, tu devais bien te l’avouer, replonger dans ton passé ne te ferai pas du mal, pas plus que le fait d’avoir fini ses devoirs et de devoir attendre impatiemment la fin de cet ennui mortel qui t’achevait petit à petit. Bien, maintenant une occupation te ferai le plus grand bien et la seule que tu avais en tête était simple : dessiner des petits poissons bleus se faisant dévorer par un plus gros poisson. De l’imagination, tu en avais et cela se voyait parfaitement si l’on entrait en toi, mais bon, cela ne se fera pas de sitôt dans un sens, pour le bien de tout le monde, surtout pour toi. Tu te penchas pour prendre dans ton sac, une feuille volante et pris avec lenteur, un stylo que tu fixas un moment en lui priant d’être le rayon de soleil qui te sortira de l’ennui dans certains moments, le soleil servait à quelque chose plutôt que de rester planté dans le ciel à rien faire d’autre que foutre, le bordel dans ta douce et plaisante vie de jeune homme en pleine crise d’adolescence, sans doute de longue durée. Tu n’avais pas encore pété un câble et ne dénigrais pas encore la vie, du moins, tu ne le faisais pas devant les autres de peur de prendre goût à cela et à tout le temps te plaindre et hurler sans aucune raison, là où tu allais.

Ha zut. Il me lâche ce stylo. Allez, reprends toi, idiot de mec

Personnifier les objets, quel passe-temps.
Tu adorais le faire, surtout dans tes moments d’agacement, ou de surmenage, tu n'étais vraiment pas ce que tu donnais l'impression d'être, tu étais surtout un garçon se réveillant à une heure du matin pour insulter avec gentillesse ton matériel scolaire pour te relaxer avant d'aller en cours, remède étrange mais efficace puisque par la suite, tu es aussi doux qu'un agneau
Après quelques petits essais pour le faire revenir de l’enfer, tu le jetas par-dessus ton épaules et soupira avant de tourner la tête, las, et subitement, tes yeux s’ouvrirent un eu plus. Depuis quand elle était là cette fille ? Tu la détaillas tranquillement pendant qu’elle te posait une question plus ou moins déplaisante, tu voulais lui répondre que rester devant une feuille blanche était souvent le cas lorsque l’on ne travaillait pas mais tu te tus.

Elle possédait de courts cheveux sombres, brossés ? Tu l’ignorais, elle donnait l’impression de s’être réveillé de mauvais poil et peut-être étais-tu à deux doigts de la vérité ? En réalité, tu t’en fichais complètement. Sourire automatique enclenché, parez à fabulez.

-Ah heu non, j’ai déjà fais tout mon travail et révisé. Donc je profites de ce temps pour spéculer
Il est clair que c’était vrai sans l’être. Oui, tu avais fini tes devoirs, oui, tu avais révisé, non, tu ne spéculais pas, tu tentais juste maintes et maintes fois de te libérer des serres du mal que tu t’étais créé involontairement. Tu fis pivoter ton regard vers ses affaires, légèrement suspicieux avant d’appuyer ton menton sur ton poing :

-Et toi ? Tu travailles ?

Un instant.

Tu remarquais très vite qu’un regard plutôt brûlant vous fixait : la surveillante.
Ton faux sourire s’intensifia un peu plus et tu fixais tranquillement la surveillante, avec un air complètement à côté de la plaque, tu semblais tellement ailleurs qu’on se demandait si tu ne t’étais pas drogué quelques minutes plutôt, très mauvaise impression que tu donnais de toi-même, au fond t’en avais rien à faire. Avec la plus grande discrétion au monde, tu retournas ton attention sur la jeune fille qui te regardait avec curiosité et ignora sans scrupule l’autre rabat-joie, quelques images de tes dernières pensées, défilant dans ta tête.

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MessageSujet: Re: L'ennui et la morosité ont eux aussi, leurs douces qualités[FT Asmodan]   Mar 7 Juin - 20:02

Quand Asmodan avait rejoint le club journalisme, elle ne s’était pas attendue à se retrouver un jour présidente. En fait, ça avait été tellement inespéré qu’elle en était restée pantoise le restant de la semaine. L’ancien président ayant fini ses études, il avait laissé la place à sa seconde, qui avait elle même choisi Asmodan, et qui, quand elle fut promue chef du club, nomma Eejil pour l’aider.

L’année prochaine, ce serait la fin. Elle quitterait cette école, et finirait sa vie comme cobaye de laboratoire. En fait, cette idée l’obsédait sans cesse, ne quittait jamais sa tête, et tous les jours, elle avait des sortes de flash qui lui rappelaient les pires souvenirs de sa vie. La torture, Eejil dans la baignoire, les humiliations, la torture, encore … Toutes ces choses qu’elle délaissait quand elle allait à l’école revenaient toujours plus fortes dès la fin des cours. Elle était condamnée. Ni avenir. Ni espoir. Son futur se solderait par sa mort prématurée.

Eejil était tout ce qui constituait son monde : sa meilleure amie, son premier et unique amour, sa voisine de cellule, son avenir … Jusqu’à la fin, elle resterait à ses cotés. Parce qu’elle l’aimait par dessus tout. Parce qu’elle était la seule pour qui elle serait prête à mourir, à souffrir, à endurer cette vie de misère qui était la sienne. Elle avait pourtant tellement de plans pour s’échapper, pour fuir … Mais elle ne les avait jamais mit en application. Parce qu’Eejil était là, elle qu’Asmodan ne pouvait pas la laisser tomber. C’était au dessus de ses forces, comme un morceau de fer est attiré par un aimant. Eejil était son aimant.

Alors elle vivait sa vie à fond. Asmodan n’était pas suicidaire. En fait, elle n’avait pas peur de quoi que ce soit. Les punitions, les moqueries, les lecteurs en colère … Elle n’était pas effrayé. Parce que l’Enfer, elle le connaissait bien. L’Enfer, c’était là d’où elle venait. Et rien n’était pire que l’Enfer. Parce qu’elle était damnée. Damnée pour avoir été si arrogante, damnée pour avoir crue qu’elle était au dessus des autres. Et elle mourrait pour cela. Elle n’avait pas peur.

Assise à sa table, tandis qu’elle écrivait sur sa feuille de devoir, des images grouillaient sans cesse dans son esprit malade. Pendant un instant, elle se voyait encore dans cette cellule poisseuse et sombre, enchaînée au sol comme un animal. Cette cellule aussi blanche que la mort, et rendue écarlate par les traces de son sang. Elle avait tapait tant de fois contre ses murs, au point de s’ouvrir les phalanges, de hurler de douleur, de pleurer à en perdre la raison. Et elle revoyait ça, assise à sa table, devant sa feuille de devoir. Elle le voyait tout le temps.

Quand son camarade de table lui répondit, c’était comme sortir d’un cauchemar. Elle sursauta, une sorte de sueur froide traçant les courbes de sa colonne vertébrale. Sa bouche était pâteuse, sèche, et ses yeux tremblaient dans le vide. Non, il avait fini son travail ? Tant mieux. Tant mieux … En fait, elle s’en fichait pas mal, c’était le dernier de ses soucis, mais il fallait s’occuper l’esprit. Répondre était devenue sa priorité numéro un, et toute son attention se focalisa sur ce garçon. Il était dans sa classe, mais pas moyen de se souvenir de son nom. Asmodan ne souvenait pas de lui avoir déjà parlé, sa voix ne lui était pas familière, et encore moins son visage.

Il enchaîna sur une autre question. Si elle travaillait ? Elle avait déjà fini. Elle allait lui répondre quand la surveillante se racla la gorge dans un toussotement hautain. Ne pas parler, on avait comprit depuis le temps. Pourtant, dès qu’elle eu le dos tourné, Asmodan en profita pour répondre au sourire de l’inconnu, ses lèvres s’étirant de chaque coté de son visage enfantin, et se pencha vers lui pour lui répondre dans un souffle.

« - J’ai fini. C’était pas bien compliqué. Tu t’appelles comment au fait ? »

Sa phrase se termina dans sa gorge quand la surveillante se tourna de nouveau vers eux avec courroux.

« - SILENCE AU FOND ! »

La jeune fille se permit un ricanement sinistre, et s’étira en signe de provocation. Elle n’eut pas le temps d’esquisser un autre geste que la plus âgée prit la mouche.

« - Bon, j’en ai plus qu’assez ! Vous deux, sortez. Immédiatement ! »

Attrapant ses affaires, Asmodan dépassa la surveillante avec un sourire moqueur et sortit en claquant la porte. Une fois cela fait, elle se tourna vers le blond avec un regard compatissant.

« - Désolée, tu préférais rester à l’intérieur ? »

Garder la concentration sur cette personne, et ne pas se laisser replonger dans les méandres de ses souvenirs.

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MessageSujet: Re: L'ennui et la morosité ont eux aussi, leurs douces qualités[FT Asmodan]   Mer 8 Juin - 19:29

La liberté me tends ses bras
Cyör & Asmodan
Décidément, l’ennui te poussait aux pires activités, avec attention, tu observais la jeune fille qui finit par sursauter lorsque tu lui répondis, elle aussi devait être dans ses pensées, peut-être pensait-elle à quelque chose d’intéressant ? Plus que les tiennes du moins. Tu haussas les sourcils en pensant à cela en évitant soigneusement de les froncer, tu n’aimais pas froncer les sourcils, cela te trahirait à coup sûr et tu étais loin de désirer cela, ton petit jeu d’hypocrisie te plaisait toujours un peu plus. Lorsqu’elle te regarda, un sourire enfantin se forma sur son visage pâle, un sourire espiègle que tu ne pourrais jamais imiter, tu avais tes limites en ce qui concernait ce genre de chose, ton visage était bien trop serré pour pouvoir sourire ainsi, tu étais bien trop faux, mais qu’importe te disais-tu, tu devais t’accepter, et ça, tu en étais bien loin.

Elle finit par te dire qu’elle avait fini et demanda ton nom. Tu la clignais lentement des yeux, une habitude chez toi dont personne ne savais la signification, tu t’apprêtais à répondre lorsque la surveillante que l’on pouvait bien-entendu nommer « casse-pied » ordonna en hurlant de vous taire, sauf que le souci, c’est que tu te fichais bien de cette dame et malgré que tu jouais un rôle, tu gardais néanmoins une partie de ton réel caractère qui consistait à ignorer on entourage, un caractère je-m'en-foutisme, tu possédais, impassible et horripilant pour en rajouter une couche.

Tu arquas tout doucement les sourcils lorsque la jeune fille se mit à rire, son rire horriblement dérangeant t’étonnais, tu ne voyais pas ce qui avait de drôle, mais te souvint très rapidement que la terre était constituée de bien des spécimens qui aidaient cette vie à être moins harassante. Mais bien sûr, grâce à la jeune fille, la jeune casse-pieds qui, voulais sans doute le dernier mot et prouver au monde entier qu’elle avait une autorité complètement obtuse, finit par vous exclure, le visage déformé par la rage elle-même.

Tu pris tes lestement tes affaires et suivit en soupirant la jeune femme, un petit sourire au coin des lèvres et fini par sortir. Avec lenteur, arrangeas une mèche rebelle derrière ton oreille avant de regarder ta camarade qui te regardait d’un air charitable et s’excusa de son audace te coûtant le plaisir de pouvoir déguerpir de cette foutu salle de travail.

-Inutile de t’excuser, ça m’arrange bien de pouvoir sortir d’ici, je suis enfin libre

Libre comme l’air ouais. C’est ce que tu songeais et te mordis la lèvre inférieure en pensant à la surveillante qui semblait être en réalité une bombe à retardement, voir une boule de nerf avant de focaliser à nouveau ton attention sur la demoiselle.

-Ah et pour répondre à ta question, je m’appelle Cyör et toi ?

En réalité, tu te souvenais de son prénom, tu l’entendais quelque fois comme les noms des autres élèves et ta mémoire l’avait enregistré sans que tu le veuille réellement. Tu ne lui avais jamais adressé un mot ni même un regard, elle ne t’avait jamais intéressé tout comme le reste des élèves de ce pensionnat, un seul pouvais avoir une chance de s’être attiré ton impur compassion, mais tu n’en étais pas tout à fais sûr, malgré les moments passés ensemble, à tes yeux, cela pouvais sans doute n’être que de vulgaire souvenir, on pouvait dire que cela te tracassait bien que tu n’y face pas attention. Tu lanças un regard soucieux à la jeune femme en ne faisant plus vraiment attention à elle mais tu te repris et souris :
-Tu es dans ma classe pas vrai ?


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MessageSujet: Re: L'ennui et la morosité ont eux aussi, leurs douces qualités[FT Asmodan]   Dim 14 Aoû - 10:59

Au détour d'un couloir
Ft. Cyor



Asmodan avait un véritable don pour horripiler son entourage, et sociabiliser relativement vite. En tant que rédactrice en chef du Weekly Fedelmid, elle se devait d’être à l’écoute de tout le monde, et avait besoin de la grande et belle qualité de s’adresser facilement à n’importe qui. Ce garçon, qui l’accompagnait, semblait plus discret, plus calme, mais cela n’avait pas arrêté Asmodan dans son envie de lui parler. De toute manière, le sort était tombé sur lui quand elle s’était rendue compte qu’il était le plus proche d’elle dans la salle d’étude. Si elle s’était sentie coupable de l’avoir impliqué dans son expulsion de l’endroit, lui, semblait ravi. Apparemment, il était même content d’avoir enfin pu quitter la salle. Soulagée, Asmodan laissa échapper un soupir, et remit en place sa frange derrière son oreille, dégageant son œil droit par la même occasion. Sa crise de panique de tout à l’heure n’avait pas changé la couleur de ses yeux – elle l’aurait senti de ce cas-là –, c’était l’important.

L’autre se mordit la lèvre inférieur, visiblement songeur, et Asmodan se surprit à détailler son visage. Il n’était pas trop mal, mais le seul blond qu’elle appréciait en tout point était évidemment Eejil. Qui d’autre, franchement ? Mais elle n’eut pas le temps de poursuivre ses états d’âme que son camarade reprit la parole.

‘‘- Ah et pour répondre à ta question, je m’appelle Cyör et toi ?’’
‘‘- Asmodan Winterfell. Mais tu peux m’appeler Asmo, ou Dany. Tout le monde m’appelle comme ça.’

Aussi loin qu’elle pouvait s’en rappeler, aucun de ses camarades ne l’avait jamais appelé par son prénom entier. Eejil l’appelait Asmo, les membres du club journalisme l’avait surnommé Chef, et les autres l’avaient rebaptisé Dany. Même certains de ses professeurs avaient rejoint le mouvement. Ce n’était pas pour la déplaire. Il n’y avait pas grand-chose qui pouvait agacer Asmodan, de toute manière. Une pensée lui traversait à présent l’esprit : qu’allait-elle faire, maintenant ? Il lui restait encore un moment avant de retourner en cours, mais l’idée lui était tellement ennuyante qu’elle se résolut à sécher le restant de la journée. Tant pis pour Eejil, elle se débrouillerait très bien sans elle.

Alors qu’elle s’apprêtait à prendre congé de sa nouvelle connaissance, ce dernier lui adressa un regard soucieux, qu’elle soutint sans ciller, intriguée par ce qu’il pouvait bien lui vouloir.

‘‘-Tu es dans ma classe pas vrai ?’’

La semi haussa un sourcil surpris. Ah, il était dans sa classe, celui-là ? Jamais remarqué. Soudainement confuse et gênée de ne pas connaître le nom d’un camarade de classe, la jeune fille détourna le regard, la chaleur lui montant à la tête. C’était bien la première que l’identité d’une personne lui échappait, à elle, Asmodan Winterfell, rédactrice en chef du Weekly Fedelmid. Une honte.

‘‘- Oui, si tu le dis’’, marmonna-t-elle, le regard toujours braqué vers le sol.

Elle aurait pu prendre congé et partir à ce moment-là, mais la curiosité qu’un tel être ai pu échapper à sa connaissance la poussa à en savoir davantage. Prenant une grande inspiration, elle se tourna de nouveau vers le dénommé Cyör, et lui offrit un sourire forcé remarquablement bien dissimulé. Elle avait l’habitude, il n’était pas le premier à qui elle faisait le coup, et il ne serait pas non plus le dernier. Dévoilant une armée de dents blanches, elle fourra les mains dans les poches de sa jupe.

‘‘- Je vais sécher le cours d’après, ça te dirait de m’accompagner ?’’

Après tout, il n’y avait rien de plus ennuyeux que les cours basiques, et n’importe qui de censé dirait que chacune des paroles de leur professeur était un supplice digne des pires tortures des siècles passés. Et puis le blond n’avait pas l’air très concerné par le travail demandé en classe, raison de plus pour l’inciter à participer à ses méfaits.



by Epilucial




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MessageSujet: Re: L'ennui et la morosité ont eux aussi, leurs douces qualités[FT Asmodan]   Mer 19 Avr - 15:27

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