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 «Le cynisme consiste à voir les choses telles qu'elles sont et non telles qu'elles devraient être.»

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Invité
Invité
MessageSujet: «Le cynisme consiste à voir les choses telles qu'elles sont et non telles qu'elles devraient être.»   Mer 29 Avr - 23:55


     

     
Crys "Laugh" Lirgon


     
 

   
Informations
Nom Complet :: Sérieuuux, c'est quoi c'te question ? Crys, ça vous va pas ? Ah non, roooh, quelle bande de casse-pieds ! Mais bon, si ça vous fait TANT plaisir ! Crys "Laugh" Lirgon. Oui, oui "Laugh". Le destin m'a presque pas loupé, pour ça !
Surnom :: La hyène, allait savoir pourquoi ? ♥
Date de Naissance ::  Un 4 Décembre. Mais sérieuuuuux, ça vous apporte quoi, de savoir ça ? Vous faites des paris ou quoi ?
Race :: Sorcier. Ooooups pardon, c'est pas mignon. Idesyam, la joie, hein ?
Sexe :: Je baisse mon froc, ou vous allez continuer encore longtemps ? ♪
Âge :: Pedobear, vois m'en désolé, j'ai à peine 18 piges. J'suis d'jà trop vieux pour toi !
Orientation Sexuelle ::  Bouquiniste. Je sors ? ♥
Classe ::  Questionnaire ? :3
     
   
Derrière l'écran

Comment as-tu découvert le forum :: Top-sites ! :D
Comment le trouves-tu ::  Juste génial, un staff adorable, et des membres trop chou ! :3
Tes disponibilités :: Un p'tit peu tous les jours, excepté en révisions de bac... *beuuuh*  
As-tu lu le règlement ? ::  Non, non, chuis une thug, j'lis pas les règlements moi.  
Si oui la preuve :: Chryseis aime le pourpre et les champignons. C'est quoi ces goûts de chiot... ?  Suspect
Autre ::  Je suis un lama.  

     
     
     
Don't judge a book by its cover ?

   
Le jeune homme est tout en longueur. Du haut de ses 1m80, celui-ci vous regardera toujours avec son air amusé. Bien que maigre et sec, Crys entretient régulièrement sa musculature par la pratique d'arts martiaux, ou encore de musculation, tout simplement. Oui, ce n'est pas les livres qui vont le muscler.  Quoi-que... . Ce qui est donc assez trompeur à première vue. On pourrait penser que c'est un grand maigrelet, sans trop de force, c'est tout le contraire. Son visage, quant à lui, suit cette même logique longiligne. Fin et anguleux, celui-ci se voit affublé de cheveux en bataille. Très maniaque sur son physique, Crys passera toujours un temps fou à s'habiller, se coiffer, enfin tout ce qu'il fait qu'il est lui, surtout pour quelqu'un qui aime revêtir des rôles.


Crys possède un physique assez atypique. C'est voulu. Ses cheveux sont blancs, mi-longs, s'arrêtant à la nuque, et le plus souvent en pétards. Pour ne pas dire décoiffés. De véritables spartiates, indomptables, Crys a donc laissé tomber l'idée de les coiffer parfaitement, mais sa maniaquerie fera qu'il essaiera encore et encore, en fait. Bien que parfois, vous pouvez le croiser avec sa couleur naturelle, blonde, il préfèrera les garder décolorés, soit blancs. Il aime le changement. Ses yeux auraient pu donc être "assortis" à ses cheveux, par le biais de lentilles. Sauf que cette fois Crys a choisi de garder les cheveux blancs. Donc pour l'assortiment, c'est plié : les yeux blancs ce n'est pas au goût du jeune homme. Alors, il a opté pour des lentilles rouges, rappelant la couleur préférée de sa "soeur. Cheveux blancs et pupilles écarlates, il passe aisément pour un albinos, ayant un teint de porcelaine. Il ne l'est pas, c'est juste son excentricité qui ressort une fois de plus.


La présence d'une cicatrice au bas de son cou, voir plutôt à la gorge est à noter. Ici, trône une longue et grossière marque faisant presque tout le tour de son cou, signe que le jeune homme a été - quelque peu, selon lui-, égorgé par les habitants de son village. Un souvenir du passé. Il la cache soigneusement par un bandage, n'aimant guère exhiber ce souvenir là. Il possède aussi un certain nombre de piercings aux oreilles. Plus précisément quatre à l'oreille droite, uniquement des anneaux en argent. Sur la gauche, leur présence est moindre étant seulement de deux anneaux pour une boule en argent au lobe. En effet, ses six anneaux, sont eux, tous au niveau du cartilage. Crys est vraiment friand des piercings. Il lui arrive aussi, parfois de mettre du vernis. Pas pour autant qu'il soit efféminé, mais cela ne le dérangerais nullement d'être habillé en femme ou même d'être déguisé comme.


Vous l'aviez compris, le jeune homme adore se déguiser ! Tantôt en animal, tantôt avec des costumes de métiers, comme un policier, les propositions sont nombreuses. Crys aime porter de tout ! Ses tenues favorites resteront tout de même dans des couleurs sobres, tels que des tons de gris ou du noir. Quand il ne les portes pas, l'ancien blondinet, affiche des tenues toutes aussi excentriques, allant des rayures de couleurs vives et près du corps, aux vestes polaires aux coupes étranges ou dignes d'enfants; avec des oreilles de chat, d'ours, de lapin... Il aime mettre de tout, tant que c'est près du corps. Il a beaucoup de mal avec les habits amples, les trouvant soit trop grands, soit embêtants pour ses mouvements, ou moches, tout bonnement.
And we sing lalala ♪

   

Analyste
Personne qui se plaît à l'analyse, qui sait analyser une pièce, un film, un texte, le caractère de quelqu'un, etc.
L'ex blond est en effet une personne analyste. De ces yeux, celui-ci lorgne aussi bien son environnement que les personnes, se faisant rapidement une idée de la situation à appréhender tout comme le caractère de la personne lui faisant face. C'est principalement l'une de ses qualités, qui fait qu'il n'est donc lui-même pas aussi facile à cerner, que les personnes qu'il cerne. Savant éperdument s'adapter au caractère de la personne avec qui il dialogue, Crys n'aura aucun problème à se faire passer pour qui il n'est pas. Une qualité, êtes-vous sûr ?


Arriviste
Qui veut réussir, arriver à tout prix ; ambitieux sans scrupule.
Sans scrupule est le mot, oui. Crys est un ambitieux, qui n'hésitera pas à vous enfoncer pour son propre intérêt. Il veut réussir tout ce qu'il entreprends, et ce n'est pas quelques pots cassés qui vont l'empêcher d'atteindre son but. Seulement, il restera toujours réglo par rapport à son code de conduite personnel, dans le sens où il ne fera jamais les choses par derrière, mais bien en face. Lui et l'hypocrisie ne sont pas de bons amis. Ne vous attendez pas non à ce qu'il vous prévienne, hein.


Comédien
Personne dont la profession est de jouer au théâtre, au cinéma, à la télévision ou à la radio ; acteur, actrice.
Pour le décoloré il suffirait de changer les lieux et de les remplacer par Fedelmid. Comme dit précédemment, Crys est un caméléon, jouant et s'investissant dans des rôles uniquement pour taquiner son entourage, ou aussi parce que cela l'amuse. Il est un excellent comédien, et cela pose problème dans le sens où l'on ne sera jamais si ce sourire qu'il vous arbore est sincère, si ces paroles sont vraies, quelles sont ses pensées, et ce qu'il prévoit. Il n'aime guère dire le véritable fond de sa pensée, préférant les garder pour lui. Il a bon être un grand bavard, partager ses pensées les plus profondes n'est pas encore demain la veille !


Cynique
Qui avoue avec insolence, et en la considérant comme naturelle, une conduite contraire aux conventions sociales, aux règles morales.
C'est en effet un grand cynique, le coloré. Il n'est jamais bien rare qu'il vous réponde avec cynisme, s'il n'use pas de sarcasmes auparavant. Insolent au possible quand il le faut, et fier de le dire, Crys n'a pas réellement de sens éthique, ni même de morale parfaitement bien conforme à ce qu'elle devrait être. Ce n'est pas pour autant qu'il est un être amoral. Il possède bien une morale, juste un peu en dehors des normes.


Égoïste
Qui fait preuve d'égoïsme; attachement excessif porté à soi-même et à ses intérêts, au mépris des intérêts des autres.
Crys se lasse très rapidement des gens qui l'entoure. Aussi bien un jour il vous parlera, le lendemain, il vous aura oublié. Il est assez centré sur sa personne et ses intérêts, allant jusqu'à négliger les autres et même les proches avec qui il s'entendrait réellement bien.


Énergique
Qui manifeste de l'énergie, de la force physique ; vigoureux.
L'ex-blond est épuisant, c'est un fait. En plus d'être un véritable moulin à parole, celui-ci déborde d'énergie et ne supporte pas de n'avoir rien à faire. Si son énergie peut vous épuiser, elle peut aussi vous pousser au meilleur, le jeune homme étant quelqu'un de communicatif.


Exubérant
Qui manifeste ses sentiments par d'excessives démonstrations extérieures.
Si son côté énergique ne vous a pas encore achevé, laissez son exubérance faire le reste. Très démonstratif et n'ayant honte de rien, le jeune homme n'a pas peur de dire ce qui lui passe par la tête, pouvant parfois adopter des comportements infantiles et provocateurs. Fallait bien un Combo, avec l'énergie.


Franc
Qui agit de façon claire, sans équivoque ni arrière-pensée.
Bien qu'il préfère garder ses pensées les plus secrètes pour lui, il ne se fera jamais prier pour vous balancer les autres en pleine gueule. Vous lui demandez son avis, il vous le donnera. Sans détour, clairement, quitte à blesser. Il s'en moque, il est comme ça, brute de décoffrage, et c'est pas une personne blessée qui va le changer. Il aura même tendance à en rire.


Indifférent
Qui ne présente aucun motif de préférence, qui est neutre, égal : Choix indifférent.
Qui ne suscite chez quelqu'un aucun sentiment particulier, aucune réaction précise, qui n'a à ses yeux aucun intérêt.

En résumé, c'est un je m'en foutiste de première. Les critiques, les piques lancées à son égard ne l'atteigne pas. Vous pourrez lui hurler dessus, tenter de l'atteindre sur n'importe quels sujets, il s'en foutra éperdument et ira sûrement chercher à son tour des piques pour vous casser. Qui s'y frotte s'y pique avec lui.


Joueur
Personne qui aime prendre des risques pour obtenir un gain important.
Crys a appris à relativiser tôt, et voit donc la vie comme un énorme plateau de jeu, sur lequel il se doit d'avancer. Il se considère comme un pion, tout autant qu'il considère les autres ainsi. On vient à se demander si il aurait la moindre considération pour sa propre personne ou sa propre vie. N'en n'ayant déjà pas la moindre pour le reste, il est douteux que ce soit différent pour sa petite personne.


Lunatique
Dont l'humeur, les dispositions à l'égard des autres changent trop souvent.
Si c'est en effet un grand calme, Crys peut parfois réagir de manière complètement contradictoire avec ses dires ou ses gestes, sans prévenir. Il pourra aussi bien vous charriez joyeusement pour la seconde d'après vous mettre la tête dans le sol. Il est instable émotionnellement, et ses émotions correspondraient à un grand circuit de montagnes russes qu'il essait de maîtriser en vain. En gros, prévoyez toujours de vous en prendre une, même s'il est d'extrêmement bonne humeur. On est jamais trop précautionneux.


Manipulateur
Qui aime à manipuler autrui.
Calculateur, Crys prends un certain plaisir à se jouer d'autrui pour se distraire. Si cela peut l'amener à ses objectifs, il le fera. Sinon, c'est plus parce que le décoloré aime passer son temps. Alors quoi de mieux qu'une partie d'échec avec des pions ?


Observateur
Personne qui regarde, qui assiste à quelque chose en spectateur.
Cela va de paire avec analyste, besoin de plus de détails ? On pourra juste préciser que c'est le seul moment où Crys la met en veilleuse, ce qui devrait vous être profitable.


Plaisantin
Personne qu'on ne peut prendre au sérieux, qui ne mérite pas la confiance.
Passant 90% de son temps à rire, Crys adore vous vanner lourdement comme gentiment. Accroc aux jeux de mots pourris comme cherchés selon son humeur, il vous les partagera sans soucis, avant de vous mettre soit une honte mémorable ou de vous enfoncer avec tout son amour. Comment prendre ça, au sérieux, sérieusement ?


Possessif
Qui éprouve un besoin de domination excessive sur une autre personne.
La possessivité de Crys n'irait pas jusqu'à la domination, mais s'il s'attache de façon sincère à vous, il en deviendra protecteur et possessif. La moindre personne vous causant du tord se prendra son poing dans le nez ou aura la tête dans le mur. Sa possessivité a du bon, dans le sens où, Crys se pliera en quatre pour faire plaisir à la personne, et fera de son mieux pour le rendre joyeuse. Vous y fiez pas trop aussi, il se lasse vite.


Provocateur
Personne qui incite à la violence, qui cherche à provoquer un affrontement, du désordre.
Comment être plus explicite ? Crys n'incite pas non plus à la violence, mais si il peut froisser les personnes lui faisant face, il le fera. Aimant excessivement provoquer, il sera capable du pire, autant pour amuser la galerie que pour se faire remarquer ou encore blesser son entourage.


Rancunier
Qui n'oublie pas les offenses ou les injustices subies.
Faites lui une galère, et il vous en fera payer le centuple. Parfois très réactif sous le coup, le jeune homme peut aussi se murer dans le silence et l'ignorance afin de préparer sa vengeance au calme. Plus c'est vache, mieux c'est. Crys n'a aucune limite dans la rancune, et ce n'est pas un élève s'étant retrouvé avec des cadavres de rats morts dans toute sa chambre qui dira le contraire.


Réfléchi
Concentrer son attention sur une idée, une question.
Penser longuement, en examinant, en pesant.
Quand Crys ne l'ouvre pas, celui-ci se plaît à se perdre dans les méandres de ses pensées, examinant alors tout ce qui lui tombera sous les yeux. De nature analyse, son côté réfléchi ne fait qu'accentuer celle-ci, faisant souvent de lui quelqu'un de rationnel, et donc un bon allié en cas de leçons nous apprises lors d'un devoir.


Rieur
Qui exprime la gaieté, la joie.
Voilà d'où provient son surnom de hyène. Crys a toujours ce sourire accroché aux lèvres. Ce sourire joyeux, comme mauvais, ou carnassier. On ne sait jamais ce que celui-ci veut dire, à l'égard des autres. Aimant profiter de la vie et de "tous ces jeux" qu'elle pourrait lui offrir, Crys à le rire facile, et contagieux. A quand la pandémie, avec ce bavard ?


Sarcastique
Qui manifeste une ironie méchante, acerbe.
Se dit d'un comportement moqueur.

Aimant particulièrement jouer sur l'humour noir et l'ironie, Crys prends un certain plaisir à faire preuve d'un certain sarcasme à toutes les sauces. Voilà qui va parfaitement aller avec son légendaire cynisme. Que de chance, vous ne trouvez-pas ?


Sérieux
Qui attache de l'importance à ce qu'il dit ou fait, respecte ses engagements, agit conformément à ce qu'on attend de lui, avec attention, soin.
Dur de le croire, hein ? Que Crys puisse être sérieux ? Et si, c'est tout à fait possible. Quand on parle livres, boulot, tout ce qui fait qu'il pourra être dans les meilleurs. Ne supportant guère les échecs, il fera de son mieux pour être dans le top du classement, malgré sa grosse lacune en magie. Cultivé et intelligent, le jeune homme se débrouille plutôt bien pour être bien placé. Mais rassurez-vous, son sérieux étant aussi volatile que du CO² dans l'air, son comportement enfantin reprendra vite le pas dessus.


Sociable
Qui se lie facilement aux autres et avec qui il est agréable de vivre.
Très bavard, il n'est pas difficile pour le jeune homme d'aller vers les autres et donc de s'entourer facilement. Seulement est-ce durable ?


Taquin
Qui, par jeu et sans méchanceté, se plaît à agacer autrui.
S'il ne vous charrie pas avec son sarcasme et son cynisme, le jeune homme peut parfois vous offrir le luxe de vous agacer sans méchanceté, juste pour le plaisir.


Travailleur
Qui aime travailler.
Lié étroitement à son côté sérieux et ambitieux, Crys aime réellement travailler. Cela occupe ses méninges et puis, bon, au moins, pendant ce temps là, il ne vous fait pas chier.


Violent
Qui est enclin à user avec brutalité de sa force physique, qui est très emporté, susceptible d'utiliser des armes.
Partie détestée de sa personne, Crys préfère ne pas avoir recours à la violence, et fera de son mieux pour contrôler ses gestes sous l'impulsion d'une trop forte émotion. Car il a bon être une patate trop cuite en magie, ça ne l'empêche pas de savoir affreusement bien se battre et se défendre. Et donc, de vous emplâtrer dans un mur.

     
Diary

   
Avez-vous déjà entendu parler des sorciers ? Vous savez, ces être humains aux dons magiques, capables d'un seul mot de provoquer les pires malheurs comme les plus merveilleux miracles ? Oui, vous en avez entendu parler. Ces maîtres des mots, cachés du monde des vivants, du monde "normal". Les idesyams. Alors que pensez-vous, ou que me dites-vous, si je vous demande ce qu'est, selon vous, un sorcier sans dons ? Là, vous me répondrez un humain des plus banals. Faux. Entièrement faux. Il y a une légère nuance, toute petite, mais bien existante. Laissez-moi vous éclairer, voulez-vous ? Un sorcier sans dons, était peut-être maladroite, comme tournure. Disons un sorcier, sans autre don que celui d'annuler ceux des autres par la parole. Vous comprenez, maintenant, cette subtile différence ? On peut en effet dire sans dons, puisque ce même sorcier ne maîtrise pas la magie même des mots. Ce même sorcier est tout bonnement incapable par exemple de brûler une feuille en prononçant le mot "feu" vis à vis de cette feuille contrairement à ces congénères. Il aura bon faire les plus belles phrases, les plus beaux poèmes, les plus belles prouesses verbales, cela ne restera que de la pure parlotte.


Les seuls mots qui fonctionnent chez lui sont "annulation", "suppression", tout le petit vocabulaire de l'anéantissement en quelque sorte. Ainsi si ce même sorcier qui a brûlé cette feuille, sinon nous poursuivons mon exemple, s'en prenait à ce sorcier "sans" dons, celui-ci n'aurait qu'à prononcer le mot "annulation" ou une belle phrase dans le même genre pour voir toute once de magie disparaitre de cet individu. Ce sorcier n'est pas un non plus dieu. Il ne va pas supprimer tous vos dons d'un mot. Cela va durer un temps et s'estomper. Mais ce n'est pas pour autant que vous serez en grande forme ! Vous serez vidé, faible, à la limite de la mort, en fait ! Alors pourquoi je vous bassine depuis maintenant une plombe avec ce sorcier sans dons ? Car cet idesyam au don d'annulation c'est moi. Vous vous y attendez ! Dites le, quoi ! Alors là, vous vous dites pourquoi en fais-je toute une tarte, de ce subtil détail ? Car voyez-vous, il m'a couté beaucoup. Oui, beaucoup. D'où croyez-vous qu'elle vient, cette énorme cicatrice à mon cou ? Tellement mignon, hein ? Laissez-moi vous conter cela, et vous m'en direz des news après, ok ?


Ma famille et moi vivions dans un petit village perdu, où un certain nombre d'idesyams y avaient élu domicile. C'est probablement pour cela que nous n'avions jamais eu d'ennuis. Enfin ennuis... Un bien grand mot ! Je me souviens que dès ma naissance, j'avais fais polémiquer. Mon physique constituait, à lui seul, cette fameuse polémique. Oui, j'étais qu'un nourrisson, et j'avais les cheveux blond et de grands yeux noisettes,  tout innocents, tout mignons, tout... Vous l'auriez pigé quoi ! J'étais un bébé comme tout le monde, tout ce qu'il y a de plus mignon pour un couple. Sauf que, mon physique sortait un peu de la norme, pour ma famille. Je n'avais pas le faciès typique de la famille. Style cheveux bruns, yeux verts-bleus, visage carré. Moi j'étais un bambin blond, aux prunelles noisettes et au visage anguleux. Cherchez l'erreur ? Mes parents n'avaient rien de tout ça. A force de polémiques stupides suite aux mois de ma naissance, on décida de tout mettre sur la gueule de la génétique, pensant que ça provenait sûrement de notre généalogie précédente. Les joies de la science, hein ? Aussi loin que je me souvienne je n'ai jamais été un enfant bavard. C'est surprenant quand on me voit maintenant, je sais.


Je restais muré dans mon silence, à observer chaque chose, chaque détails. Je vous regardais de mes grandes pupilles marrons, cherchant à vous connaître, à vous comprendre, sans dire un mot. Il m'arrivait souvent de partir sans rien dire, ou d'avoir des gestes qui n'avaient guère de sens aux yeux de mes parents, mais qui en avaient pour moi. Ils s’inquiétaient. Je grandissais à vu d’œil, et je m'obstinais toujours à rester dans mon silence. Pourtant, à l'école, la maîtresse disait de moi que j'étais intelligent, que j'étais même un peu en avance sur les autres, en d'autres termes, un surdoué. Mais ce n'est pas pour autant que je déliais ma langue. Je passais la majeure partie de mon temps la tête fourrée dans les livres. J'avais appris à lire très jeune, sans un mot, une fois de plus. Voyant que cela désolait mes parents, un beau jour j’eus l'initiative de venir vers eux, un bouquet de fleurs que j'avais cueilli dans la clairière près de chez nous en mains. Leur tendant le bouquet, tout sourire, je prononçais d'un ton timide :
- Pour maman et papa.
A cette phrase, mes parents eurent un saut de joie, me serrant contre eux. Malgré ce petit geste tout gnangnan, les autres jours je repris ma manie de me murer dans le silence, allant jusqu'à user de carnet de dessin pour illustrer mes propos.


Le temps avançait lentement, et mes géniteurs durent se faire à l'idée que je n'étais pas un enfant bavard. Cela ne nous empêchait tout de même pas de passer de bons moments tous les trois. Comme cette fois où ils eurent l'idée de me faire découvrir les alentours du village. A vrai dire, à part ma maison, ma chambre, mes livres et ma petite école, je ne connaissais rien d'autres que les chemins qui me menaient aux lieux cités plus tôt. J'avais écarquillé les yeux face à cette nouvelle découverte. J'avais même osé faire un dessin de ma gueule contente à mes parents pour illustrer ma joie, au lieu de dire tout bêtement "Je suis content, c'est génial !", comme l'aurait fait tous gosses de 8 ans. Non, moi je tenais encore et toujours à mon silence. Cela aurait pu, à l'époque paraître aberrant, mais j'étais persuadé que si j'ouvrais la bouche, quelque chose de mal allait se produire. Je ne savais pas quoi, ni comment, mais j'en avais l'intime conviction. Puis un beau jour, mes parents me rejoignirent dans mon antre qu'était ma chambre, un air plutôt grave au visage. "Il est temps." m'avaient-ils dit. Alors moi, je levais la tête, une expression interrogative au visage. Tout, une fois de plus, passait par mes yeux. Ma bouche refusait de s'ouvrir.


Mon père, maladroit comme il est, avait fait brûler une feuille juste en ouvrant la bouche sous mes yeux. Moi, j’eus peur. Je m'affolais, je ne comprenais pas comment cela était possible. A ce moment précis, ma mère m'avait blottit contre elle et m'avait assuré, d'une voix douce et calme que c'était tout à fait normal. Après avoir engueulé rapidement mon père pour son manque de tact vis à vis de moi par rapport à cette annonce qu'ils devaient me faire, elle s'expliqua enfin. J'étais le fils d'Idesyams, plus vulgairement nommés sorciers. J'apprenais dès lors, que moi aussi je serais capable de telles prouesses et bien mieux, si j'ouvrais un peu ma gueule et que j'étudiais la magie des mots. J'étais à la fois enthousiaste, et un peu méfiant. J'avais peur de cette magie. Dans ma tête de gosse, le moindre mot équivalait à un cataclysme. Mon gentil cerveau l'avait traduit ainsi. Seulement ma mère, par je ne sais quelle sombre magie, réussissait à me rassurer et à me convaincre, doucement de délier ma langue pour apprendre cette merveilleuse magie qu'était celle des mots. Alors, à l'école je tentais tant bien que mal de parler aux autres, chez moi aussi. Je n'aimais guère sortir de mon silence, mais le sourire de mes parents était amplement suffisant comme raison pour continuer.


Tous les jours, après ma journée d'école, mes parents prenaient le temps de s'accorder un moment avec moi, pour tout m'apprendre de ce que nous étions, nous, Idesyams. A côté, ils m'apprenait avec pas mal de difficultés la maîtrise des mots. En effet, je n'étais soit pas bien doué, soit carrément nul. Je ne sais pas lequel  des deux est le plus mélioratif, selon-vous ? Ce fameux exercice qui consistait à allumer une bougie juste en disant feu... Combien de fois ai-je essayé, en vain ? Au début mes parents se voulaient encourageants, me disant que je n'étais qu'un enfant, que c'était normal que ça ne marche pas du premier coup. Mais que s'ils avaient choisi de m'en faire part aujourd'hui, c'est que j'en avais les capacités. Cependant, le temps continuait sa funeste avancée, et aucune bougie ne s'étaient allumée. Mes parents affichaient au fur et à mesure un visage triste. Voyant cela, je m'efforçais à réussir, pour eux. J'avais horreur de parler, et peut-être bien que cela se ressentait dans cette magie des mots. Ma mère m'avait même surpris le soir dans mon lit avec une dizaine de bougie à dire "Feu." en boucle, me concentrant sur les bougies. Elle avait passé sa main dans mes cheveux et m'avait sonné de stopper, me disant que je devais dormir. J'avais hoché la tête en guise de oui, me roulant dans ma couette. La porte fermée, je me remis aussitôt au travail. J'allais l'allumer cette bougie. J'allais y arriver. Quel con je fais, hein ? Je suis un Idesyam "sans" don. Il allait pas m'en pousser un comme par magie, c'est le cas de le dire !


De plus en plus inquiets, mes parents me trimballèrent en balade un beau jour. C'était dans une forêt non loin du village, verdoyante. Elle était splendide, et je savais déjà que je demanderais à y retourner. Quitte à parler, eh oui. Néanmoins, ce n'était pas uniquement pour les petits arbres verts, les oiseaux qui font cui-cui et les beaux paysages, ah ça non ! Et je l'avais senti, en mon fort intérieur. Quelques sentiers de marche passés, nous arrivâmes devant une petite maison en bois, minuscule -la petite maison dans la prairie?-. Qui pouvait vivre là-dedans ? Une très vieille Idesyam, selon mes parents. Elle avait vécu bien des temps, et on contait que ses connaissances étaient sans fin et sa maîtrise de la magie sans égale. Elle pouvait ainsi nous aider. Attendez, NOUS aider ? Oui, oui, mes parents ne comprenaient pas pourquoi un enfant prodige comme moi, n'était pas foutu capable d'user d'une once de magie, étant fils de deux Idesyam. Alors, ils avaient espéré que la doyenne Idesyam pourrait me venir "en secours". En entrant dans la maison, je me collais immédiatement aux jambes de ma mère, pas à l'aise. Une drôle d'atmosphère pesait. Ma mère, hésitante, demandait si quelqu'un était là, attendant une quelconque réponse. La réponse fût une dame âgée, d'une maigreur à en faire pâlir un clou de jalousie, et des longs cheveux grisâtres.


Ses yeux foncés se posèrent sur moi, et elle fit d'un signe de la main, à l'adresse de mes parents de s'avancer avec moi. Comme si elle savait que l'on viendrait. Moi, je me collais encore plus à ma mère. Elle me faisait peur, la vieille peau ! Vous ai-je dit, que mes parents étaient très croyants en cette chose vaste et couillonne, nommée le destin ? J'illustre pas assez ? Vous voyez tous ces superstitieux avec leurs chats noirs, leurs échelles, leurs miroirs brisés ? Mes parents c'est un peu ça. Et réellement, pourquoi croyez-vous, que ma naissance fût une polémique ? Ah oui ! C'est vrai ! Mon physique ! Mes parents avaient vu ça, malgré tout leur amour à mon égard comme une mauvaise augure de la part du destin. Alors ils attendaient de cette vieille femme qu'elle leur dise si genre ma couleur de cheveux était la cause de ma médiocrité en magie, ou si elle allait faire cramer le village, si j'étais le maaaaaaaal, oui ! Derrière mon expression d'enfant apeuré, je réfléchissais, je regardais son chez-elle. Et c'était... MOCHE. Des grigris, des vases, des récipients, plein de trucs faisant penser aux sorcières que je voyais dans les livres. Oui, c'est péjoratifs pour nous Idesyams, pardooooon. Une fois à sa hauteur, elle posait ses mains sur mon visage. Je tournais la tête vers mes parents, embarrassé, cherchant une chose familière. Ma mère me sourit, me disant qu'elle cherchait probablement à savoir si je possédais une once de magie en moi. Elle ressemblait plus à une vieille charlatan. Il semblait que pour beaucoup d'Idesyams, leur magie soit importante; comme une fierté, une marque de fabrique. Il était donc naturel, que moi, enfant de deux Idesyams en possède, et en soit fier. Quel doux mensonge.


La vieille femme se recula brutalement, affolée, jurant dans une langue que je ne connaissais pas, accusant mes parents du regard. Que se passait-il ? Avais-je fais quelque chose de mal ? Avais-je quelque chose de mal ? D'un doigt tremblant, elle commençait à hurler que j'allais causer la perte de mes parents, mais aussi celle de tous les êtres en état d'user de magie que je rencontrerais. Mon visage se dissolvais, je ne comprenais pas. Blessé, des larmes commencèrent à couler sur mes joues. Ma mère, au début à l'écoute de la vieille harpie, commença à répliquer qu'elle n'avait pas à tenir de tels propos envers moi, qui n'était qu'un gosse. La vieille harpie, qui n'avait probablement pas toute sa tête -après tout, vivre en ermite dans une piaule aussi petite; ça en disait déjà beaucoup ?- ; s'emporta, entamant une phrase, belle, affreusement bien tournée... Dans mon esprit, ni une ni deux, je compris que c'était le début d'une magie. Du moins, j’eus l'idée que, ayant vu mes parents faire souvent la même chose. Cette fameuse magie pour laquelle nous étions tous là. Elle osait s'en prendre à mes parents ? Mes larmes sur l'instant partirent bien vite, laissant une expression de colère s'insinuer sur mon visage si calme et enfantin d'habitude. Je l'aimais pas cette harpie, dès que j'avais posé un pied ici, je le savais, je ne la sentais pas. Me mettant naturellement devant mes parents, bras écartés pour les protéger, bien que je doute qu'un enfant ne sachant user de magie puisse les protéger, j'hurlais de toute ma voix.
- Ne touche pas à mes parents avec ta magie, harpie !


Un silence se fit. Ce même silence que je vénère tant d'habitude. Là, je ne le supportais pas. La vieille femme s'écroula au sol, inerte. Mes parents eux, étaient encore là, indemnes. Je les regardais de mes pupilles humides, perdu. Ma colère se dissipait, et je ne voulais qu'une seule chose, leurs bras pour me dire que ce n'était qu'un mauvais rêve. L'harpie ne se relevait pas. Elle respirait pourtant. Ça me soulagea sur le coup. Mais elle semblait complètement épuisée, comme vidée. Mes parents me firent signe des yeux de rester en retrait, s'approchant de la doyenne et la relevant. Celle-ci tremblante, baragouinait en boucle que j'allais tous nous tuer, oui, nous tuer. Puis elle se mit à vociférer, s'agitant frénétiquement, disant nombre de belles phrases, soutien de la magie des Idesyams, sans aucun effets. On aurait juste dit une humaine qui était poète. Et un peu barge sur les bords. Elle était comme moi, incapable d’exécuter une once de magie. C'est là que je compris. Mes parents, ne la lâchant pas pour la calmer, me regardèrent une expression pesante au visage. Les larmes roulèrent de nouveau sur mon visage. J'avais peur. Peur de ce que j'avais fais. Même si je n'aimais pas cette vieille peau, je ne voulais pas lui infliger cela ! Tournant la tête, et m'efforçant d'essuyer mes larmes, je fuyais en courant de cette maudite piaule.
- Désolé !
Une voix étouffée, bouffée par le remord.


Une année s'était écoulée, j'avais maintenant 8 ans. Depuis cet incident, la vie à la maison n'était plus la même. La doyenne ne s'était pas gênée pour me tailler un short en or et diamants, annonçant à tous les Idesyams du village que je pouvais les priver de magie par une simple phrase. Et la magie étant quelque chose de sacré aux yeux de beaucoup d'entre eux, je devins en quelque sorte la bête noire du village. Mes parents n'étaient plus si aimants. Je voyais même la peur s'installer sur leur visage avec le temps. Probablement peur que je leur retire leur magie. Je ne voulais pas. Voilà pourquoi j'avais toujours refusé de l'ouvrir. Quand je disais que ça amènerait du mal... Moi je voulais juste être dans les bras de mes parents, me balader avec eux, apprendre avec eux... Comme avant. Comme avant ! Mais c'était un fait, je m'accrochais à un rêve résolu, vain. Mes parents, si aimants, instaurèrent une distance entre nous. Ils restaient près de moi, sauf que je sentais que cela était forcé. C'est comme si, volontairement ils "m'obéissaient" au doigt et à l'oeil de peur que je leur supprime leur dons. Combien de fois allais-je devoir le dire ? Je ne comptais pas. Le petit garçon que j'étais voulais juste récupérer son train-train quotidien d'antan. Était-ce trop demandé ? Oui. L'école suivait le même schéma. Tous les enfants d'Idesyams se comportaient en véritables lèches-bottes avec moi. Plus ça allait, moins je supportais toute cette mascarade à cause de ce maudit don que j'avais. Je le haïssais.


Je voulais uniquement des amis, des personnes avec qui je pouvais partager quelque chose, malgré ma sale manie du silence. Je voulais uniquement retrouver ma famille aimante, avec qui j'ai tant appris. Je voulais uniquement être normal. Ne pas posséder ce foutu don, si l'on peut encore nommer cela un don. Un beau jour, ce don mis en marche cette machine infernale qui allait me mener à ma perte et à ce que je suis aujourd'hui. Une journée d'école des plus ordinaires. Les enfants de sorciers continuaient toujours leur petit manège avec moi. Gentils, hypocrites. Ils ne m'aimaient pas, ça se voyait comme un nez sur un visage. Et moi, je ne pouvais plus de cela. J'accumulais. Chez-moi, c'était aussi ce même cinéma, cette même pièce de théâtre jouée quotidiennement aux mêmes heures. Ce fût bien la deuxième fois depuis l'évènement de la vieille femme, que je m'emportais. Je m'étais levé brutalement, jetant tout objets autour de moi, avant de beugler comme un dingue ce que j'avais sur le coeur. L'effet fût assez bluffant. Un silence, une fois de plus, comme je ne les aimais pas, avait pris place. Alors chacun déliait sa langue, bah tien. Les autres enfants me dirent ce que j'avais toujours su, que j'étais juste un cancer dans ce village. Tout ça à cause de ce don. Ce don. CE don. Je continuais sur ma lancée gueularde, chagriné dans le fond de me rendre compte que tout cela était bien réel.
- Je hais cette magie ! J'aurais souhaité qu'elle n'existe jamais !


Cette phrase fut la dernière que je prononçais avec autant de volonté. Puisque l'instant d'après, tous les enfants d'Idesyams, se retrouvaient allongés au sol, faibles. Comme l'harpie. Je compris une fois encore que j'avais usé de ce don maudit sous la colère. Je ne le contrôlais pas. M'affolant en voyant ce spectacle, et les autres élèves humains me regardant tout aussi apeurés, je pris de nouveau mes jambes à mon cou, me mordant les lèvres, voulant enterrer mon chagrin et ma colère au mieux. Je trébuchais en chemin, me relevais, laissais mes larmes couvrir le sol. J'arrivais dans l'entrée de ma maison, essoufflé, larmoyant, la peur au ventre. Or ma maison était vide, tout était parfaitement rangé, même un peu trop. Je m'avançais maladroitement, subjugué par mes émotions, incapable d'aligner un pied l'un devant l'autre.
- Papa ? Maman ?
Ma voix était faible, rauque, écrasée par ce poids émotionnel. Je montais les marches, à grandes enjambées, entre deux gamelles. J'entrais dans la chambre de mes parents, claquant la porte, expirant.


Leurs corps étaient là, au sol, inertes, celui de ma mère enlaçant celui de mon père comme si elle dormait contre lui. Seulement, je le savais, qu'elle ne dormait pas. Ils semblaient tous deux si paisibles. Mes jambes tremblaient, ma vue se brouillait par ce flot de larmes. J'arrivais à la hauteur de leurs corps, voyant un mot posé sur le lit. Je me dépêchais de le saisir, l'ouvrant.
"Nous ne pouvons plus vivre avec un tel poids, Crys."
Mes jambes me lâchèrent, je tombais lamentablement à genoux, me frappant au passage le haut du crâne dans la table de nuit de ma mère. Ils étaient... Non... Mon univers s'effondrait. Ceux pour qui je louais mon plus grand amour, mon admiration... avaient mis fin à leur jours par ma faute... Je restais un moment là, tête baissée, à avaler mes larmes, dents serrées, ne voulant, me forçant de ne pas haïr mes parents pour leur geste. Me forçant à ne pas haïr ce don. Lentement, je me redressais, et sortais de chez moi, morne, déboussolé. Je me souviens être parti vers la forêt, celle que mes parents m'avait fait découvrir. Mes jambes avaient cédées sous un arbre, et j'avais contemplé durant des heures, le vent agiter les feuilles colorées des arbres, la gorge sèche, les yeux gonflés d'avoir trop pleuré.


Le soleil descendait, teintant les nuages d'orangé et de jaune. J'avais toujours aimé regarder les couchers de soleil. Seulement, ce soir là, mes parents ne seraient pas là pour le voir à mes côtés. La maison serait vide. Et maintenant que mon maudit don m'avait mis dans un sacré pétrin vis à vis du village, je savais en mon for intérieur que j'y serais plus la bienvenue. Cela ne m'empêchait pas de me lever, et de retourner d'un pas traînant au village, devant ma maison. J'étais devant cette porte, qui, il y avaient quelques heures, m'était familière. Maintenant, je devais me dire que c'était une porte comme une autre, pas la mienne. Je restais fermement planté devant, comme si un éventuel miracle allait s'y produire. Mon esprit ressassait cette porte qui s'ouvrait, avec mes parents me tenant par les mains, joyeux. Je n'arrivais pas encore à prendre conscience, qu'avec le temps je les haïrais plus qu'autre chose. Les larmes glissaient sur mes joues. J'avais que trop pleuré en un jour. Et j'avais bien espéré ne plus pleurer de nouveau. Lentement, je m'asseyais devant la porte, la tête sur les genoux, regardant le populasse du soir passer sous mes yeux. Que mes parents soient décédés, ils s'en fichaient tous. Ce don m'avait mis au banc d'une société déjà pas ouverte à la magie. Alors quand celle-ci vous met au banc même, de ceux qui y sont ouverts, c'est là que tu sais que t'es dans un beau bousier.


Mes paupières s'ouvraient, mes yeux aveuglés par la lumière matinale d'un levé de soleil. Mettant naturellement mon bras devant mon visage comme pour ramener une couette imaginaire, je détournais la tête. Je m'étais endormi près de cette porte ? Fallait croire que oui, Morphée avait bien voulu de moi au bout d'un moment. Je me redressais maladroitement, voyant que rien n'avait changé en une nuit. Il est beau de croire aux miracles. Les villageois se foutaient toujours autant qu'un gosse "maudit" ait perdu ses parents. Comment étais-je censé le prendre du haut de mes 9 ans ? Voir toute cette population s'en moquer ainsi me rendait vraiment mal. Je repartais alors pour la énième fois, trouver refuge dans la forêt non loin du village sous un autre arbre. J'avais choisi de contempler une rivière cette fois, me disant que peut-être que ces flots allaient m'apaiser l'esprit. Pas vraiment. Mon coeur en restait lourd, et je jetais tout ce poids par le biais de cailloux dans l'eau.
- Tu comptes en lancer longtemps, de tes cailloux, gamin ?
Je cessais immédiatement mon mouvement, pivotant sur mes fesses afin de faire face à mon interlocuteur, morne. C'était une fille, plus âgée que moi, aux cheveux blancs comme la neige, un visage fin, mis en valeur par des yeux bleus irréels. Je gardais mes mots pour moi, ne décollant pas mes pupilles brunes des siennes, curieux dans le fond. Que voulait-elle au "maudit" gosse que j'étais ?


- Tu comptes aussi garder le silence longtemps ?
Elle continuait, plus joviale. Ne me laissant pas le temps de la suivre des yeux, elle s'asseyait à côté de moi, un grand sourire sur les lèvres, me tendant une main.
- Lalwendë ! Que fais-tu ici, seul, aussitôt ? Tes parents ne sont pas là ?
A cette question mes yeux parlèrent pour moi, regardant le sol. Mes lèvres s'étaient de nouveau cousues et je refusais obstinément de lui répondre. Elle laissa échapper un léger soupir, toujours le sourire aux lèvres, avant de se relever.
- Dis-moi au moins ton prénom, que je te raccompagne ! Un enfant de ton âge n'a rien à faire ici, seul, dans cette forêt.
J'en revenais pas que quelqu'un s'enquière enfin de moi. Enfin, cela ne faisait qu'un jour, mais dans tous les livres que j'avais lu, l'Homme s'enquérait souvent de quelqu'un quand il avait un comportement similaire à celui que j'avais actuellement. Seulement j'étais fils d'Idesyams, incapable d'user de magie à part ce maudit "don". Je me sentais oppressé par ses questions. Déglutissant, je me forçais à répondre.
- Ils sont... partis.
Elle afficha une expression gênée, puis désolée, avant de planter ses yeux dans les miens. Je ne sentais pas vraiment le coup, là.
- Veux-tu venir ? Il n'y a que ma mère et moi. Une compagnie de plus ne nous ferait pas de mal, qu'en penses-tu ?


Et voilà comment j'avais passé l'année de mes 9 ans à 10 ans en compagnie de deux elfes, vivant recluses dans la forêt. Avec l'âge, je viens encore à me demander comment Lalwendë a eu l'idée tordue de me recueillir chez elle au premier coup d'oeil. Probablement parce qu'elle était une personne au grand coeur, rieuse et déterminée. J'avais énormément appris à leurs côtés. Pourtant les premiers jours et mois qui avaient suivit cette cohabitation n'avaient pas été faciles pour les deux jeunes femmes. Le gosse de 9 ans que j'étais avait décidé de se renfermer sur lui-même, n'adressant pas un mot à Lalwendë comme à sa mère qui avait tenté avec moi une approche plus douce, voir "pédagogique".
Quand Lalwendë avait poussé la porte de sa maison, en me tenant la main, comme si j'étais son petit frère, sa mère avait affiché une expression de surprise. Étrangement, l'enfant que j'étais n'avait pas réfuté l'idée que la jeune fille me tienne la main le long du trajet. Ce n'était pas pour autant que j'avais pipé un mot. Quel âge avait-elle ? 15 ans ? 16 ans ? A tout casser ? Sa mère maintenant dubitative, avait jeté un regard en biais à sa fille, attendant une explication. Je serais incapable de vous dire comment elle avait défendu sa cause, tellement c'était un pêle-mêle d'arguments, de phrases, et j'en passe. Mon cerveau avait déjà décroché depuis l'instant où javais posé mes fesses près de la rivière.


La seule chose que j'avais trouvé logique de faire pendant que Lalwendë lâchait ses explications, fût de regarder les lieux, parcourant chaque recoins des yeux. Je soufflais discrètement, le coeur battant, avant de poser mes pupilles sur la mère de Lalwendë.
- Me... Merci.
Quand bien même j'étais un grand timide, et encore secoué par les récents évènements, mes parents m'avaient appris la politesse. Alors j'appliquais. Sa mère m'esquissa un doux sourire, avant de s'approcher de moi, se mettant à ma hauteur.
- C'est quoi ton prénom, mon petit ?
Son ton se voulait rassurant, il avait quelque chose d'apaisant. Ce même quelque chose que possédait Lalwendë. Je fixais le sol. Mon rythme cardiaque à cette question avait bien dû faire un pique à plus de 100. J'avais peur de leur réaction à l'entente de mon prénom. Est-ce que mes mésaventures avaient traversées cette forêt ? Je tremblais un peu, puis me décidais à me lancer.
-Crys.
Oui, mes phrases étaient vachement construites. Elle n'eût pas de réaction apparente, se contentant de me sourire. Moi, la chose qui me perturbait c'était leurs oreilles. Elles étaient pointues. Pas comme les miennes, ou celles des humains. Je les lorgnaient fixement. Elles étaient vraiment  étranges. Je crois que Lalwendë s'en été aperçu.
- Nos oreilles t'intriguent, non ?
J'hochais la tête, pressé de savoir pourquoi elles étaient ainsi.
- Tu connais les elfes, Crys ?
Des elfes ? Je secouais ma tête en guise de non. Lalwendë ria légèrement, puis me tendit sa main, faisant un mouvement de la tête, m'invitant à la suivre. Je suppose que je n'avais pas tellement le choix, après tout.


Ma première journée s'était déroulée ainsi, Lalwendë et sa mère m'ayant accueilli les bras ouverts. Quand je l'avais suivit, elle m'avait présenté ma chambre. J'avais écarquillé les yeux, rentrant la tête dans mes épaules à la vue de tant de livres tassé dedans. J'étais ravi. Sincèrement ravi et triste. Ces bouquins me rappelait mes parents et j'avais laissé tomber quelque larmes devant Lalwendë, qui, comme si elle était devenue ma grande soeur, avait passé sa main dans mes cheveux pour me consoler. Seule, ma mère faisait cela. J'avais chialé de plus belle, allant jusqu'à me blottir contre elle, balançant tout ce que j'avais sur le coeur. Je pense bien qu'entre deux sanglots et après m'être calmé j'avais délié ma langue pour tout raconter à Lalwendë. On ne parle pas aux inconnus. Je ne la connaissais plus, cette règle. Naturellement, tout était sorti, sans aucun doute, aucune méfiance. Lalwendë avait ce quelque chose, qui te disait que tu pouvais la croire les yeux fermés. Lalwendë m'avait laissé un moment seul, le temps que je me fasse à ma nouvelle chambre. Au lieu de cela, j'avais pris le premier livre qui me tombait sous la main. Si bien que quand la jeune elfe revint pour m'inviter à manger un bout, elle trouva un Crys la tête fourrée dans les livres, ne voulant pas en démordre d'une page.


Le temps avait avancé sa funeste aiguille, et cela faisait maintenant un moment que j'étais arrivé chez les Tinùviel. J'avais maintenant 10 ans. Et j'avais lentement remonté la pente du décès de mes parents grâce à elle. J'étais devenu un petit garçon joyeux, bavard, touche à tout, qui passait son temps à rire avec le même sourire que Lalwendë accroché aux lèvres. Elle m'avait tant appris. Que ce soit dans mon caractère comme pour mon intellect. Il est vrai que je ne me pointais plus dans mon ancienne école, depuis le drame avec les autres élèves. Et cela, les deux femmes de la maison l'avaient très bien compris. Alors, sa mère, grande-elfe qu'elle était, se chargeait de m'apprendre tout ce qu'elle connaissait. Je m'étais attaché aux deux. Lalwendë était devenue ma soeur, un rayon de soleil que mes yeux d'enfant ne se lasseraient jamais de voir, et sa mère comme une seconde maman. J'avais retrouvé un semblant d'équilibre, oubliant mon don, et elles, m'acceptant comme j'étais, en tant qu'Idesyam nul en magie. La chose que j'adorais par dessus tout, était de parcourir la forêt avec Lalwendë. A chaque balade, elle me montrait ses dons en magie. Elle maîtrisait particulièrement bien celle de la glace. Dès lors qu'elle en usait, je lui réclamais qu'elle me fasse des roses de glaces. La première fois qu'elle en avait fait une, j'étais tout simplement hypnotisé par la beauté de cette fleur de givre. Alors c'était devenu mon caprice, ouais.


C'est ce même jour, que Lalwendë me proposa de retourner au village pour aller au marché. J'étais vraiment pas partant, encore effrayé du village et cette population d'Idesyams comme d'humains qui souhaitaient ma mort et celle de mon don. Je ne sais nullement de quelle manière elle avait réussi à me convaincre de venir. Nous étions arrivés à la lisière de la forêt, donnant sur l'entrée du village. Lalwendë chantonnait, sac à la main, l'autre occupée par la mienne. Je serrais sa main, encore inquiet. Dès que l'on s'était glissé dans la foule qui composait ce grand marché du village, mon anxiété ne faisait que grimper des échelons sentant les regards méprisants des villageois se poser sur moi. J'étais pourtant une personne lambda, sans signe distinctif, mais dans un village, un visage s'oublie difficilement. Tout aurait pu continuer comme ça, si je n'avais pas vu mon ancien chez moi au loin, avec une masse de personne autour. Intrigué, je tirais la main de Lalwendë. Ce n'était probablement plus mon chez-moi, mais j'y restais attaché. Celle-ci me regarda, dubitative, avant de me suivre, me questionnant. Serpentant parmi les gens, nous finîmes par arriver aux devants de mon ancienne demeure. Là, se tenait plusieurs personnes, outils à la mains, et des bidons dans certaines. L'un commença par fracasser la porte, suivit d'une vitre. Ils étaient en train de démolir le seul souvenir qui me restait ici, dans ce village. Notre village était un peu éloigné de tout, alors les manières étaient rustres. Ma tête se décomposait, et poussant les personnes autour de moi, je bousculais un des hommes qui prenait un malin plaisir à défoncer la cloison de la demeure.


- N'y touchez-pas !
- Crys ! Que fais-tu ?
Lalwendë sortait à son tour d'entre les personne, me rejoignant.
- C'est ma maison, Lalwendë ! Mes souvenirs !
L'atmosphère changea brusquement, tous les regards se braquant sur moi. J'aurais mieux fait de me taire. Nous aurions mieux fait. Les villageois, me saisissant, commencèrent à déblatérer que "ce maudit sorcier était revenu", "qu'on l'avait pensé mort", "qu'on allait pouvoir détruire lui et sa maison, finalement". Lalwendë n'hésita pas à intervenir, repoussant les villageois de ma personne. Elle n'utilisait pas sa magie, ne voulant blesser aucun villageois. Elle avait bon être une elfe, à part sa couleur de cheveux, rien ne laissait deviner qu'elle en était une. Ses oreilles étaient soigneusement cachées sous ses longs cheveux neiges. Les villageois se faisant agressifs, elle me pris fermement par le poignet, et me tira, poussant la foule, leur sonnant de détruire ma maison si ça leur chantait mais de ne pas toucher à l'un de mes cheveux. Je la regardais hébété. Pourquoi leur donner raison ? Je m'agitais, refusant de voir mes souvenirs détruits par une bande d'illuminés.
- Crys on a pas le choix. Partons tant que l'on peut, je n'aime pas ça.
Pourquoi je ne l'avais pas écoutée ? Je me dégageais de sa main, courant vers les villageois, leur criant de virer leurs salles pattes de mon ancienne maison. Lalwendë hurlait mon nom au travers de la foule, et moi je m'acharnais à pousser chaque personne de ma maison, tel un vaillant chevalier défendant son château contre une vague d'ennemis.
- Empêchez-le de parler !
Le temps que je comprenne le pourquoi de cette phrase, on m'avait attrapé aux bras, une lame se posant sur ma gorge. Je sentais la peur m'envahir. Je me débattais de plus en plus violemment, beuglant le prénom de Lalwendë, qui, me répondait, retenue par la foule, son visage s'affolant autant que le mien. La lame glissa aussitôt, et je m'écroulais là, le regard humide, fixant Lalwendë, qui pleurait. Seuls ses hurlements me nommant résonnaient.


- CRYYYS !!
Que c'était-il passé ? Étais-je mort ? Je flottais. Je planais. Je ne sentais plus ma gorge. Un bruit familier. Une porte qui s'ouvre ? J'entrouvrais les yeux, reconnaissant le plafond de ma chambre chez Lalwendë. Je tournais lentement la tête sur ma droite, Lalwendë était là, m'affichant un sourire tendre. Je voulais parler. Une douleur en guise d'essai. Ma gorge me faisait tellement mal.
- Ne forces pas trop, Crys.
Un ton doux, l'elfe passait la main sur le front, puis s'asseyait calmement à mes côtés, m'expliquant le pourquoi j'étais encore de ce monde. Elle avait dû user de sa magie, et je m'en sentais horriblement mal. Je ne voulais pas que Lalwendë le fasse. Elle n'aimait pas ça. Elle m'avait ramené in-extremis chez elle, et sa mère, m'avait soigné. Qu'avais-je dis sur mon village et leurs manières de rustre ? Il est vrai que les elfes sont des êtres puissants. Ils n'étaient pas non plus chirurgiens, mais sa mère avait fait son maximum pour que je vive. Je détournais les yeux quelques instants, me sentant mal. Puis, j'esquissais un léger sourire, regrettant de ne pas pouvoir parler dans l'immédiat pour la remercier. Elle gloussa légèrement, déposant un baiser sur mon front.
- Tu n'as pas à nous remercier, Crys, c'est normal.
Se relevant, elle marcha rapidement vers la sortie de ma chambre, souriante.
- Je reviens, j'ai quelque chose pour toi !
Quelque chose pour moi ? Comme ? Et de qui ? D'où ? Les questions envahissaient mon esprit, si bien que j'en venais à oublier que j'avais été égorgé il y a quelques jours de cela. Cela m'importait peu, en fait. Lalwendë allait bien, et elle m'avait appris à relativiser. Donc j'appliquais une seconde fois. En parlant du loup, la voilà qui revenait, avec une lettre à la main, qu'elle me donna. Je le lisais, curieux de savoir de quoi cette lettre pouvait en retourner. Fedelmid ? Je ne connaissais pas. Une école où Elfes, Idesyams, Changelins et autres races vivaient ensemble, et apprenaient à user de leurs dons ? Cela existait réellement ? Un sourire tenu se dessina sur mes lèvres, avant de lever mes yeux vers Lalwendë. L'interrogeant, "et toi, si j'y vais, viendras-tu ?". Sans le moindre mot, elle me comprenait, et me fit non de la tête.
- Crys, moi je pourrais m'en sortir. Mais je tiens vraiment à ce que tu y ailles. Je sais que nous n'avions pas à décider pour toi, mais ma mère et moi avons accepté de t'y inscrire. Nous pensons que ce sera bien mieux pour toi. Tu en a trop vécu ici, et... Je crois que tu as le droit de vivre de nouvelles choses.
Je déglutissais
, serrant les dents. Je ne voulais pas, moi ! Je voulais rester auprès d'elle, ma seule famille. Peu importe l'école ! Peu importe le village !


Ma gorge avait guérie. Et j'avais pris la lourde décision d'écouter Lalwendë et de partir pour Fedelmid. Les uns comme les autres, ce départ nous brisait le coeur. Mais je crois, qu'à mes yeux, c'était la seule façon de leur rendre tout le bien qu'elle m'avait donné durant cette courte année. J'emportais mes valises, et mes nombreux bouquins.
La première année à Fedelmid se déroulait bien. Je m'intégrais bien, avec ce caractère bavard et rieur que m'avait donné Lalwendë. Je prenais régulièrement de ses nouvelles via les nombreuses lettres que je lui écrivais. Puis un beau jour, alors que j'avais entamé ma 4 ème année à l'école, plus de réponse. Trouvant cela étrange, j'écrivais d'autres lettres, espérant une quelconque réponse. Une arriva, au bout d'une vingtaine de lettres et de 3 mois d'attente. Ce n'était pas son écriture, mais celle de sa mère. Je l'avais su à la fin de la lettre. Lettre m'annonçant le décès de Lalwendë. Décès accidentel lors d'une altercation avec un lycan. On venait de me guillotiner sur place. Je ne répondis pas à la lettre, l'ayant chiffonnée sous la tristesse et la colère. Je venais de perdre ma soeur. Et pour cacher cette douleur les mois, puis les années qui venaient, je faisais l'idiot, me cachant derrière un masque de gaité, de sarcasme et cynisme. J'avais développé aussi ce côté "joueur" vis à vis du monde. Afin de mettre ce deuil au placard, je m'efforçais à interpréter un rôle, rendant la douleur plus acceptable. Rôle qui devint vite ce que j'étais aujourd'hui, à 18 ans. Un parfait petit couillon, aux cheveux neiges, en l'honneur de Lalwendë, et aux pupilles rougies par des lentilles. Cette couleur signifiait beaucoup pour elle. Si ce look était excentrique aux yeux des autres, pour moi, il avait sa signification. Alors, comment allais-je vivre ma 8 ème année ici, dites-moi ?

      © FICHE CRÉÉE PAR REIRA DE LIBRE GRAPH'
     


Dernière édition par Crys L. Lirgon le Sam 2 Mai - 0:08, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: «Le cynisme consiste à voir les choses telles qu'elles sont et non telles qu'elles devraient être.»   Jeu 30 Avr - 19:45

Re bienvenu Koen! :)

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Merci River <3

Merci Sora        

Merci tous le monde pour tous les cadeaux!
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MessageSujet: Re: «Le cynisme consiste à voir les choses telles qu'elles sont et non telles qu'elles devraient être.»   Ven 1 Mai - 14:24

(Re)bienvenue !
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MessageSujet: Re: «Le cynisme consiste à voir les choses telles qu'elles sont et non telles qu'elles devraient être.»   Ven 1 Mai - 16:09

Eh bien Re Crys :3

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MessageSujet: Re: «Le cynisme consiste à voir les choses telles qu'elles sont et non telles qu'elles devraient être.»   Ven 1 Mai - 16:15

re-bienvenue ^^
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MessageSujet: Re: «Le cynisme consiste à voir les choses telles qu'elles sont et non telles qu'elles devraient être.»   Sam 2 Mai - 0:13

Merci à vous :3
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MessageSujet: Re: «Le cynisme consiste à voir les choses telles qu'elles sont et non telles qu'elles devraient être.»   Sam 2 Mai - 0:53

Bonsoir Crys, je m'occupe enfin totalement de ta fiche. Je ne fais pas les présentations, car tu sais déjà qui je suis et ce qui t'attend. Bon rentrons dans le vif du sujet.

L'ensemble de ta fiche est plutôt sympathique, ce qui ne m'a donc pas pris la tête de lire, mais comme tout rien n'est parfait.

Commençons par le physique en toute logique n'est-ce pas ? Alors dans l'ensemble, je n'ai rien à dire mis à part peut être que tu t'es toi-même embrouillé. Tu me parles d'une décoloration en blanc de ses cheveux, mais que malgré tout, on peut le croiser encore blond par moment. Euh si c'est une teinture définitive, c'est un peu contradictoire, de plus à la fin, tu précises bien qu'il était un ANCIEN blond, donc qu'il ne l'a plus. J'ai aussi remarqué que tu le qualifiais de muscler puis de plutôt mince. Choisi plutôt sec qui globalisera les deux, c'est-à-dire une bonne musculature sans avoir une silhouette forte. Ça évitera aussi de te contredire.

Vient ensuite le caractère n'est-ce pas ? Je pense que pour ce dernier le fait qu'il soit fournis est à la fois un avantage et un défaut. Je m'explique une nouvelle fois. Tu as délivré un descriptif plutôt développé de comment on peut entrevoir Crys, hélas, tu te contredis encore une fois. Par exemple, tu l'exposes comme un homme égoïste, plutôt du genre à agir pour son propre intérêt et par moment indifférent pourtant, il expose facilement ses émotions, rit avec tout le monde et sociable ce qui est donne illogique. Un homme qui ne pense qu'à lui, ne s'occupe pas du monde, qui est sociable et rieur, tu vois cela comme logique, je ne pense pas. De plus, je pense que les descriptions de chaque définition du mot des parties de ton caractère sont... Superflue. Je suis peut-être dur, mais disons que le remake de Larousse sur ton caractère, je pense que cela ne sera pas utile. Tout le monde peut à la limite en cas de non-connaissance du terme le chercher sur Google.

L'histoire maintenant. Elle est longue, intéressante, mais je pense que tu vas devoir la "remanier". Tu y exposes une elfe, qui pourtant est un peuple en somme très communautaire et rarement partageur avec d'autres ethnies. Surtout vu par les races ici. De plus tu as marqué que ce soit dans le descriptif au début ou encore dans ton histoire qu'il arrive à 12, sauf que s'il à 18 ans comme exposé il est en 6e et non 8e année.

Enfin pour terminer, les fautes. Je dois avouer que je suis assez tatillon sur ça, alors que moi-même, j'en fais effectivement pourtant, j'en ai trouvé pas mal dans l'histoire, dans le caractère et dans le physique. Relis-toi, utilises si besoin un correcteur comme Bonpatron ou Scriben. En tout cas pour l'heure, je ne peux hélas pas t'accorder ne serait-ce qu'une pré validation. Je précise malgré tout, je fais ça pour ton bien et non pour te briser Crys. Bon courage et si besoin, je suis là.


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MessageSujet: Re: «Le cynisme consiste à voir les choses telles qu'elles sont et non telles qu'elles devraient être.»   Sam 20 Aoû - 18:08

Bonjour, des nouvelles de ta fiche ?

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MessageSujet: Re: «Le cynisme consiste à voir les choses telles qu'elles sont et non telles qu'elles devraient être.»   

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«Le cynisme consiste à voir les choses telles qu'elles sont et non telles qu'elles devraient être.»
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