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 N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.

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Danger ambulant
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MessageSujet: N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.   Dim 21 Déc - 19:17


  

  
Stark A. Sorayel

  
 

   
Informations

   Nom Complet :: Sorayel Alexis Stark
   Surnom :: La plupart des gens préfère l'appeler Sora plutôt que Sorayel, et il s'en porte très bien. En revanche, si vous êtes un élève, il ne vous permettra pas ce genre de familiarités.
   Date de Naissance :: le 12 mars.
   Race :: Idesyam
   Sexe :: Masculin
   Âge :: Parce que nous sommes des pédophiles fétichistes des 13 ans   ← C'est justement parce que je vois ce genre de choses sur un formulaire que je me mets à douter de votre professionnalisme. Sorayel est en plein dans sa 34ème année.
   Orientation Sexuelle :: Homosexuel refoulé
   Métier :: Infirmier scolaire
   
Derrière l'écran

   Comment as-tu découvert le forum :: Parce que Nex m'y a obli...*PAN* Nan, je suis venue ici de mon plein gré quand elle m'a parlé de son envie de créer un forum.
   Comment le trouves-tu :: Ma-gni-fi-que !
   Tes disponibilités :: Ici, c’est moi qui martyrise 8D ! Je viens dès que je peux ~
   As-tu lu le règlement ? :: Vouiiii
    Si oui la preuve :: Hein ? Comment ça, je suis pas validée si je les donne pas ? Bon, okay : Disséqué par l'infirmier (je les connais par cœur <3)
   Autre :: J'aime les Pandaaaas !
  
  
  
Miror, miror

Il est évident que Sorayel est un homme très séduisant et je pense qu'il est nécessaire de dire qu'il ne s'en cache pas. Si son sale caractère rebute le plupart des gens, son physique les attire bien d'avantage. Sorayel est avant tout un homme à l'apparence sobre et raffinée, qui aime se vêtir de vêtements incolores, tels que le noir et le blanc et qui préfère d'avantage utiliser des habits peu coûteux mais dans lesquels ils se sent bien. Mais trève de bavardages sur ses goûts vestimentaires, parlons de son physique à proprement parler. Sora est avant tout un homme svelte et athlétique qui a eu la chance de naître avec un visage élégant. Si à un plus jeune âge on le prenait facilement pour une fille, les année qui suivirent durcirent son visage autrefois angélique. Les expressions si douces et si adorables qu'ils arboraient avant se muèrent en un visage froid et dénué de gentillesse, des yeux félins transperçant votre âme de toute part, une bouche pincée ne laissant jamais paraître un seul sourire.

Mais son visage est beau, il faut l'avouer. Bien qu'étant toujours tiré par une expression sévère, son visage n'en est est pas moins gracieux. Quant à ses cheveux, ils divergent totalement de sa personnalité stricte. Coupés courts, toujours en bataille lorsqu'ils ne sont pas coiffés, ses cheveux, bien que personne n'ai put le prouver jusque là, sont d'une douceur déconcertante. Pourtant, il ne s'en vante pas et ne laisse personne s'en approcher. Il y aurait cependant une rumeur qui circule comme quoi il tiendrait ses cheveux de sa défunte mère. Mais attention, soyez prudent et n’abordez jamais ce sujet-là avec lui, il pourrait vous tuer.

Lorsqu'on fait plus attention, on remarque même la délicatesse de ses mains et des ongles parfaitement bien taillés, mais encore une fois, n'allez pas le lui dire, vous pourriez une fois de plus vous faire virer de son infirmerie à grands coups de pieds au niveau de l'arrière train.
  
Spirit

Tout le monde est d'accord là-dessus, Sorayel a un très mauvais caractère. Et quand on le dit, on n'exagère pas pour le moins du monde. Il a un TRÈS mauvais caractère. Enfin, soyons clairs et expliquons donc en quoi cet homme est si exécrable.

Asocial. En un mot, voilà comment le définir à la perfection. Il hait toutes formes de liens sociaux, hormis ceux de la famille bien que celle-ci ne soit pas très vaste en réalité. Tant qu'il peut éviter la conversation avec quelqu'un, il le fait. On remarquera d'ailleurs qu'il a développé un certain don pour disparaitre de la circulation dès que son emploi du temps le lui permet. Bien qu'il soit vraiment discret quand ça l'arrange, il a tendance à facilement attirer l'attention quand il daigne ouvrir la bouche. Parce que oui, notre cher professeur utilise un langage très cru quand il le désire et a tendance à se montrer très vulgaire quand quelque chose le dérange.

Et pour compléter le tout, Sorayel est un homme relativement violent et agressif qui n'hésitera pas à user de la force pour faire comprendre ses idéaux. Parce qu'en plus d'être fier, têtu, vulgaire et froid à geler l'air sur place, c'est un adulte immature qui se tient devant vous. Voilà donc pourquoi il vous est déconseillé de le chercher, qu'importe qui vous êtes, il ne fera aucune différence.

Oh, il est déconseillé de troubler sa sieste sacré de notre homme, car là, vous risqueriez très probablement de mourir dans d'horribles conditions. Vous êtes suicidaire ? Voilà le système parfait pour mourir dans la plus grande des vitesses. Vous n'êtes pas convaincu ? Tant pis, je vous aurais prévenu, ne venez pas vous plaindre ensuite (si vous êtes encore vivant, bien entendu). Oh, si vous voulez lui faire plaisir, offrez lui un oreiller qu'il pourrait emporter où qu'il aille, ça l'arrangerait grandement. Et en plus, vous vous attireriez ses bonnes grâces.

Mais Sorayel n'a pas que des défauts, loin de là. C'est quelqu'un d'attentif qui sait écouter les autres quand ils sont malheureux. Un bon psy entre autre. Et assez bon médecin aussi, mais ça, c'est nécessaire pour son métier, sinon, il se ferait virer illico par cette très chère Chryseis, qu'il respecte énormément (elle doit probablement être la seule dans ce monde hostile). On note d'ailleurs le fait que malgré cette froideur qu'il revêt comme une armure, Sorayel possède un sens de l'ironie et l'humour noir aigu.
  

  
Diary

Un enfant est le plus grand cadeau.


« Il était une fois un homme et une femme qui possédaient des pouvoirs aussi terribles que puissants, tous deux héritiers deux grandes maisons de nobles. Ces deux clans avaient toujours été rivaux, causant la mort de grands nombres de leurs membre respectifs, si bien qu'il ne resta qu'un fils héritier dans la première famille et une fille héritière dans la seconde. Les deux familles, lasses de se faire la guerre, marièrent les deux jeunes gens contre leurs volonté pour conclure un acte de paix. Mais malgré tous les efforts de leurs parents, ils ne s'aimaient pas et furent infiniment malheureux de cette décision. La fille étant cependant plus sage que le garçon, elle avait compris qu'il fallait se plier à cette union arrangée et tenta de se faire accepter par son mari, en vain. Celui ci restait de marbre aux avances de la demoiselle qui tentait de faire au mieux pour préserver la paix.

Mais ce couple plus qu'étrange se fit de plus en plus bancal, et tandis que le mari trompait mainte fois sa femme, cette dernière lui restait fidèle. Le vœux le plus chère de cette femme admirable était d'avoir un enfant. Ce souhait n'arrivait malheureusement pas à s'accomplir, à son plus grand désespoir, et son sentiment de solitude se creusa de plus en plus au fil du temps, délaissé par un mari absent, et violent par moment. Car autant il n'était jamais présent auprès de sa femme, autant il avait des accès de rage aux moindres faux mouvements de celle-ci quand il rentrait chez lui. Et puis un jour, un miracle se produit, faisant le bonheur de la femme et de sa famille d'origine. Un enfant allait enfin naître d'ici neuf mois. Rien ne pouvait entacher le bonheur de cette femme courageuse. Ni la violence de son mari, ni la solitude, ni tous ces tracas que la vie pouvait apporter.

Et un beau jour, l'enfant naquit. Un adorable petit garçon aux yeux et aux cheveux aussi noirs que la nuit, doté du plu beau sourire au monde aux yeux sa mère qui pleura de joie en le voyant pour la première fois. Son mari n'avait pas assisté à la naissance, parti en voyage d'affaire. Seule la famille de la jeune mère avait assisté à ce merveilleux événement.
 »

-Dis Maman...

-Oui mon chéri ?

-Cette histoire est triste...

Heileen Arendyl osa un sourire timide et posa un baiser sur le front de son fils tout juste âgé de quatre ans.

-Tu veux que je change d'histoire ?

-Oui s'il-te-plais !

Si tu sembles perdre des repaires dans la vie, alors retourne demander conseils à ta mère, elle seule saura guider tes pas comme à tes premiers 9 mois d’existence passés près de son cœur !



Sorayel était un petit garçon joyeux et heureux qui aimait plus que tout autre chose sa mère. Non sans raison, bien entendu : c'était une femme généreuse, souriante, d'une beauté éblouissante et d'une bonté sans limite. Aux yeux de son fils, elle n'avait aucun défauts, et était, en somme, parfaite. Le seul hic dans l'histoire était son père qu'il ne voyait jamais et qu'il n'aimait pas beaucoup. Il ne lui adressait la parole que quand c'était nécessaire et à chaque fois, Sorayel subissait mainte réprimandes de son géniteur  qui voulait faire de lui un enfant brillant et à son image, ce que Sorayel n'était pas car il ressemblait autant par le physique que par le caractère à sa mère.

Il avait les meilleures notes à l'école, jouait d'un instrument de musique, s’intéressait à toutes les choses qui l'entourait et était poli. Il n'était cependant pas au goût de Erazël Arendyl, son père. Ce dernier trouvait son fils... Trop gentil, trop affectueux, trop souriant, trop ceci ou trop cela. Quoi que fasse cet enfant, rien n'allait. Pour compenser le manque d'affection porté par son père, Sorayel trouvait toujours refuge dans le bras de sa merveilleuse mère. Elle était toujours près de lui quand il pleurait, toujours à l'encourager dans ses moindres projets, toujours à lui adresser un sourire aimant.

Et puis un jour malheureux, Sorayel retrouva sa mère évanouie dan la cuisine. Paniqué, il saisit le téléphone de la maison et appela le médecin du village dans lequel ils habitaient. L'enfant resta de nombreuse heures assis sur une chaise face à la porte de la chambre de sa mère  attendant que le vieux médecin sorte et lui annonce que sa mère va bien. Mais de tout cela ne se produit et quand Mr. Anderson sortit de cette chambre maudite, il n'adressa que quelque mots à Sorayel avant de partir. Heileen Arendyl était atteinte d'une grave maladie.

La vie es une fleur, et le temps sont fléau. Nul ne peut lutter et quand le temps est venu la mort l'enlève.


Plus le temps passait, plus Sorayel devenait morose et perdait son si joli sourire. Sa mère finit par s'inquiéter énormément et tenta de chercher la cause de la tristesse de son fils adoré. Voyant sa mère s'agiter, et par conséquent, se fatiguer, Sorayel tenta de garder le sourire devant celle qui lui était la plus chère, mais ses sourires ne furent que des rictus figé sur un aussi joli visage d'enfant. Son père avait été mis au courant pour sa femme, mais bien trop soucieux de la santé de son argent, plus que celle de sa femme, il préféra rester en voyage d'affaire pour terminer de signer un contrat.

Sorayel se mit à le haïr de plus en plus, si bien que lorsque Erazël Arendyl rentra chez lui, il fut accueillit par un bonjour glacial et un regard furieux. Les mois qui suivirent furent tous aussi électriques. Sorayel ne portait plus aucune once de respect pour son père qui ignorait royalement sa femme malade. Si bien que les tensions dans cette famille atypique montèrent en cran, débouchant pour la plupart du temps sur une violente dispute entre Heileen et Erazël, mêlant aussi leur fils contre le grès de la jeune femme.

Et puis, ce qui devait arriver arriva, et lors d'un énième dispute, Heileen Arendyl chuta, et ne se réveilla pas. Lorsque le médecin arriva sur place, il était déjà trop tard. La mère de Sorayel était morte pour de bon. Selon le médecin, ces disputes multiples avaient jouées sur sa santé, provoquant une mort prématurée.

Sorayel s'en voulait terriblement. A ses yeux, il était responsable de la mort de sa mère, au même titre que son père, à qui il n'adressait même plus un regard. La tristesse le rongeait de l'intérieur, et ce garçon de dix ans, si gentil autrefois, se mua en une personne froide et aigrie. Jusqu'au jour où son père qui d'habitude l'ignorait avec le plus grand zèle qu'on ai pu lui accorder, l’appela depuis la cuisine. Sorayel descendit les marches de l'escalier avec une lenteur exaspérante et se planta sous les yeux de son géniteur.

-Sorayel... J'ai reçu une lettre pour toi.

Le garçon, alors âgé de onze printemps, arracha avec mauvaise humeur la lettre des mains de son père et ouvrit l'enveloppe pour lire cette fameuse lettre.

« Cher Sorayel,

Tu as été choisis parmi des millions d'enfants pour venir étudier à l'école Fedelmid, nous te serons alors gré de t'y présenter à la rentrée et de venir étudier là-bas.

Peut-être ne veux-tu pas quitter ta famille, nous comprenons cela, mais sache que cette chance n'est pas donnée à tout le monde !

Ci-joint avec cette lettre la liste des fournitures,
En espérant te voir à la répartition des classes !

Chryseis, âme de l'école Fedelmid. »


Ce monde n'a pas de sens. Pas plus que nous qui y vivons.


Sorayel n’arrêtait pas tourner la lettre entre ses mains, tandis qu'il attendais son tour pour la Division. Il avait accepté de venir dans cette école. Il avait quitté son père pour de bon. Un tel soulagement l'avait envahit lorsqu'il avait lu ces mots gravés sur le papier que cette fameuse âme lui avait envoyé. Un sourire carnassier naquit sur son visage et attendit son tour patiemment. Lorsque ce fut à lui de s'avancer, il toisa le fauteuil sur lequel il devait s'installer et la jeune fille qui flottait à coté. Ce ne fut pas le fauteuil, ou les regards de certains posés sur lui qui le laissa béat, mais le fameux esprit de l'école. Pendant deux longues minutes, il resta là, à l'admirer avec une innocence peu commune. Lorsqu'il s'assit enfin sur le fauteuil, la demoiselle pose ses main sur les deux cotés de sa tête. Elle sont fraîches, Sorayel frémit et ferme les yeux. Un flot de souvenirs, de sensations et d'émotions traversent son esprit, et le garçon répond docilement aux question que l'âme lui pose.

Lorsqu'il revient à lui, Sorayel est envoyé à Hurlevent par Chryseis. Avant d'aller d'asseoir à table, l'enfant pose un dernier regard empli de curiosité vers l'âme, puis se retourne et disparaît dans la foule d'élèves.  

La première année fut pour lui merveilleuse, étant quelqu'un de solitaire, il n'avait pas besoin d'amis, et passait le plus clair de son temps à la bibliothèques ou dans les jardins intérieurs. Fasciné par la médecine, Sorayel se forgea vite un rêve : celui de devenir médecin pour ne pas laisser mourir d'autres personnes telles que sa mère. Mais bien entendu, la solitude n'arrangea rien à son caractère, et devint même légèrement belliqueux, et fini par bien connaître chaque recoins de l'infirmerie. Mais avant tout, il se sentait vivant.

La première fois que je l'ai vu, je l'ai tout de suite détesté. Mais il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis.


C'était la dernière année de Sora. Beaucoup de choses avaient changées : tout d'abord, il avait abandonné le nom de famille de son père pour prendre celui de sa mère. Il ne se nommait plus Sorayel Alexis Arendyl, mais Sorayel (« Sora ») A. Stark. De plus, il avait toujours gardé la plus grande admiration à l'encontre de Chryseis. Celle-ci le lui rendant bien, Sora avait la vie un peu plus facile à Fedelmid. Il avait même réussit à se faire quelques amis, mais sans plus. Ils n'étaient que de simples amis à ses yeux, et il les traitait comme tel. La plupart du temps, Sora préférait être seul.

Jusqu'au jour où, s'étant encore battu avec des gens, Sora était allé à l'infirmerie pour se faire recoudre. L'infirmier n'était cependant pas là. Comme il était un habitué, Sora prit ses aises et s'installa sur le premier fauteuil venu. Une jeune femme émergea de derrière un rideau séparant les patients les uns des autres.

-Sorayel, je suppose ?

Elle avait prononcé cette phrase avec une légerté déconcertante, un sourire doux collé aux lèvres.

-Tu supposes bien.

La voix sèche et rauque de Sorayel contrastait avec celle de la demoiselle. Cette dernière s'approcha un peu de lui et s'accroupit face à lui. Elle était plutôt petite, avec une chevelure d'un magnifique auburn coiffée à la va-vite, ce qui devait probablement ressembler à un tresse.

-Tu es blessé, remarqua-t-elle avec à présent un sourire moqueur.

-Même blessé, ça ne m'empêchera pas de t'en coller une si tu continues, répliqua-t-il froidement.

Elle se mit à rire. Un magnifique rire cristallin.

-Ouuuh, j'ai peur. Au secour, le grand méchant Sorayel va me manger !

Ledit Sorayel se mit à jurer à voix basse, de mauvaise humeur, probablement. La jeune fille se releva, et alla farfouiller dans l'armoire à glace. Elle revint avec des bandages, du coton et de l'alcool pour désinfecter. Lorsqu'elle s'approcha de lui à nouveau il recula, instinctivement. Elle se mit de nouveau à rire. Un rire cristallin.

-Allons, je vais pas te manger. Laisse toi faire, tes blessures vont finir par s'infecter !

-Depuis quand les élèves ont le droit de toucher au matériel médical ?

-Ils n'en ont pas le droit. Je suis Lilith Montgomery, la fille de l'infirmier scolaire !

J'aurais voulu qu'elle ne s'arrête jamais de sourire. Jamais.


-Tu es vraiment irrécupérable Sorayel Stark ! Combien de fois vais-je devoir te répéter que te battre avec n'importe qui peut devenir dangereux ?!

Sorayel ricana, prit la tête de Lilith entre ses mains avant de l'embrasser sur le front. Cette dernière se laissa faire en soupira, puis se dégagea doucement avant d'aller le matériel nécessaire pour le soigner.

-Ils m'ont cherché.

-Et ils t'ont trouvé, ça, c’est clair !

Trois mois. Trois mois qu'ils se connaissaient et s'aimaient. Pour Sorayel, c'était comme si il la connaissait depuis toujours. Chaque secondes passées avec elle réparait les fêlures causées par la mort de sa mère. Il se sentait si heureux avec elle...

-Tu devrais te calmer un peu, reprit-elle avec un sourire.

Sorayel haussa les épaules et préféra l'ignorer.

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L'école était finie pour Sorayel. Sa dernière année étant achevée, il devait s'en aller, avec Lilith. Leur projet de fiançailles n'était pas encore tout à fait concret, et ils étaient un peu en vogue. Tandis que Sorayel finissait ses études de médecine, Lilith aspirait à devenir professeur de Médecine à Fedelmid. Poste qu'elle décrocha finalement. Son père partit à la retraite, las et fatigué. Ce fut Lilith qui souffla l'idée de devenir infirmier scolaire à Sorayel. Non mécontent de retrouver l'école qu'il aimait tant, Sorayel décrocha à son tour le poste aussitôt avoir terminé ses études.

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Leur bonheur fut de courte durée. Le père de Sorayel, mécontent que son fils épouse une fille pauvre, engagea un tueur à gage pour faire disparaître Lilith...

Sorayel venait de sortir de l'infirmerie. Il devait être aux alentours de 12 :10 et le jeune homme commençait à avoir faim. Mais avant de filer au réfectoire, il passa d'abord par la classe de sa fiancée. Lorsqu'il franchit la porte, il resta figé d'horreur en voyant le macabre spectacle. Lilith avait été crucifiée au tableau de la salle. A coté d'elle, un homme, prêt à l'achever. Il n'en eu cependant pas le temps car un grand nombres de couteau volèrent à son encontre. L'homme fut tué sur le coup. Sorayel, bien qu’essoufflé par son sort de lévitation, se précipita sur Lilith pour la décrocher. Cette dernière était sur le point de mourir. Elle articula cependant quelques mots.

-Lilith Stark. Ça aurait été étrange de m’appeler comme ça …

-Tu ne vas pas mourir, articula difficilement Sorayel tandis qu'il tenta vainement d'arrêter l’hémorragie.

-Sorayel...

-Tait-toi, ordonna-t-il d'une voix rendue aigu par l'angoisse et pas les sanglots qui étaient bloqués au fond de sa gorge, garde ton souffle...

-Je t'aime !

Les larmes se mirent à couler le long des joues de l'infirmier tandis que Lilith esquissa un rictus de douleur qui devait au départ être un sourire.

-Moi aussi, répondit-il. Moi aussi …

Et elle referma ses yeux, avant de sourire puis de rendre son dernier souffle. Horrifié, Sorayel fit tout son possible pour le réveiller, mais n'y parvint pas.

-Ne me laisse pas, sanglota-t-il, ne m'abandonne pas. Pas maintenant. Je t'en supplie !  

Et il resta prostré contre le cadavre de Lilith pendant à de longues minutes à hurler tout son désespoir, jusqu'à ce que les secours arrivent, alerté par un autre professeur.

On dit que la douleur s'estompe au fils des années. Mais moi je ne veux surtout pas que mes blessures soient complètement guéries, fuir la douleur et vouloir à tout prix oublier ne conduit qu'à l'immobilisme. Ce comportement m'empêche d'aller de l'avant.


Il était seul. Face à une tombe aux ornements des plus beaux et des plus étranges. Sorayel, sous la pluie se recueillait sur la tombe de celle qu'il aurait dut épouser. Seul sous la pluie, sans parapluie pour s'abriter, les cheveux trempés et les vêtements inondés. Il ne pleurait pas, ne parlait pas. Il était vide. Vide de sens, vide sentiments. Elle était morte. Du jour au lendemain. Il refusait de le reconnaître. Elle ne méritait pas de mourir.

Il resta sans bouger pendant près d'une demi heure jusqu'à ce qu'une silhouette se poste à coté de lui. Sorayel n'eut pas besoin de tourner la tête pour savoir de qui il s'agissait.

-Père, dit-il froidement.

-Sorayel. Sache que je suis... Infiniment désolé pour ce qui est arrivé à ton amie et …

-Ma fiancée, rectifia Sorayel d'une voix tremblante de colère.

-Et je voulais te faire part de mes plus sincères condoléances.

Sorayel se rembrunit, et se retourna violemment vers son père avant de lui cracher des mots pleins de haine à la figure.

-Tu me prends un con ? Toi ? Sincère ? Laisse moi rire ! T'es qu'un enfoiré ! T'as laissé crever Maman et t'as fait assassiné Lilith !

Erazël Stark ouvrit grand les yeux, effaré que son fils sache la vérité. Il prit cependant un air innocent.

-Je ne vois pas de quoi tu...

-Oh que si tu vois de quoi je parle ! T'as cru quoi ? Que j'étais demeuré ? J'ai remarqué l'écusson de ta famille sur la cape du connard qui l'a tuée !

-Ça ne prouve rien, Sorayel ! Maintenant, je te prit de bien parler à ton père ! Je me fais vieux et tu es mon seul héritier, et par conséquent, mon successeur direct pour mon entreprise.

-Va te faire foutre !

Sorayel se retint de le frapper. Lilith lui avait toujours conseillé de garder son calme, il suivait ses conseils.

-Sorayel tu es mon fils ! Je t'ordonne de rentrer à la maison ! Cria son père.

Puis, se calmant, il ajouta :

-Nous sommes semblables, toi et moi ! Tu ne peux pas vivre avec le maigre salaire d'un infirmier scolaire. Si tu me suit, tu seras riche !

-Rien à branler.

Suite à ces mots, Sorayel se retourna et s'en alla à grands pas.

-Tu me brise le cœur !

Sora s'arrêta, se retourna vers son père, et esquissa un rictus de haine.

-Oh, ça doit pas te changer de d'habitude ! Tu survivra, les rats ont la vie dure !

La pire souffrance est dans la solitude qui l’accompagne.


Sirotant une tasse de café, Sorayel Stark, médecin infirmier scolaire de Fedelmid, profitait de sa pose bien méritée. Il avait lui même exigé avoir une pause d'une demi heure à partir de seize heure et Chryseis le lui avait accordé. Il s'en portait par conséquent très bien.  Ses pieds posés sur une autre chaise face à lui, somnolant à moitié, il n'entendit pas les coups frénétiques frappés à sa porte. Ce fut lorsque plusieurs personnes entrèrent sans son autorisation que Sorayel perdit son calme.

-Nan mais vous vous croyez où, comme ça ?! Z'avez pas vu la pancarte sur la porte ou quoi ?

-Si, si, répliqua l'un des membre du personnel avec agacement, « Ne pas déranger ! ». Seulement, on vous dérange pour une urgence !

Sorayel porta un coup d’œil intrigué sur l’objet de leur crainte. Il avait apporté avec eux une gamine rousse qui semblait assez mal en point... Et super maigrichonne. " Anorexique. Pauvre gosse, elle a pas choisis la meilleure des vies." L'infirmier soupira.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé avec celle-là ?

-Elle a tenté de suicider, explique l'un d'eux.

Sorayel hocha la tête avant de les faire sortir pour s'occuper de sa nouvelle patiente.

-Une suicidaire, grogna-t-il, v'là autre chose... Je sens que je vais souvent la voir traîner par ici.

En revanche, étant une Vampyr, la gamine, qui s'appellait Ellanna, se régénérait toute seule, et par conséquent, Sorayel se sentait peu inutile. Il se contenta de préparer un anti douleur et de lui mettre des bandages aux endroits les plus abîmés. Quand elle se réveillerait, il lui ferait la morale et il serait ENFIN tranquille.

C'était du moins ce qu'il pensait avant qu'elle ne se réveille. Plus le temps passait, plus il l'appréciait déjà plus que la plupart des autres élèves. Elle, elle savait ce que voulait dire souffrance.


  

   ©️ FICHE CRÉÉE PAR REIRA DE LIBRE GRAPH'
  


Dernière édition par Sorayel A. Stark le Jeu 19 Fév - 21:08, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.   Dim 21 Déc - 19:23

Bonjour messieurs!
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Danger ambulant
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MessageSujet: Re: N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.   Ven 26 Déc - 1:19

Finiiiiii ! Enfin


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Merci pour les cadeaux 8):
 
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MessageSujet: Re: N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.   Ven 26 Déc - 16:33




Félicitations, Tu es VALIDÉ



Tu rejoins le Personnel

Bienvenue parmi nous Sorayel Alexis Stark ! Tu es maintenant Validée, ce qui te donne accès au forum entier, et notamment à la partie consacré au RP, ainsi qu'au Flood. Mais n'allons pas trop vite en besogne tu veux ? Il y a quelques endroits où tu dois impérativement te rendre avant de faire le fou un peu partout.
Si jamais tu n'as ni amis ni curly, alors va faire un tour par ici, tu pourras y faire quelques connaissances : ce sont les demandes de liens !
Si tu n'es pas capable de discuter avec des gens sans tout organiser au préalable, rends-toi par : ce sont les demandes de RP.
Et enfin, pour pouvoir décider de tes éventuels colocataires, rends-toi à cet endroit. Parce que c'est dur de supporter une année entière des gens que tu ne peux pas encadrer !
Allez, un dernier truc pour la route ? Oui ! Pense bien à remplir ton profil, notamment pour qu'on connaisse ta classe, c'est important, et n'oublie surtout pas de venir recenser ton avatar par là !

Bon jeu !
Validation
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» Shanna, Carter & Juan + N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.
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