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 La vie, c'est une pute : elle se permet d'être ironique avec toi et t'enfoncer toujours plus bas dans ton propre malheur || Anarchy prez' || U.C

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MessageSujet: La vie, c'est une pute : elle se permet d'être ironique avec toi et t'enfoncer toujours plus bas dans ton propre malheur || Anarchy prez' || U.C   Lun 2 Fév - 7:43


 

 
Anarchy Luka Adams

 
 

 
Informations

  Nom Complet :: Anarchy Luka Adams
  Surnom :: Enfoiré, connard ... Vous avez d'autres questions, ou je peux continuer ?
  Date de Naissance ::  11 Septembre
  Race :: Lycanthrope Loup-Garou
  Sexe :: Cette question ...
  Âge :: 19 ans
  Orientation Sexuelle ::  Franchement ? Rien à battre !
  Classe ::  Tu recevras un questionnaire une fois ta présentation terminée. Tu le rempliras, et on t'annoncera ta Classe lors de ta validation c:
 Année de Cours :: 8ème année
 
Derrière l'écran

  Comment as-tu découvert le forum :: Ahaha, Nex, remercie-toi toute seule
  Comment le trouves-tu ::  Très joli, mais il devrait y avoir plus de codage au niveau des catégorie et du profil
  Tes disponibilités :: Je suis ici tous les jours ou presque ~
  As-tu lu le règlement ? ::  Naaaaaaan, pas du tout...
   Si oui la preuve :: La preuve que je ne l'ai pas lu : "Auto-validatioooooon" Je suis une criminelle
  Autre ::  Ici Sorayel pour vous dire que Anarchy est mon TC ~
 
 
 
Miror, miror

Ton corps se dégrade de jours en jours, et tu subis de plus en plus les affres du temps. C'est ironique de voir à quel point t'as changé, ton corps s'est modifié, s'est transformé au fil des années qui t'ont métamorphosé. Tu es beau, mais tu ne t'en es jamais rendu compte, parce que t'a toujours été quelqu'un de bien, et que t'es vraiment modeste. Pourtant, tu es beau. Tout le monde se le dit dans ton dos, on te regarde. Les filles rêvent toutes -du moins, les gamines du genre fan-girl, les pimbêches qui ne savent faire rien d'autre de leur vie que de tomber amoureuses, et les autres sans personnalité - de sortir avec toi, ou du moins, de passer juste une nuit en ta compagnie. Mais t'es quelqu'un de bien, et tu ne t'en rends pas compte. Je te le répèterais jusqu'à la mort, t'es beau et ça, ça a détruit ta vie.

Tes yeux, ils sont magnifiques, tu sais ? Je les ai toujours aimé... Ils ont été emplis d'une infinie tristesse. Moi qui était si con, j'ai jamais été foutu de voir à quel point t'allais mal. Pourtant, maintenant que j'y pense, ils étaient toujours froids, que tu sourie, que tu sois en colère ou que tu sois fatigué, ils gardaient toujours cet air mélancolie au fond. Cette couleur bleu sombre, si captivante et si froide, je l'avais toujours admiré dans l'espoir d'y voir un éclat de bonheur. Mais j'ai regardé en vain, et tu n'as jamais manifesté la moindre joie. Tu gardais constamment les sourcils froncés, trainant avec toi cet air sévère et dur, mais tu n'en es rien, n'est-ce pas ? Cette expression sur ton visage, je ne savais pas pourquoi, mais je la trouvait belle. Un mélange de colère, de tristesse et d'indifférence. C'était ce que j'aimais le plus chez toi. Tes lèvres n'esquissaient jamais un sourire, et quand elle le faisaient, j'étais trop aveugle pour voir que tout était factice. Ton comportement n'était qu'une illusion.

Tes cheveux, j'en était presque jaloux. Ils étaient d'une douceur incomparable et toujours plaqués en arrière, parce que t'avais jamais aimé les avoir dans les yeux. Je te comprend, j'ai essayé de te ressembler, et je me suis laissé pousser les cheveux, mais c'était pas si pratique. T'étais blond. Un blond virant dans les châtains, mais c'était ce qui faisait tout ton charme, hein ? Ton allure générale était élégante, et j'admirais cette partie de toi aussi. J'en étais jaloux, mais je t'aimais tellement putain, je t'aimais tellement. T'était ce genre de mec à l'allure discrète et sobre, mais qui dégageait une aura royale. T'était pas spécialement musclé, ni très grand, t'étais juste toi, et ça, je le respectais. T'étais de ceux qui ne rentrent pas si facilement dans le moule, qui étaient libres comme l'air et qui ne laissaient personne leur dicter leur conduite. Mais je me trompais. T'étais enchainé. Et j'étais trop bête pour m'en rendre compte.

T'avais des mains délicates. J'aimais bien les prendre dans les miennes pour les toucher. T'avais une peau soyeuse, bordel, c'en était ahurissant. Ça aussi, ça me dégoutait. A penser que t'étais parfais, je me suis leurré sur ton compte sans savoir qui t'étais vraiment. Quand je les ai vue, les marques, dans ton dos... J'ai chialé tu sais ? Ça m'a écœuré. Toi qui était si jeune à l'époque, quel monstre avait pût infliger ça à un enfant ? Tout ton dos avait été criblé de coups, de bleus, d'hématomes, de lésions diverses et des cicatrices incurables. Comment avais-je pu me laisser emporter en te racontant sans cesse que tu étais la personne la plus merveilleuse au monde sans savoir que tu avais mal ? Tu as du tant souffrir quand je t'ai dis ça. je suis tellement désolé, si tu savais...

Je t'aime.
 
Spirit

Froidn.m, adjectif qualificatif

T'étais quelqu'un de froid. Ce n'était pas vraiment de ta faute, c'était dans ta nature d'être comme ça. Tu ne pouvais pas t'empêcher de glacer l'ambiance à chaque fois que je présentais quelqu'un. Tu n'étais pas jaloux, loin de là, mais t'étais un mec qui lançait des regards glaciales sans le vouloir, qui gelait l'air sur place quand tu parlais ou bien même avoir un comportement polaire. Tu semblais toujours indifférent, impassible, comme si le reste du monde t'étais étranger.

Distrait n.m, adjectif qualificatif

Quand on te parlais, tu avais l'air toujours ailleurs. Pas que tu te fichais de ce qu'on te racontais, mais simplement parce que tu étais souvent déconcentré par le décor qui t'entourais. T'étais comme ça, c'était fini par devenir une habitude pour moi. A l'époque, je ne m'en souciais pas tellement, mais à présent, je me demande bien à quoi tu pouvais penser. Peut-être sombrais-tu dans les méandres de ton esprit, explorant un monde connu de toi seul, et que les mots que nous prononcions ne t'atteignaient plus.

Mélancolique n.m, adjectif qualificatif

J'ai honte. Tu sais pourquoi ? Parce que à l'époque, quand tu me faisais un faux sourire en me mentant, m'affirmant que t'étais heureux, je te croyais. Mais tu n'étais pas heureux. Ça se voyait comme un nez au milieu de la figure. Tu n'étais pas heureux, et jusqu'à maintenant, j'étais incapable de m'en apercevoir. Il suffisait juste de poser un regard sur tes yeux pour se rendre compte qu'ils n'étaient habités que par un vide sans nom, qui vous aspire tout entier et qui vous met mal à l'aise, parce que tes yeux reflétait ce que tu étais. Tu étais vide. Tu étais malheureux. Et moi, comme un con, je continuait de me plaindre au moindre soucis sans importance, et tu souriant. Sourire mensonger. Tu as essayé de te foutre en l'air une fois... Tu te souviens ? J'ai effacé cet événement de ma mémoire parce que je pensais, comme tout le monde, que ce n'était qu'une crise de passage. Mais ce n'était pas que ça ? Tu n'en pouvais plus. Et je n'ai pas été capable de te rattraper dans ta chute.

Silencieux n.m, adjectif qualificatif

Tu n'étais pas quelqu'un de très bavard. Remarque, c'est pas plus mal car quand je lançais une discussion, c'était toujours moi qui parlait pour deux. Tu n'avais pas besoin de parler pour que je te comprenne. Nous étions coordonnés tels une seule âme. Mais c'était ce dont j'étais persuadé jusqu'à ce que j'apprenne la vérité. Tu savais tout de moi, parce que je passais ma vie à te raconter mon univers dans les moindres détails, tandis que toi, tu ne me disais rien sur ton compte. Je ne savais pratiquement rien de ce qu'il se passait dans ta tête, ou de ton passé, ou bien même de ce que tu faisais pendant les vacances. De toute manières, comment aurais-tu pu me dire que tu te prostituais en dehors des cours ?

Méfiant n.m, adjectif qualificatif

Tu étais prudent avec les autres. Voir même très méfiant. Tu n'accordais pas ta confiance à n'importe qui. Et cela pouvait durer le plus longtemps possible jusqu'à ce que tu lui fasse confiance. Tu as toujours été comme ça, et je pouvais pas changer cette part de toi. Je passais mon temps à me moquer de toi et à te dire que cette méfiance étais tout bonnement injustifiée. C'est vrai, après tout, j'ai toujours été un mec naïf et crédule. C'est toi qui aurais du te foutre de moi. J'ai passé ma vie à faire confiance à autrui sans savoir qu'on pouvait se servir de moi aussi facilement.

Réaliste n.m, adjectif qualificatif

Je te reprochais toujours de voir le mauvais coté des choses. La vérité, c'est que tu voyais le vrai du faux dans tous ce tas de conneries et que t'avais les pieds sur terre quand moi je rêvassais comme un abrutit. Tu te moquais jamais de moi, parce que tu m'aimais, je crois. Quand je t'affirmais que la misère, tout le monde pouvait s'en sortir si on s'en donnait les moyens et que les prostitués étaient juste des fainéants qui ne faisaient aucun effort pour se sortir du trou. Ce jour-là, tu aurais du me gifler. Oui, tu aurais du, mais tu ne l'as pas fait et tu t'es contenté de me sortir un "pense ce que tu veux, le jour où tu sauras vraiment ce qu'est la misère, tu prendra une sacrée claque". Et je me suis foutu de ta gueule, comme d'habitude.

Je suis désolé. Je te méritais pas. Adieu, je t'aime.
 

 
Diary

Deux corps collés l'un contre l'autre dans la semi obscurité, leur souffle saccadé s’entremêlant et se démêlant dans un rythme endiablé et terriblement brûlant. Leurs lèvres s’effleuraient pour ensuite s'éloigner, pour mieux se retrouver dans la seconde qui suivit cette séparation éphémère, et leurs doigts se croisant entre eux, pour ensuite se décroiser, et parcourir avec délicatesse le visage de l'autre, pour de nouveau délaisser le tout pour parcourir brièvement ses bras avant de s'accrocher à la taille de l'autre et de ne plus le lâcher. La peau du plus âgé était brûlante, due à sa nature bestiale donnée à tous les lycanthropes en ce monde. L'autre avait la peau aussi froide que la neige au petit matin. Ces deux-là, si différent de par le physique que par le caractère, se complétaient. Anarchy était un garçon associable de nature qui ne parlait que très peu, mais à qui sa popularité auprès de la gente féminine ne dérangeait pas plus que ça. Sa partenaire était l'une de ses groupies, et, il fallait l'avouer, l'envoyer paître lorsque celle-ci tentait de le charmer aurait était un choix alléchant, mais Anarchy n'était pas quelqu'un de méchant par nature, alors il avait accepté de la garder auprès de lui pour une seule nuit, après quoi il n’endenterait plus jamais parler d'elle. C'était entre autre un marché équitable, et au moins, il aurait la paix pour un long moment. Et les voilà, tous les deux dans chambre plongée dans le noir, cette fille dont le nom lui échappait assise à califourchon sur lui, affalé sans plus de conviction dans un fauteuil. Et ce fut lorsqu'il s’apprêtait à passer ses mains dans le dos de la demoiselle pour lui ôter son haut que la porte s'ouvrit à la volée, faisant entrer la lumière du couloir dans la pièce, aveuglant au passage Anarchy, qui protégea ses iris à l'aide de son avant bras, délaissant totalement sa partenaire. Un jeune homme de taille moyenne, cheveux bouclés, plongeant en cascade dans sa nuque, et noirs, entra, les mains plongées dans les poches de son jean, l'air moqueur.

-Oï, Anarchy, on avait dit quoi à propos des filles que tu dragues ?

Ce dernier esquissa un sourire, et passa les bras derrière sa tête, fermant les yeux au passage. Le poids qui lui pesait sur les jambes se retira, et Anarchy rouvrit une paupière pour voir la jeune fille s'incliner devant lui pour s'excuser, ce qu'elle fit d'une toute petite voix étranglée par la honte, puis attrapa son manteau et ses chaussures avant de filer à l'anglaise, laissant le blond et son colocataire seuls. Ce dernier ferma la porte derrière lui et alluma la lumière, inondant la pièce. Anarchy grogna, les yeux n'étant pas encore à cette soudaine clarté, et se redressa sur son siège, passant ses mains sur son visage en poussant un soupir soulagé.

-Bon sang, fit l'autre en riant, j'suis jaloux, tu peux pas savoir à quel point.

-De quoi ?

-Fais pas l'innocent, tu sais très bien de quoi je parle !


Anarchy haussa les épaules et préféra ignorer le brun qui à présent ricanait comme un idiot, planté au milieu de la pièce sans avoir l'air de vouloir bouger. Anarchy rouvrit les yeux, et se leva, agacé, pour aller se diriger jusqu'à son lit et s'y jeter grossièrement, enfouissant son visage dans la fraîcheur de ses draps. L'autre vint s’asseoir à ses cotés et s'affala à son tour, les bras pliés derrière le crane fixant le plafond comme si il s'agissait d'une chose très importante. Le propriétaire du lit ne sembla pas apprécier la présence de son camarade et tenta de le pousser hors dudit lit, en vain, car le colocataire ne sembla pas décidé à bouger et pire encore pour Anarchy, il se vautra sur lui comme si de rien était, se servant du blond comme oreiller.

-Nathan, t'es lourd …

-Roooh, je suis si chiant que ça ?

-Non, ce que je veux dire, c'est que tu pèse ton poids...

.
.
.

« - Dites-moi, Mère …

Une femme rigide tourna un regard froid vers l'enfant qui se tenait face à elle. Il avait une mine boudeuse, mais la tristesse et l’incompréhension prenaient le dessus dans son regard. Cette dernière, dotée d'un chignon serré sur le haut de son crane, le visage dur et strict reflétant sa rigidité exagérée. Cette femme était Maria-Rose Adams, la femme du riche notaire André Adams. L'enfant était l'unique fils qu'il lui restait. L'autre avait fuit la maison familiale et ses obligations en tant qu’aîné pour aller faire des études de notaire à Simanei, capitale Idesyam. Et Anarchy, tout enfant qu'il soit, était devenu par conséquent le nouvel héritier de cette riche famille de notaire. Son seul réconfort se trouvait dans la personne de sa petite sœur, Irina, d'une année sa cadette, et ignorée du reste de sa famille pour son handicap cuisant. Car depuis sa naissance, son seul défaut résidait dans le fauteuil roulant qui lui permettait de bouger, ses jambes ne pouvant la porter qui il se devait d'être. C'était pour cela qu'elle était recluse dans une aile interdite du manoir familial, considérée comme une honte terrible chez les Adams.

-Qu'y a-t-il, mon fils ?

Retour à la réalité. L'enfant baisse les yeux, confus. Sa mère, droite comme un piquet, se tourne vers lui, et lui attrapa les épaules, les serrant fort entre ses mains osseuses et acérées comme des griffes de harpie. Anarchy relève les yeux, grimaçant de douleur.

-Mère, quand rentrera Père et Arthur ?

La gifle partit d'un coup, sans prévenir. L'enfant passa une main tremblante sur sa joue meurtrie, rendue rouge sang par l'impact violent. Des larmes perlaient dans les coins de ses yeux, mais fier, il les retint de justesse, ne voulant pas pleurer devant sa mère. Qui sait ce qu'elle pourrait faire en voyant son fils si faible d'esprit. Cette dernière se redressa et retourna s'asseoir au rouet sur lequel elle travaillait depuis à présent deux heures et quelque minutes, le regard rivé sur la baie vitrée du grand salon. A travers, on pouvait voir la grand cour au dehors, et le chemin menant à leur manoir. Les plaines vertes et les collines couvertes de pommiers s'étendaient à perte de vue autour de la résidence de la famille Adams, et quant il ne se réfugiait pas auprès de sa jeune sœur lorsqu'il était triste, il allait s’allonger sous un des pommiers à admirer le ciel bleu.

-Ton père rentrera dans l'après-midi, fit la vielle femme aigrie, quant à ton traître de frère …

Un silence pesant s'installa, et Anarchy sut qu'elle ne dirait pas plus. Déçu, car savoir son grand frère rentrer le soulagerait grandement et connaître la date de son retour au manoir était la seule chose qui l'importait. Le blond tourna les talons, de fort mauvaise humeur, et ouvrit la grande porte en bois de chêne gravé avant de disparaître dans le couloir. Ses pas résonnaient dans la dédale, et flânant dans la demeure, laissant son regard parcourir les nombreux tableaux accrochés aux murs, et ses pieds traînant sur le long tapis bleu, Anarchy ne se rendit pas compte qu'il avait finit par arriver dans l'aile privée de sa sœur Irina. Timidement, il frappa timidement à la porte, attendant la réponse de la plus jeune, qui ne se fit pas tarder, et, tendant l'oreille, l'enfant entendit les crissements des roues du fauteuil roulant d'Irina, et à la seconde d'après, la porte s'entrouvrit dans un bâillement aigu.  

-Anarchy !

Sa sœur était rayonnante, et un sourire barrait son doux visage. Elle avait ses longs cheveux roux coiffés en deux tresses ramenées en avant sur ses épaules, laissant échapper quelques mèches ondulées. Irina était la seule de la famille Adams à ne pas être rousse, et elle s'en portait à merveille. Ses grands yeux vers allaient de paire avec sa chevelure de feu. Sa différence avec le reste de la famille était telle que André Adams avait été persuadé que sa femme l'avait trompé avec un autre. Ce qui n'était pas le cas, car Irina avait la même marque de naissance distinctive à tous les Adams.

-Qu'as-tu donc, mon cher frère ? Tu sembles soucieux … Raconte moi ce qu'il ne va pas !

Anarchy parut un moment surpris, puis entra dans la chambre se sa sœur, la porte se refermant derrière lui. La plus jeune roula vers la table, et signe lent de la tête, l'invita à s’asseoir en face d'elle, ce qu'il fait sans adresser un seul mot. Elle lui servit une tasse de thé.

-Mary m'a préparé du thé à la menthe, il est encore chaud. Tu en veux ?

Il acquiesça, et esquissa un sourire à la sœur qui semblait si heureuse de le voir. Elle qui se sentait si seule dans cette partie froide et reculée du manoir, sans amis, ni membre de sa famille à qui parler. Avant, c’était Arthur qui venait sans cesse la voir pour prendre de ses nouvelles, et depuis que celui-ci avait fuit leurs parents, c'était à Anarchy, d'assumer cette tache.

-Mère ne veut toujours pas me dire si Arthur rentrera bientôt.

-Ne t'inquiète pas mon frère, je suis sûre qu'il ne nous laissera pas tomber !


Et à la suite de ses paroles, elle lui tendit sa tasse avec un grand sourire encourageant.


.
.
.

-Hey, Anarchy !

Ce dernier préféra ignorer son colocataire, filant jusqu'à la bibliothèque pour terminer sa dissertation sur les anciennes lois du monde elfique. Bien entendu, l'autre ne semblait pas avoir envie de lâcher l'affaire, et le rattrapa en quelques enjambées. Le blond le toisa avec mauvaise humeur, mais ne dit pas un mot avant de continuer sa route, ignorant Nathan, qui resta planté au milieu du couloir, sonné par tant de froideur de la part de son ami.

-Dis moi au moins pourquoi tu veux pas me parler !

Anarchy ralentit le pas, jusqu'à stopper tout mouvement, et se retourner vers son colocataire, surpris. Le ton employé par le brun était plus dur que d'habitude, et son regard traduisait l’incompréhension et la déception. Le loup-garou le fixa quelques secondes, agacé, puis revint sur ses pas avant de se planter, droit, face à son son ami, et hausser les sourcils, voulant savoir ce qu'entendait Nathan par « Ne pas vouloir lui parler ». Ce dernier releva les yeux vers le blond et fronça les sourcils.

-Dis moi pourquoi tu me fuis !

-Je te fuis pas, crétin !

Le visage de l'autre se durcit et Anarchy vit clairement ses poings se serrer, jusqu'à ce que les jointures finirent pas virer au blanc. Il fit mine de lui porter un coup, mais Anarchy, loin d'être aveugle, esquiva sans problème, et l'autre trébucha avant de se reprendre et de se retourner, furieux. Cette fois, il esquissa un sourire qui ne sembla pas plaire à Anarchy, qui comprit trop tard, et se prit se genoux de Nathan dans les cotes, et le souffle coupé instantanément, il se replia sur lui même, et recula.

-Me prends pas pour un con ! Je vois bien bien que tu m'évites !

L'autre se mordit la lèvre inférieur, puis se retourna et de tout évidence, il était de très mauvaise humeur et disparut dans le labyrinthe qu'était Fedelmid, laissant le brun seul, les yeux écarquillés et sonné par son accès de colère. Ce dernier se mit à trembler et passa une main sur son visage en soupirant.

-Mais qu'est-ce que j'ai encore fais …

.
.
.

Le souper en famille était une chose que le jeune Anarchy détestait. Tout d'abord parce qu'il était en tête à tête avec sa mère, et qu'en prime il n'avait ni le droit de parler, ni le droit de quitter la table tant que sa mère n'avait pas terminé son propre repas. Cette fois-ci, son père était rentré, et l'avait salué brièvement avant d'aller parler avec sa mère, le laissant seul à nouveau. Cet homme n'était même pas allé voir sa jeune fille, seule, prisonnière dans sa tour d'ivoire, et avait préféré s'enfermer dans son bureau pour travailler, rendant Marie-Rose Adams encore plus stricte et plus désagréable encore. Ce soir-là, pour la première fois depuis des mois et des mois, ils dînaient en famille, et à la grande surprise de tout le monde, Irina avait été invitée à dîner. Anarchy s'inquiétait. Irina, qui d'habitude était ignorée par tous, et dont même les servantes se moquaient, à l’exception de Mary, sa gouvernante, qui malgré sa rudesse avait beaucoup d'affection pour la petite, n'avait jamais été invité à manger avec le reste de la famille. Jamais elle n'avait quitté l'aile qui lui était réservée. En ce moment même, il était avec Mary et Irina, dans la chambre de celle-ci, pour lui trouver une tenue qui serait susceptible de plaire à leur père, pour qui celui-ci soit plus indulgent avec sa fille et qu'il lui accorde le droit de vivre avec le reste de sa famille.  

-Que pensez-vous de cette robe-ci, Mademoiselle ?

Mary tendait à la demoiselle une robe à dentelle et à froufrou bleu ciel, mais Anarchy, qui ne semblait pas convaincu, fouilla avec acharnement dans le placard de sa sœur pour en sortir une robe d'été verte sans manche et dont le col était brodé de fils doré. Le bas de la robe devait s’arrêter, à quelques centimètres près, au niveau des chevilles de la plus jeune, et le bas, tout comme le col était brodé. Avec la robe, il y avait des souliers vernis de la même couleur que la robe. Mary fronça les sourcils.

-Cette est robe est bien trop déshabillée, elle ne risque pas de plaire à votre mère.

-Je me fiche de ce que pense Mère, fit Anarchy, cette robe met en valeur les cheveux de ma sœur, c’est pour cela que je pense que le vert lui ira bien mieux que le bleu.

La gouvernante renonça à raisonner le jeune garçon, et lui fit sortir pour habiller Irina, qui semblait contente du choix de son grand frère. Lorsqu'il ft de nouveau autorisé à entrer, le blond esquissa un sourire en voyant la plus jeune, vêtue de la robe et ses souliers, un coté de sa tête tressé à la manière du village traditionnel dont Mary était issue. Le reste de ses cheveux, tressés aussi, avait été ramenés en une chignon, rattaché par un ruban, vert lui aussi. Un collier en or, incrusté d'une pierre jade lui pendait au cou et de discrètes boucles d'oreilles avaient été accrochées à ses oreilles. A sa main droite, il y avait une bague en or que Arthur lui avait offert lorsqu'il était encore ici. Cette bague était couverte d'une écriture que ni Anarchy, ni Arthur, ni même Mary n'avait su lire, car étant écrit dans une langue utilisée uniquement par un seul clan de la foret de Fenrir, personne d'autre que les membres de ce clan ne savait la déchiffrer.

-Bien, maintenant que tu es prête, nous pouvons y aller.

Irina fit un sourire radieux, et tendit la main à son frère, qui l'attrapa, et s'inclina devant elle. Mary la prit dans ses bras à la manière d'une princesse, et la porta jusqu'à la salle à manger, l'asseyant avec mille précaution sur un fauteuil à coté de son frère, et les laissa tous les deux, attendant que leurs parents arrive. Conversant à voix basse, ils n'entendirent pas Mr. Et Mme Adams arriver, et lorsque ceux-ci débarquèrent dans la salle à manger, faisant claquer les portes en bois de frêne au passage, Irina se redressa brusquement et fit un sourire gêné, donnant un coup de coude à Anarchy pour qui celui-ci fasse de même. Les deux adultes, ne faisant pas réellement attention à leurs propres enfants, s'assirent en bout de table, et André Adams frappa deux fois dans ses mains et des servantes affluèrent, apportant de nombreux plats, exotiques ou non, de pays et de régions différentes, et servirent à boire aux maîtres de maison ainsi qu'aux deux enfants. Une des domestiques s'approcha d'Irina, la carafe d'eau en cristal à la main, et, faisant mine de trébucher, renversa le contenu du récipient sur les genoux d'Irina, qui, sous le coup de la surprise, lâcha un hoquet de terreur, et écarquilla les yeux. La servante s'excusa piteusement, mais Anarchy voyait pourtant bien l'hideux petit sourire satisfaire apparent sur son visage, ainsi que sur celui de sa mère.

Mary arriva bien vite pour éponger la si jolie robe de celle dont elle s'occupait, confuse, et furieuse contre sa collègue qui s'était discrètement éclipsée. La tâche était apparente sur le tissu, et Anarchy voyait bel et bien les larmes que retenait sa jeune sœur, pourtant si décidée à plaire à ses parents. Pourquoi Diable sa mère avait commandé une servante pour faire ce genre de sale besogne, et humilier sa propre fille à ce point.

-Quel malheureux incident, fit cette dernière en agitant son éventail en soie.

Anarchy la foudroya du regard, et par chance, la vielle femme ne s'en rendit nullement compte et continua de parler à voix basse avec son mari. Lorsque le repas fut fini, la tâche commençant tout juste à disparaître, Mr. Adams se releva et congédia tout le monde dans la salle sauf sa propre famille. Bien que réticente, Mary sortit de la pièce avec un dernier regard soucieux pour sa protégée. Irina lui fit un signe de la main, avec un sourire léger, et tourna la tête vers ses parents. Son frère s'inquiétait pour sa sœur. Il voyait bien qu'elle angoissait, bien qu'elle n'en laissait rien paraître ? Après tout, n'était-il pas son frère protecteur ? N'était-il pas celui qui était le plus proche d'elle si on ne comptait pas Mary et Arthur ? Marie-Rose Adams se leva à son tour, sa carrure squelettique lui donnait des airs de vielle sorcière famélique, et il paraissait si étonnant que aucuns e ses enfants ne lui ressemble. Ses deux fils avaient les traits et la couleur de cheveux de leur père, et l'unique fille était bien différente du reste de sa famille.

-Bien, fit André Adams, Irina, nous avons une grande nouvelle à t'annoncer.

Cette dernière braqua un regard plein d'espoir sur son père, un sourire encourageant qui leur était adressé. Elle débordait de bonheur et d'angoisse, Anarchy le savait. Il le sentait. Elle en tremblait.

-Pour unifier nos deux famille, nous avons décidé d'accepté tes fiançailles avec le fils aîné des Federson. Il a seulement cinq années de plus que toi, je suis persuadé que vous allez très vite vous entendre.

Anarchy manqua de tomber de chaise, mais l'état de sa petite sœur était bien plus grave. Son sourire s'était immédiatement effacé de son visage angélique, et ses yeux s'étaient écarquillés de terreur, sa bouche restant entrouverte comme si elle voulait répliquer, mais aucun son ne franchissaient les barrières de ses lèvres. Ce n'était pas étonnant. Karl Federson, fils aîné des Federson, était réputé pour sa violence et sa cruauté. Le fait qu'elle soit handicapée ne jouerait pas en sa faveur, et qui sait ce qu'il pourrait lui faire une fois mariés.

-Lorsque tu auras seize ans, continua-t-il, nous t'enverrons chez eux, et tu concluras ton mariage avec lui. Tu devras lui donner un fils, puisqu'il sera le futur héritier. Tu es notre seule fille, il est de ton devoir d'accomplir ceci.

-Je ne m'opposerais pas à votre décision, Père, murmura Irina en tremblant.

Des larmes roulèrent sur ses joues, et l'air victorieux de Marie-Rose Adams n'arrangea pas à la fureur d'Anarchy, qui se releva brusquement et tapa du poings contre la table, et cracha à ses parents des mots pleins de haine.

-N'avez-vous pas honte ? Quels parents êtes-vous pour ignorer votre fille durant toute sa vie, et que pour la première fois où vous dînez avec elle, vous lui annoncez que vous la vendez à un monstre ?!

-Anarchy, je te prie de montrer du respect à ton père, cria sa mère avec colère.

Celui-ci quitta la table en courant, lançant un dernier regard plein de rage vers ses géniteurs, et leur lança un dernier message d'adieu.

-Je vous hais !


.
.
.

Nathan était de mauvaise humeur. Voilà une semaine que Anarchy le fuyait comme la peste, et hier, il avait commit l'irréparable en le frappant. Le brun s'en voulait terriblement, mais pas moyen de mettre la main sur son ami. Celui-ci n'était pas rentré la nuit suivit l'incident, et Nathan se doutait à moitié que ce dernier était allé se réfugier chez une de ses conquêtes. Pestant contre le monde entier, il préféra traîner dans le parc à lancer des pierres dans l'eau plutôt que de rentrer dans sa chambre pour faire ses devoirs. Il n'avait toujours pas fait sa dissertation sur les anciennes lois, et il craignait de récolter une heure de colle. Furieux contre lui même, il lança une énième pierre dans l'eau et s'accroupit au bord du lac pour y regarder son reflet. L'onde déformait ses traits, mais l'important y était : il était loin d'être aussi beau qu'Anarchy, alors comment pourrait-il lui plaire ? Car il devenait évident pour le jeune homme que de se rendre compte qu'il était tombé amoureux de son ami. Ils étaient colocataires depuis la première année, et dans la même classe depuis autant de temps. Leur amitié datait de cette époque.

Nathan finit par se lasser de ce petit jeu, et rassemblant ses affaires, il referma son manteau, et rentra directement au dortoir de sa classe. Cherchant la porte de sa chambre, ce dernier perçu un bruit sourd provenant de sa chambre au fur et à mesure qu'il s'en rapprochait. Lorsqu'il introduit sa clé dans la serrure, le bruit se stoppa et un silence lourd s'ensuivit. Au moment, où il ouvrit la porte, la noirceur de sa chambre l'inquiéta, et il finit par se dire que Anarchy avait du ramener une de ses groupies, comme d'habitude. Ronchonnant, de très mauvaise humeur, il s'avança de quelques pas dans la chambre et chercha à taton l'interrupteur. La lumière s'alluma brusquement sans qu'il ai eu à faire quoi que ce soit, et quelle ne fut pas sa surprise quand la lumière dévoila  Anarchy et une foule d'élève avec qui Nathan s'entendait à merveille.

-Surpriiiise, s'écrièrent-ils d'une même voix.

Le brun esquissa un sourire heureux, mais il ne comprenait pas pourquoi autant de monde s'était réunit ce soir plutôt qu'un autre.

-On fête quoi exactement ?

Anarchy eu l'air vaguement surpris, puis réprima un petite rire, et s'avança vers son ami, posant une main sur l'épaule du brun, lui répondant par la suite.

-Ton anniversaire, triple buse !

Nathan éclata d'un grand rire, et se gratta l'arrière du crane, confus. Et dire qu'il avait oublié son propre anniversaire. C'était pour ça que Anarchy l'évitait. Il avait organisé une fête pour son seizième anniversaire. Pour un peu, il pleurerait, mais il était hors de question de paraître faible devant le blond qui n'hésiterait pas à ce servir de cette scène pour se moquer de lui. Lorsque la fête débuta et que plus personne ne faisait plus attention à eux, Anarchy se pencha vers le visage de Nathan, et lui souffla à l'oreille quelques mots.

-Tu es en retard de 36 minutes et 12 secondes. Rentre en retard encore une seule fois et je te le ferais payer ~

Nathan frissonna, et gloussa. C'était une habitude chez eux de rentrer à seize heure pile. Il se dégagea de la poigne d'Anarchy, et, lui lança un dernier sourire narquois, se fondit dans la masse, et parti discuter avec la première fille venue, espérant échapper au regard de celui qu'il aimait depuis à présent un an. Cette dernière faisait la conversation pour deux, et même si Nathan était quelque de très bavard, il n'arrivait pas à en placer une. Finalement, il prit congé de la fille, et partit discuter avec quelqu'un d'autre, qui lui offrit un verre, puis un deuxième avant de partir danser avec une blonde décoloré qui tortillait de l'arrière train pour aguicher tous les hommes de la soirée. Anarchy cependant ne semblait pas du tout faire attention à la demoiselle est restait à l'écart en discutant avec une jeune fille que le brun ne connaissait absolument pas. Jaloux, il eu d'abord l'idée d’interrompre leur discussion, mais Anarchy semblait de bonne humeur, alors Nathan préféra détourner le regard et proposer un duel de boisson avec le premier venu.

Au fil des minutes, un petit groupe s'était amassé autour d'eux, pariant tout et n'importe quoi que Nathan perdrait. Mais celui-ci ne comptait pas abandonner, et même si son cerveau commençait à être embrumé par l'alcool. Finalement, l'autre perdit, et tomba par terre, complètement ivre tandis que les autres félicitaient le brun, qui tentait vainement de s'éclipser, rendu fiévreux par tant de bruit. Une main lui attrapa l'avant bras et le tira à l'écart. C'était Anarchy.

-Non mais regarde-toi, fit-il dans un soupir, tu est complètement saoul.

Sans comprendre ce qu'il faisait, il prit le visage de son ami entre ses main moites, et l'embrassa sans retenue. Il y eu un moment de vide, avant que le blond ne se dégage violemment et le repousse le plus loin de lui.

-Mais t'es pas bien ? T'es bourré au point de m'embrasser ? Tu es complètement irresponsable.

La haine était complètement visible dans son regard, et d'un voix emplie de rage, il ordonna aux invités d'évacuer, justifiant cela en annonçant que la fête était terminée. Peu à peu, les gens quittèrent la pièce, et tandis qu'Anarchy rangeait la pièce, Nathan ne bougea pas d'un pouce, resta là où son ami l'avait repoussé, et même quand la lumière s'éteignait et qu'Anarchy quitta la pièce, il resta complètement sonné à se demander ce qui lui avait prit.

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Anarchy courrait sans pouvoir s’arrêter. Sous sa forme canine, il se sentait toujours mieux, il se sentait libre, libre d'aller où il voulait. Il était allé demander à Mary de raccompagner Irina dans sa chambre, et s'était enfui. La landes et les collines lui semblaient étrangères à présent, et au fur et à mesure qu'il s éloignait de la demeure familiale, son cœur se serrait. Il irait chercher son frère et lui demanderait de bien vouloir prendre sa sœur avec lui. Il ne voulait pas rester avec cette famille si froide et si cruelle. Il refusait de prendre part à cette mascarade, il refusait de devoir affronter ce destin. Il ne voulait pas. Il ne voulait plus. Il chercherait son frère, et celui-ci prendrait sa sœur avec lui. Quand à Anarchy, il se débrouillerait par lui même, et irait chez son frère quand celui-ci aura eu son diplôme et qu'il aurait un travail, car il était hors de question d'être un poids en plus pour son frère, et que tant que celui-ci n'aurait pas les moyens techniques pour s'occuper de lui, il ne pourrait pas lui attirer d'ennuis.

Il était arrivé à Sêlini, capitale Lycanthrope. De là, il enverrait à son frère une lettre pour lui expliquer la situation et chercherait un endroit où passer la nuit. Les rues étaient bondées, et la nuit ne tardait pas à tomber, si bien que quelques étoiles apparurent dans le ciel, et la lune se dévoila. Anarchy préféra garder son apparence canine pour se fondre dans le décor. La capitale était réputée pour être dangereuse de nuit. Se faufilant discrètement dans l'ombre des rues, Anarchy finit par se perdre, et se retrouva sans savoir comment dans une petite ruelle sombre infestée de poubelle, et de rats. Un bruit le fit sursauter, et tandis qu'il reculait, il se cogna à quelqu'un. Un homme de grande carrure le toisant méchamment. Effrayé, l'enfant se dégagea et s'enfuit à toute vitesse. On le suivait. Lorsqu'il eu atteinte une arène, le loup fit une pause pour reprendre son souffle. Un murmure lui parvint aux oreilles.

-Hé, toi, le gamin, viens par là si tu veux pas te faire choper !

Intrigué, Anarchy tourna les yeux dans tous les sens possible savant de remarquer un plaque d'égout relevée, dévoila la tête d'une jeune fille qui lui indiquait de s'approcher. Méfiant, l'enfant fit à peine quelques pas dans sa direction, et s'arrêta, toisant le demoiselle. Cette dernière, semblait pressée, et ses sourcils se froncèrent quand elle vit que que le gamin qu'elle avait interpellé commençait à jouer avec ses nerfs.

-Dépêche toi Gamin, si ils te trouvent, je donne pas cher de ta peau. Allez, suis-moi !

Il finit par céder, et, reprenant sa forme humaine, se glissa dans la bouche d'égout. La jeune femme alluma une lanterne et la leva au niveau de son visage pour mieux y voir. Elle avait les cheveux noirs, longs et emmêlés, et un visage encore enfantin malgré les cernes qui soulignaient ses yeux gris. Un grand sourire barra son visage.

-Tu es mignon dis donc ! Tu t’appelles comment ? T'as quel âge ? Tu fais quoi ici ?

Tant question arrivèrent à l'oreille d'Anarchy, qui se renfrogna un peu avant de lancer un regard froid vers son interlocutrice, qui devait à peine avoir quinze ans. Elle était vêtue d'une cape noire et d'une robe sans manche élimée et grise.

-Je m'appelle Anarchy, j'ai 9 ans, et je suis venu ici pour me envoyer une lettre à mon grand frère et me débrouiller !

La jeune fille éclata d'un grand rire, et passa une main affective sur la haut du crane de l'enfant qui ronchonna encore un peu avant de se laisser faire.

-Moi, je m’appelle Samira Alaïs Daki, mais tu peux m’appeler juste Samira !

Un détail marqua Anarchy : cette fille avait le teint sombre et un fort accent étranger. Elle non plus e devait pas être originaire de la capitale, mais comme cette fille ne semblait pas décidée à parler d'elle, il préféra se taire.

-Tu dois avoir faim et soif. Sans compter qu'il est tard et que tu voudrais peut-être dormir, nan ?

Anarchy hocha lentement la tête, et prit la main qu'elle lui tendait. Rapidement, les égouts s'élargirent et une porte en bois sombre se présenta à eux. Samira frappa trois coups à porte et attendit. Une voix caverneuse se fit entendre de l'autre coté.

-Oui ? C'est qui ?

-Samira ! Je suis accompagnée.

La porte s'ouvrit, et un vieil homme dont la tête était enrubannée par un turban taché, se tenant à un bâton, se présenta à la porte, les accueillant avec un sourire. Anarchy vit avec horreur qu'il lui manquait une jambe. Le vieil homme remarqua le regard de l'enfant et cacha dans un geste protecteur, ne voulant choquer un garçon aussi jeune, sa jambe inexistant avec un pan de la couverture en peau qui recouvrait ses épaules. Il discuta un moment avec la jeune fille, et adressa même la parole avec enthousiasme au petit garçon qui le fixait avec curiosité. Il se trouvait qu'il était le ''passeur'' de cette endroit et que personne n'entrait sans son autorisation. Il n'avait pas de nom, on l'appelait tout simplement Le Passeur, mais la plupart des gens qui discutaient avec lui l’appelait Grand-Père, voir même Papy. Après avoir prit congé du Passeur, Samira attrapa la main de l'enfant et le traîna avec elle dans un grand rire. Le spectacle qui s'offrait à ses yeux était à le fois beau et désolant. Ce n'était pas le ciel qui surplombait cette ville, mais le toit des égout. C'était en somme une immense grotte en pente, et les maisons n'étaient que des bidonvilles, des maisons faites avec des matériaux réutilisés, les enfants jouaient dans le rue avec des vêtements abîmés, voir même déchirés pour certains, la seule lumière qui éclairait la ville était des vieux lampadaires et des Illumas volés. La misère ici y était désolante. Le sol était poisseux, et boueux à certains endroits, et ceux qui n'avaient pas la chance de trouver un abris dormait dans la rue à même le sol. Samira croisa le regard du blond, et fit un sourire triste. Anarchy se sentait malheureux pour tout ces gens.

La jeune fille stoppa le pas devant un bâtiment en béton effrité, peut-être un des rares à ressembler à bâtiment normal.  Une pancarte était dressée au dessus de l'entrée, et on pouvait y lire « Bordel de Uriah, ouvert 24h/24 ». Anarchy ne comprenait pas ce qu'était un bordel, mais l'air sombre de Samira ne présageait rien d'agréable. Ils rentrèrent sans un bruit. A l'intérieur, il y avait un bar et des tables, la fumée produite par les cigarettes était quasiment étouffante et un billard était installé en plein milieu de la salle. Il y avait de nombreux clients, assis sur des fauteuils ou dans des divans élimés, d'autres étaient au bars et d'autres encore jouaient au billard. Anarchy sentit la main de Samira serrer un peu plus la sienne, et elle tira un peu pour l'emmener vers une porte sur laquelle il était écrit « Entrée interdite, sauf personnel ». La jeune fille ouvrit la porte. Anarchy en conclut qu'elle travaillait ici. Mais pourquoi l'emmener sur son lieu de travail, ce qui n'avait pas l'air de l'enchanter, alors qu'elle pourrait l'emmener chez elle ?

-Madame Uriah ? Vous êtes là ?

Une grosse dame, dont l'âge semblait être avancé, émergea de derrière les tentures orangées, un porte cigare à la main, vêtue d'une robe fourreau fendue sur le coté au niveau des mollets, couleur carmin. Ses cheveux était attachés en chignon, retenus par un filet. Elle portait aussi une mouche en dessous de l’œil gauche, et ses lèvre étaient teintées par un rouge à lèvre pourpre. Elle toisa un moment Anarchy, avant de porter toute son attention vers son employée.

-Samira, que fais-tu avec ce morveux ?

L'interpellée baissa rapidement les yeux, et entoura les épaules du blond avec ses bras, comme dans un geste protecteur.  

-Madame, permettez moi de le garder avec moi, il n'a nulle part où aller.

La grosse dame éclata d'un grand rire semblable à un barrissement. Il ne la connaissait pas encore, mais Anarchy sentait qu'il détestait déjà cette Uriah de malheur. Cette dernière accepta la demande de Samira, mais en contrepartie, elle baisserait son salaire. Samira, bien qu'en colère contre sa patronne, sortit de la pièce, tenant toujours Anarchy par la main. Discrète, elle évita tout le monde dans la pièce principale et monta dans sa chambre par un escalier caché. Sa chambre se trouvait au grenier, et pour y parvenir, il fallait la clé de la trappe. C'était elle même qui l'avait. Elle l'ouvrit et fit monter Anarchy tandis qu'elle grimpait à son tour et referma à clé derrière elle, méfiante. La chambre comprenait un grand lit à baldaquin, avec un guéridon et une petite table. Le sol était couvert de paille sèche.

-Tiens, fit-elle en soupirant, assied-toi !

Ce qu'il fit. Elle fouilla dans le guéridon, et en sortit du pain et une gourde d'eau, qu'elle tendit à Anarchy avec un sourire encourageant, le même que celui d'Irina. L'enfant sentit son cœur se serrer, et il détourna le regard en maugréant un vague « merci ».


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Lorsque Nathan se réveilla, sa tête était aussi lourde qu'une enclume, et encore, c'était un euphémisme. Se massant les tempes tout en essayant de se rappeler de ce qu'il s'était passer. D'un seul coup, toute une série de souvenirs refit surface, lui donnant instantanément la nausée. Portant la main à sa bouche pour ne pas vomir, le brun se replia sur lui même. La fête. Les rires. Le bruit. Le duel. Le baiser. Il avait envie de se taper sa tête contre un mur. Non pire, il voulait se foutre en l'air, là maintenant. Anarchy le détestait à présent, s'était évident. Nathan s'en voulait terriblement, ce qu'il avait fait était impardonnable, tellement odieux... Il s'assit sur son lit, et, remarquant enfin la présence d'Anarchy qui le scrutait, il détourna le regard, rougissant au fur et à mesure. L'autre se leva. Nathan se recroquevilla encore un peu plus sur lui même, se mordant la langue pour ne pas parler. Anarchy s'arrêta à son niveau et le toisa avec sévérité. Le brun fuyait son regard avec soin et se releva brusquement pour aller s'enfermer dans la salle de bain, laissant Anarchy seul dans la pièce principale.

Dépité, il se laissa glisser contre la porte et enfoui sa tête entre ses genoux qu'il avait ramené près de lui. Il se passa quelque seconde avant qu'un crissement se fasse entendre de l'autre coté de la porte. Le blond, faisant de même que son ami, s'était assis contre la porte.

-Nathan …

Ce dernier se boucha les oreilles, terrifié par ce qu'il pouvait entendre, par le fait qu'il allait perdre son meilleur ami, le mec dont il était tombé amoureux …

-Nathan, reprit-il, est-ce que tu m'aimes ?

Le brun écarquilla les yeux, et ses glissèrent le long de son corps, sa tête cognant contre la porte. Des larmes roulaient le long de ses joues. Il ne voulait pas répondre. Il ne pouvait pas. Il n'y arrivait pas. Ces quelques mots, « oui, je t'aime » sembles si simple à prononcer, et pourtant, le simple fait d'y penser lui écorchait la langue. Sa mâchoire se contracta, il voulait être courageux, et lui avouer tous ce qu'il avait sur le cœur, ses moindres sentiments, la vérité, et pourtant …

-Non.

Il y eu un temps de silence, puis Nathan entendit Anarchy se relever et appuyer sa paume contre la porte.

-Désolé de voir que je ne t'attire que quand tu es ivre …

Et le silence reprit place. Et Nathan continuait de pleurer, prostré contre la porte de la salle de bain, seul à nouveau, peut-être même pour toujours. Sa fierté avait prit le dessus. Il se sentait pathétique.

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Anarchy épluchait les pommes de terres sur la table un petit saladier posé à coté de lui et les pommes de terres entreposées de l'autre coté. Un épluche-légume en main, il faisait tourner le légume entre ses doigts fins, chantonnant la chanson que Samira lui avait appris. De six ans son aînée, elle faisait office de sœur pour cet enfant un peu désorienté. Elle lui avait tout apprit, puisqu'il avait été élevé comme dans une tour d'ivoire et débarqué dans la ville sous la ville, il ne savait rien faire de ses dix doigts, alors il avait apprit. Il apprenait quelque chose de nouveau tout les jours. Aujourd'hui, il avait appris à couper les légumes en tout petit morceaux et à passer le balai. Passer le balai faisait mal au dos quand on avait pas l'habitude, et couper les légumes lui avait valut une coupure au niveau de l'index. Il ne s'en portait pas si mal que ça, mais les coupures, ça pique, et dans un endroit comme ici, on ne désinfectait pas les blessures aussi petite, et les pansements coûtaient une fortune ici bas.

Samira était affairée avec un client. Un an avait suffit à changer complètement Anarchy, qui avait mûri et était devenu plus sage, mais il restait tout de même un enfant, et un enfant à besoin d'être sans cesse rassuré et encadré, sinon il devient complètement ingérable, et il enclenche l'auto-destruction. Anarchy avait la chance d'avoir Samira. Elle était son soutient, celle qui lui portait attention et affection, celle qui se chargeait de son éducation et qui faisait office de mère. Elle lui avait apprit à parler la langage commun et familier, car parler en soutenu pouvait s'avérer dangereux, surtout s'il s'agissait d'un enfant qui l'utilise. Les gens sont emplis de mauvaises intentions, et prendre un enfant en otage pour une rançon n'était pas rare dans la ville sous la ville.

La trappe s'ouvrit, dévoilant le visage souriant de Samira qui s’engouffra dans la chambre à la manière d'un chat, et se précipita vers la table et s'assit brusquement sur une chaise, tout sourire. Elle avait une lettre à la main et l’agitait sous le nez de son petit protégé.

-C'est quoi ?

Samira étira encore un peu plus son sourire et ébouriffa le haut du crane blond d'Anarchy. Il parlait comme n'importe quel gamin des bas-fonds de Selini, s'habillait de façon miséreuse et se montrait méfiant. Il pourrait survivre si elle venait à mourir. Elle posa la lettre sur la table, impatiente qu'il l'ouvre.

-Fedelmid ? C'est quoi ce truc ?

Il avait l'air de ne pas en avoir entendu parler, ni ici, ni dans son ancien foyer qu'il avait abandonné. Samira soupira et s'étira, dégageant ses cheveux noirs et ondulés de sa nuque, avant de donner quelques indications à Anarchy.

-C'est un école, crétin. Tes parents t'en ont jamais parlé ?

-Nan, réplique-t-il vexé, ils me disaient jamais rien. Ma mère m'a juste dit que l'école ne servait à rien pour un mec de mon rang …

La brune se mit à rire. Terriblement vexé, Anarchy empoigna la lettre et l'ouvrit d'un coup, déchirant avec hargne l'enveloppe et lu son contenu d'une traite.

-Je suis invité à l'école Fedelmid pour faire des études...

-C'est pas super, ça ? Fit Samira avec enthousiasme.

-Ouais, ouais … Mais les frais d'inscription, tu pourras jamais les payer !

-C'est gratuit, précisa-t-elle, j'ai fais des recherches là-haut, et un des habitants de la capitale m'a dit que son fils y avait été envoyé sans avoir besoin de payer quoi que ce soit !

Anarchy semblait surpris, mais il n'en fit pas part à son amie, et continua d'éplucher les pommes de terre tout en réfléchissant.

-Ça me semble être une bonne idée. Et toi ? Tu vas pas te sentir trop seule le soir ?  

La brune secoua la tête dans un geste négatif, et son sourire s'effaça un peu, bien qu'elle ai toujours l'air heureuse pour le jeune garçon. Il serait en sécurité là-bas, c'était tout ce qui importait.


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Nathan était assis sur un banc, à admirer l'onde de l'eau qui parcourait le lac de façon tranquille. Si l'amour était ce sentiment si déchirant qui lui labourait violemment le cœur, alors il n'en voulait pas. Il ne voulait pas de cet amour si cherché par les gens de son âge, il ne voulait pas de cette passion dévorante, il ne voulait de ce bonheur factice qui prend fin quand on se rend compte que l'autre ne nous aime plus. Il ne voulait pas de cela, et plutôt que d'aimer quelqu'un qui ne vous aime pas en retour, il préférait mourir. Il attrapa une poignée de gravier qu'il avait ramassé et les jeta dans le lac avec force.

Il était furieux contre lui même, et furieux contre Anarchy. Pourquoi lui ? Pourquoi son meilleur ami ? Pourquoi pas un autre ? Anarchy devait le détester à présent, et cela faisait bien trois jours que Nathan n'avait pas vu l'ombre d'un de ses cheveux blonds. C'était peut-être mieux ainsi. Il valait mieux que cela se tasse et leur vie pourraient reprendre comme avant. Ils serraient de nouveau amis, et Anarchy ne passerait plus son temps à le fuir de cette manière. Une deuxième poignée de gravier vola dans les airs pour aller finir sa course dans le lac dans un petit bruit. Nathan soupira et enfoui son visage dans ses mains, dépité. Si sa vie se résumait à se mentir et à mentir à Anarchy, il ne voulait pas de ça. Il n'en voulait plus.

Des crissements de pas sur le gravier disposé au sol autour du lac attira l'attention du brun, mais trop terrassé par l'idée de perdre celui qu'il aimait, il ne prit même pas la peine de relever la tête pour quoi de qui il s'agissait. Une main glacé lui attrapa le poignet, le forçant à relever la tête. C'était Anarchy. Ce dernier entraîna son ami avec lui loin, très loin, au fin fond du parc, là où personne ne s'aventure. Ils finirent par stopper leur course, à bout de souffle, mais bien décidé à avoir la vérité, Anarchy plaqua le brun contre un arbre, l'empêchant de s'échapper.

-Anarchy, qu'est-ce que …

-Dis-moi la vérité !

Nathan écarquilla les yeux de stupeur, mais campa sur son opinion et refusa d'admettre au blond la vérité qui le faisait tant souffrir. Il fronça les sourcils, faisant mine de ne pas comprendre et détourna le regard, fuyant les yeux plein de colère de son ami.

-Je ne t'ai...

-Ne me mens pas, putain ! Tu me prends pour qui ? Si tu ne m'aimes pas, dis le moi en face !

Nathan tremblait à présent. Il tenta de se dégager, mais la poigne d'Anarchy se fit encore plus serrée.

-Je ne... Je …

Et il baissa les yeux de nouveau. Il n'aurait jamais le courage de lui avouer. Jamais. Il se mordit la lèvre inférieure, et ses tremblements s'accentuèrent encore plus. Et là, l'impossible au yeux du brun se produisit. Ce qu'il avait rêvé depuis un an, ce qu'il avait toujours désiré au plus profond de lui même venait de se produire. Anarchy venait de l'embrasser. Cette fois, ce n'était pas comme à la soirée. Ils étaient sobres tous les deux, et c'était Anarchy qui venait de faire le premier pas. Nathan essaya vainement de le repousser, mais le blond refusait de le lâcher.

-Dis moi la vérité, souffla-t-il en détachant ses lèvres des siennes. Je t'en supplie, dis moi que tu m'as mentis l'autre jour. Dis moi en face que tu m'aimes …

Il lâcha Nathan qui le regardait, incrédule. Il n'arrivait pas à comprendre ce que son ami venait de lui dire. Il avait envie de sourire, de saute de joie, de le prendra dans ses bras et de lui dire à quel point il l'aimait, de l'embrasser aussi. Il planta ses iris dans celle d'Anarchy, qui souriait avec tristesse.

-Tu ne m'aimes vraiment pas, c'est ça ?

Nathan ne lui laisse par le temps d’ajouter quoi que ce soit, et attrapa le visage fin et harmonieux du lycanthrope et l'embrassa de nouveau, des larmes de bonheur coulant sur ses joues.

-Bien sûr que si je t'aime, tu es un peu con de t'en rendre compte seulement maintenant !

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Anarchy réajusta son sac de voyage sur son épaule droite et inspira une grande goulée d'air, avant de frapper à cette habituelle porte de bois, gardé par Le Passeur. Le bruit résonna dans les égouts, avant qu'une réponse parvint aux oreilles du loup-garou.

-Qui c'est ?

Anarchy s'annonça, et aussitôt cela fut fait, la porte grinça et s'ouvrit à la volée, le vieil homme sur le seuil, les bras ouvert, heureux de revoir celui qu'il considérait comme son fils. Ils s’étreignirent un moment avant de se séparer et de discuter un long moment sur l'année que venait de passer le jeune garçon. Celui-ci paraissait souriant, presque heureux. C'était bon signe selon Samira qui veillait à ce qu'il ne sombre pas dans la dépression. Au moins, il avait la bonne humeur de son coté. Anarchy finit par prendre congé du Grand-Père, et fila dans les rues de la ville sous la ville pour rejoindre Samira au Bordel d'Uriah. Comme d'habitude, le salon était bondé de gens, et cette odeur de transpiration et d'alcool était toujours aussi présente dans ces lieux. Discret, la blond fila en silence jusqu'à l'escalier caché et monta à ta trappe, à laquelle il frappa plusieurs coups. Comme le vieil homme l'avait fait, Samira demandant le nom de son visiteur et l'objet de sa visite. Anarchy n'eut besoin de souffler qu'un « C'est moi ! » que la trappe s'ouvrit et une masse de cheveux bruns à l'odeur d’encens et de miel fondit sur lui, le faisant basculer et tomber à la renverse. Les deux corps, collés l'un contre l'autre, roulèrent sur le sol. Ils finirent par s’arrêter, se cognant au faux mur qui séparait l'escalier du reste de salon, Samira étranglant presque Anarchy, qui faisait des grands gestes de bras pour indiquer à sa sœur adoptive de le lâcher, où du moins de desserrer son étreinte.

-Aaaah, tu m'as manqué !

-T...Toi aussi Samira, mais par pitié, j'étouffe … !

Samira s'exécuta, rayonnante de bonheur, et prit la main de son protégé pour remonter dans leur abris. Elle ferma précautionneusement la trappe à double tour derrière elle, méfiante, et se tourna vers Anarchy, tout sourire. Elle n'avait pas changé. Le blond venait de terminer sa troisième année et pourtant, le visage de cette fille n'avait absolument pas changé, toujours taquin, mystérieux et souriant.

-Raconte moi tout !

A la fin de chaque années, le blond se voyait obligée de raconter à la brune l'intégralité de sa scolarité, et dans les moindres détails. Alors, comme à chaque fois, il lui parla, pendant près de deux heures, jusqu'à ce que la nuit tombe et qu'il soit obligé d'allumer des bougies pour s'éclairer. A la fin de son discourt comprenant de nombreuses péripéties plus improbables les unes que les autres, Samira hocha longuement la tête, et elle eu l'air tout de suite plus triste, son visage s'assombrissant et perdant son sourire chaleureux.

-Anarchy, fit-elle d'une toute petite voix.

Celui-ci tourna un regard interrogateur vers la plus âgée.

-La patronne ne veut plus que tu restes ici, il paraît que tu déranges les clients. A moins que … A moins que j’accepte un contrat avec elle pour devenir une esclave. Ça voudrait dire qu'elle aurait tous les droits sur moi et ...

-Dis moi Samira, les hommes sont plus rares dans le monde de la prostitution ?

Elle parut hésitante, et tenta un petit « Oui, mais … » avant d'être interrompue par le plus jeune.

-Donc ils coûtent plus chers ?

-Oui, mais pou...


-Samira... Je vais travailler, et avec l'argent que je gagnerais, je rachèterais ta liberté et la mienne. Tu verras, tout ça va s'arranger !

La jeune femme écarquilla les yeux, stupéfaite par la décision de son protégé.

-Mais qu'est-ce que tu racontes ? Tu te rends compte de c'que tu dis ?

Elle s'agrippa au bras du blond, sa mâchoire contracté, tremblante comme une feuille morte, mais ce dernier la repoussa et en silence, sortit de la chambre par la trappe, et disparut peu à peu du champs de vision de Samira, troublé par les larmes qui perlaient au bord de ses yeux.

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[UC]




 

  © FICHE CRÉÉE PAR REIRA DE LIBRE GRAPH'
 


Dernière édition par Anarchy Luka Adams le Dim 15 Fév - 22:23, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La vie, c'est une pute : elle se permet d'être ironique avec toi et t'enfoncer toujours plus bas dans ton propre malheur || Anarchy prez' || U.C   Lun 2 Fév - 20:50

BIENVENU jeune homme,

Je me nomme Seishin Black William Changelins et modérateur du forum.
Il te reste le code et le reste... Mais prend ton temps xD

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MessageSujet: Re: La vie, c'est une pute : elle se permet d'être ironique avec toi et t'enfoncer toujours plus bas dans ton propre malheur || Anarchy prez' || U.C   Lun 2 Fév - 20:52

Heu, Sei, ce personnage est mon nouveau DC x')

Je complèterais le reste plus tard ><

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MessageSujet: Re: La vie, c'est une pute : elle se permet d'être ironique avec toi et t'enfoncer toujours plus bas dans ton propre malheur || Anarchy prez' || U.C   Lun 2 Fév - 20:55

Pas grave...

Je ne savais pas que c'était un dc !! Désoler
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MessageSujet: Re: La vie, c'est une pute : elle se permet d'être ironique avec toi et t'enfoncer toujours plus bas dans ton propre malheur || Anarchy prez' || U.C   Lun 2 Mar - 20:34

Bon, heu, comme la limite de caractère est dépassé, je mets la suite de l'histoire ici :

Un instant d’ennui semble durer des heures alors qu'une minutes passe, alors que des heures dans les bras de l'être aimé semble ne durer qu'une fraction de secondes. Pour Nathan et Anarchy, il était temps de retourner en cours mais la paresse et l'envie de lézarder avec son âme sœur au soleil dans le parc semblait être une activité bien plus distrayante. Nathan jouait avec les cheveux du blond tendit que celui-ci somnolait, la tête posée sur les genoux du brun, allongé dans l'herbe fraîche, tandis que les autres élèves quittaient le par-terre d'herbe pour rejoindre leur cours respectifs. Seul eux deux restait à se dévorer des yeux, l'un cherchant à engloutir l'autre d'un seul regard. Anarchy semblait être bien plus doué à ce jeu-là que son petit ami, et ce dernier céda bien vite en riant. Ils ne parlaient pas, cela pouvant troubler cet instant de paix qui leur était accordé.

Nathan se pencha sur le visage du blond et l'embrassa, déposant ses lèvres fraîches sur celle, froides, d'Anarchy qui sembla ronronner, esquissant un sourire heureux. L'idée de retourner en cours de vol ne semblait pas leur effleurer l'esprit, et l'envie de flâner à l'ombre du cerisier qui bordait le lac se montrait bien lus puissant. La journée se passa bien trop vite à leur goût, et bientôt, le soir tomba sur l'école, obligeant les deux êtres à retourner dans leur salle commune pour discuter avec des amis, puis aller manger à la grande salle, avant d'aller dormir dans leur chambre. C'était un assez bon programme. Une chose inquiétait Nathan. Anarchy ne se laissait jamais toucher, il était comme distant avec lui, et n'avait pas l'air d'avoir envie de passer à l'étape suivante, car leur relation se résumait à quelques câlins et des baisers passionnés.

Dans la grande salle, les brouahaha couvrait les conversations des petits premiers années qui chuchotaient à voix basse tandis que les derniers année riaient bruyamment aux blagues de leur camarades. Et au bout d'une table, Anarchy suivait distraitement la conversation légèrement ennuyante de Nathan et un ami à lui. A vrai dire, Anarchy ne suivait jamais vraiment les conversations des autres, et se contentait de réfléchir ou de se plonger dans de vieux souvenirs. Lorsque Nathan lui tira sur la manche pour lui indiquer qu'il avait fini de parler et qu'ils pouvaient y aller, le jeune homme réprima un soupir de soulagement. Il avait fini par penser que cette discussion n'allait jamais prendre fin et qu'il ne pourrait pas profiter de la soirée pour réviser et passer un moment dans les bras de celui qui lui était si cher avant de s'endormir.

Lorsque la porte de la chambre claqua derrière lui, Anarchy se retourna pour allumer la lumière et déposer son sac près de son lit et de s’asseoir à son bureau pour travailler tandis que Nathan s'affalait sur son lit en grognant de fatigue avant de bailler dans un grand bruit qui irrita à moitié le blond, mais ce dernier s'abstint de faire un commentaire et continua ses révision sans prêter attention à l'autre. Ce fut quand une, puis deux heures passèrent que le blond commença à sentir ses paupières retomber lourdement sur ses yeux, et il manqua de piquer du nez sur sa copie, et sans qu'il comprenne vraiment ce qu'il se passait, deux bras fins vinrent entourer ses épaules. La tête de Nathan vint se caler dans le creux de son cou, et son souffle tiède le réchauffa un peu.

-T'en as encore pour longtemps ?

-Non, je viens de finir.


Sans qu'il ai besoin de lever les yeux vers son visage, Anarchy savait qu'il était en train de sourire comme un bienheureux. Le blond se releva, Nathan détacha ses bras des épaules de son petit ami, reculant de quelques pas. Le loup-garou prit le brun dans ses bras et l'embrassa sans retenue, leur souffle s’emmêlant et se démêlant au rythme de leur respiration saccadée. Ce dernier poussa Anarchy vers le lit, tout en continuant de l'embrasser. Le blond chuta sur le matelas, et, se massant le bas du dos en reprenant son souffle, il jeta un coup d’œil vers son colocataire qui le surplombait de toute sa taille. En un an, il avait plusieurs centimètres jusqu'à dépasser Anarchy en taille, et bien que celui-ci n'en laissait rien paraître, cette soudaine croissance changeait la donne, et Nathan ne se gênait pas pour le maîtriser sans trop de problèmes. Ce dernier embrassa de nouveau le blond, et passa ses mains glacées sous se chemise, le faisant frisonner. Par peur d'avoir agacé son petit ami, Nathan retira vivement sa main en rosissant légèrement.

-Je... Désolé, je n'aurais pas dû !

-Mais quel crétin tu fais, tu sais très bien que j'en ai envie autant que toi !


Et la nuit englouti ces deux êtres se mêlant dans une étrange atmosphère pesante.

.
.
.

Anarchy s'était levé de bonne heure ce matin là. Tout d'abord parce que Nathan prenait toute la place dans le lit et qu'il avait prit en otage la couverture, et qui sait à quel point le blond détestait avoir froid. Donc, après avoir éternué une bonne douzaine de fois, et tenté vainement de réveiller son amant endormi, il s'était levé pour prendre une douche. L'eau brûlante ruisselant sur sa peau lui fit le plus grand bien, et il se détendit un peu, expirant l'air de ses poumons et inspirant de nouveau, son torse se soulevant au rythme de sa lente respiration. Ses cheveux lui collaient à la nuque, sa barbe naissante dégoulinait d'eau, et décidant de quitter avec regrets la baignoire dans laquelle il avait élu domicile pour se sécher et s'habiller. Lorsque cela fut fait, le blond resta un moment à se fixer dans le miroir accroché au dessus du lavabo de la salle de bain. Il devait dire la vérité à Nathan. Il devait lui dire qu'il se prostituait. Il devait le lui avouer, être honnête, ne rien lui cacher. Anarchy le savait. Il savait que Nathan comprendra. C'était une évidence.

Un frappement sourd à la porte le fit sursauter, et la voix de celui qui lui était le plus cher parvint à ses oreilles.

-Anarchy ? T'as pas bientôt fini de jouer les sirènes dans la baignoire ?

Au moment où celui-ci avait terminé sa phrase, le blond lui ouvrit la porte, souriant, et le laissa passer en l'embrassant au passage. Il lui dirait tout après. Presque une demi-heure s'était écoulé à partir du moment où Anarchy avait laissé sa place à Nathan et où celui-ci avait décidé de sortir de la salle de bain. Le brun fit un sourire, auquel Anarchy y répondit sans conviction. Un nœud lui enserrait la gorge, comme un étau, et avouer cette dure vérité ne serait pas facile, il le savait.

-Nathan, commença-t-il anxieux …

Ce dernier tourna un regard intrigué vers son interlocuteur.

-Oui ?

-Tu sais …

Anarchy s’arrêta dans son élan, angoissé, terrifié par ce qu'il pourrait se produire. Nathan se mit à froncer les sourcils, suspicieux. Si seulement tout pouvait être plus simple, si seulement il pouvait être sûr que celui qu'il aimait par dessus tout ne le rejetterait pas.

-Tu sais, il faut que je t'avoue quelque chose.

-Quoi donc ?

Anarchy se mit à trembler, incapable de pouvoir se contrôler. La bête qui sommeillait sous sa peau refaisait surface, le loup avait peur. Il veut fuir.

-Je... Je t'ai mentis quand je t'ai dis que mes parents étaient trop stricts pour que je puisse t'inviter chez moi.

Nathan haussa les épaules et esquissa un sourire amusé.

-Bah c'est pas grave tu sais. Si t'as honte d'eux, y'a pas de problèmes.

-Ce n'est pas ça, grogna Anarchy d'un ton abrupt. Tu sais, je vis dans les Bas Fonds de Selîni ! Dans un bordel, Nathan ! Je me prostitue !

Le silence s'installa. On aurait dit que Nathan venait de recevoir la gifle la plus violente de sa vie tant ses yeux étaient écarquillés et qu'il tremblait. On aurait pu croire qu'il avait vu un fantôme, mais c'était en réalité un monstre qui se tenait en face de lui. Anarchy voulait le prendre dans ses bras et le rassurer, mais sa raison le poussa à rester là où il était, et à ne pas chercher à toucher le brun. Ce dernier se contenta juste de tourner les talon et de s'en aller sans un seul mot. Et le blond resta là, seul, à maudire son impuissance face au cruel destin.

~~~

Cours de Vol. Rien n'est plus ennuyant aux yeux d'Anarchy. Ce dernier bailla, bien mieux sur la terre ferme que dans les airs, et resta loin du reste de sa classe, bien plus rassuré par la présence du sol. Le soleil tapait sur le système du jeune homme, et, ne voulant pas attraper d'insolation à force de rester à brûler sous les rayons de l'astre, s'était réfugié sous un chêne. De loin, il vit un homme arriver. Il était plutôt petit pour un adulte, et avait les cheveux corbeaux ainsi qu'un regard aussi dur que de l'acier. Ce dernier se présenta comme étant l'infirmier scolaire, et lui demanda de l'accompagner. Anarchy était convoqué dans la bureau du Directeur. Nathan avait du en parler. Peut-être serait-il renvoyé. En parlant du brun, Anarchy sentit son cœur se serrer. Cela faisait à présent une semaine qu'il ne l'avait pas vu. Ce dernier l'évitait comme la peste.

Arrivés devant la porte du bureau, l'infirmier scolaire lui indiqua qu'il devait entrer en premier, ce que le blond fit, la main tremblant, n'osant pas tourner la poignée. Pourtant, il réussit ce geste et entra dans la pièce. Un homme était assis derrière son bureau, faisant pianoter ses doigts sur le rebord du bureau derrière lequel il était assis. Il invita le blond à s'asseoir, ce qu'il fit, et lui exposa la situation.

-Anarchy Adams ? Vous êtes bien le colocataire de Nathan Blacking ?

-Oui ? C'est moi …

-Hé bien, je suis désolé de vous apprendre qu'il est mort.


~~~

Le parc de Fedelmid était réputé pour sa beauté et sa grande superficie. Anarchy s'y était rendu, et non pas parce que c'était un bel endroit, mais pour retourner là où il avait embrassé Nathan pour la première fois. Il caressa l’écorce de l'arbre, les yeux rougis par les larmes et des cernes creusant le dessous de ses yeux. Nathan était mort, cela faisait une semaine à présent que la nouvelle avait fait le tour de l'école. A présent partout où il allait, il était hué, insulté. Nathan lui avait écrit une lettre. Une lettre que le club journalisme avait retrouvé et mit en première page du Weekly. Une lettre que Anarchy avait lu en même temps que tout le monde en lisant le numéro spécial. Il avait pu récupérer la lettre par la force, en allant directement voir la rédactrice en chef. Elle devait avoir quoi … Un an de moins que lui, petite et maigrichonne, le regard morne et à l'air refermé. Elle avait beau être quelqu'un comme lui, il ne lui pardonnerait pas de lui avoir volé cette précieuse lettre.

Dans cette lettre que lui avait écrit Nathan, il lui avait expliqué à quel point il l'aimait, mais qu'il ne pouvait pas vivre en sachant qu'il l'avait touché alors que le blond avait brisé sa vie en faisant cela, qu'il était tellement désolé, et qu'il n'avait jamais pu voir à quel point Anarchy était malheureux, et qu'il ne le méritait pas. Un peu plus tard, le loup-garou avait trouvé un détail que le club journalisme avait oublié. Lors de son inscription, Anarchy avait du remplir un formulaire, comme tous les élèves. Nathan avait remplacé sa description physique et mentale par sa véritable vision des choses. Et il avait raison. Ses mots étaient encore plus vrais que ceux écrits dans la lettre. Lorsqu'il avait lu cela, le blond avait fait quelque chose qu'il n'avait pas depuis des années. Il avait pleuré.

A présent, tout le monde le haïssait, il était seul et démuni. Il ne lui restait plus que Samira, mais cette dernière était en danger à chaque instants de sa vie. Leur quotidien était un enfer. Sa main glissa le long de l'écorce, et il colla son front dessus, vidé de tout espoir d'un avenir meilleur. Une brindille craqua, mais le blond ne se retourna pas pour voir qui venait encore le tourmenter.

-Je savais que je te trouverais ici...

Cette voix, il la connaissait. Anarchy savait à qui elle appartenait. Il se retourna brusquement et fit face à Arthur, son frère.

-Arthur …

Ce dernier esquissa un sourire triste en voyant son petit frère. Il paraissait si froid, si distant. La lueur si douce et si gentille qui luisait au fond de ses yeux avait disparue.

-Je te trouve enfin …

-Qu'est-ce que tu fais là ?


-J'ai reçu ta lettre il y a quelque années... Je ne pouvais pas rester à rien faire, alors je suis parti chercher Irina. Par chance, son fiancé ne voulait pas d'elle, alors il n'y aura jamais de mariage. Elle vit avec moi à présent, j'ai un métier, une maison et j'ai passé ma vie à te chercher depuis que j'ai reçu ta lettre. Si tu savais à quel point je suis soulagé, petit frère. Si tu savais …

Anarchy ne répondit rien, fixant le sol avec une détermination machinale.

-Petit frère, continua Arthur, viens vivre avec moi. Tu ne peux pas continuer à te prostituer...

-Alors tu sais ? Je te dégoûte n'est-ce pas … ?

-Non. Tu es mon frère. Quoi que tu fasses, je serais toujours de ton coté !

Cette déclaration sembla faire faire plaisir au jeune homme, mais il y avait quelque chose qui le dérangeait.

-Je ne peux pas venir avec toi, il faut que je libère Samira …

-C'est déjà fait ! J'ai payé sa liberté ainsi que la sienne, elle vit à la maison, ainsi que votre ami qui m'a laissé passé dans les Bas-Fonds quand je lui ai dis que j'étais ton frère.

-Papy …

-Il manquait de soin, un médecin s'est chargé de lui à son arrivée. Il va mieux à présent.

-Tant mieux, souffla Anarchy.

Arthur prit son frère dans ses bras comme autrefois, comme lorsqu'il était enfant. Lorsque les couleurs semblaient plus vives et que les heures semblaient si courtes quand ils jouaient dans l'herbe, quand chaque choses avaient leur importance, et que tout était sujet au jeu.

-Je vais venir avec toi, finit-il par dire.

Et Arthur poussa un soupir de soulagement qui réchauffa le cœur d'Anarchy. Peut-être que la vie serait plus clémente à présent. Seul le temps pourra lui dévoiler ce que le destin à prévu pour lui.

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MessageSujet: Re: La vie, c'est une pute : elle se permet d'être ironique avec toi et t'enfoncer toujours plus bas dans ton propre malheur || Anarchy prez' || U.C   Jeu 5 Mar - 10:57

Re-bienvenu Sora :koeur:

Cette longue histoire que j'ai la flemme de lire *O*
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MessageSujet: Re: La vie, c'est une pute : elle se permet d'être ironique avec toi et t'enfoncer toujours plus bas dans ton propre malheur || Anarchy prez' || U.C   Ven 6 Mar - 20:53

Re-bienvenue ^^
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MessageSujet: Re: La vie, c'est une pute : elle se permet d'être ironique avec toi et t'enfoncer toujours plus bas dans ton propre malheur || Anarchy prez' || U.C   Ven 6 Mar - 21:12

Re-bienvenue :)
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MessageSujet: Re: La vie, c'est une pute : elle se permet d'être ironique avec toi et t'enfoncer toujours plus bas dans ton propre malheur || Anarchy prez' || U.C   Ven 6 Mar - 22:11

Prez' terminée bowdel ~ Remontez un peu plus haut jusqu'au dernier message de Sorayel et lisez si le coeur vous en dit .... En attendant, je vais rédiger le formulaire et l'envoyer à Nexouille :koeur:

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MessageSujet: Re: La vie, c'est une pute : elle se permet d'être ironique avec toi et t'enfoncer toujours plus bas dans ton propre malheur || Anarchy prez' || U.C   Sam 7 Mar - 14:31




Félicitations, Tu es VALIDÉ



Tu rejoins la Classe Hurlevent

Bienvenue parmi nous Anarchy Luka Adams ! Tu es maintenant Validé, ce qui te donne accès au forum entier, et notamment à la partie consacré au RP, ainsi qu'au Flood. Mais n'allons pas trop vite en besogne tu veux ? Il y a quelques endroits où tu dois impérativement te rendre avant de faire le fou un peu partout.
Si jamais tu n'as ni amis ni curly, alors va faire un tour par ici, tu pourras y faire quelques connaissances : ce sont les demandes de liens !
Si tu n'es pas capable de discuter avec des gens sans tout organiser au préalable, rends-toi par : ce sont les demandes de RP.
Et enfin, pour pouvoir décider de tes éventuels colocataires, rends-toi à cet endroit. Parce que c'est dur de supporter une année entière des gens que tu ne peux pas encadrer !
Allez, un dernier truc pour la route ? Oui ! Pense bien à remplir ton profil, notamment pour qu'on connaisse ta classe, c'est important, et n'oublie surtout pas de venir recenser ton avatar par là !

Bon jeu !
Validation
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MessageSujet: Re: La vie, c'est une pute : elle se permet d'être ironique avec toi et t'enfoncer toujours plus bas dans ton propre malheur || Anarchy prez' || U.C   

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La vie, c'est une pute : elle se permet d'être ironique avec toi et t'enfoncer toujours plus bas dans ton propre malheur || Anarchy prez' || U.C
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